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Le RAC et le Cler mettent le projet de loi de transition énergétique sous surveillance

Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Ce mercredi 10 septembre, le Cler et le Réseau Action Climat (RAC) ont rendu public le "transitiomètre", un outil "[permettant] de mesurer la capacité du projet de loi sur la transition énergétique à atteindre neuf engagements de la France et du gouvernement". Développé par le cabinet Ecofys, le transitiomètre sera mis à jour au fur et à mesure des amendements apportés lors du débat parlementaire, dès le passage en commission, annoncent les deux associations."L'évolution des évaluations pour chaque engagement sera affichée sur ce site avec les dates correspondantes et elle sera accompagnée d'une explication des changements intervenus", précisent-elles.

Pour l'instant, "le résultat est sans appel : avec seulement 20% du chemin accompli, le transitiomètre indique que le projet de loi et les plans d'actions associés sont largement insuffisants pour atteindre les engagements de la France… l'essentiel du travail reste donc à faire !", déplorent les deux ONG.

Pour Anne Bringault, en charge de la transition énergétique pour le Cler et le RAC, cette analyse du projet de loi de transition énergétique "montre qu'il manque des mesures phares pour atteindre les engagements de la France". Elle plaide en particulier pour l'introduction d'un critère de performance énergétique globale (BBC rénovation) pour la majeure partie des financements dédiés à la rénovation énergétique, une réduction généralisée des limitations de vitesses sur routes, ou encore la présentation par le gouvernement et EDF d'un calendrier de fermeture de réacteurs nucléaires d'ici 2025. Et d'appeler "les parlementaires à ne pas laisser passer cette opportunité de mettre la France sur les bons rails de la transition énergétique !".

L'efficacité énergétique dans l'industrie oubliée

Le Cler et le RAC pointent en particulier le fait que le rythme annuel de baisse de l'intensité énergétique finale qui a été fixé dans la loi Pope de 2005 à 2% dès 2015 et à 2,5% d'ici à 2030 est l'objectif qui a le moins de chance d'être atteint, parmi les neuf analysés par Ecofys."La réduction de la consommation d'énergie, notamment dans l'industrie, reste donc largement oubliée du projet de loi", critiquent-elles.

En revanche, l'objectif de porter à au moins 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale d'ici à 2020 est le seul objectif qui atteint une évaluation supérieure à 50%, même si "nous sommes loin des 100%".

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