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Energie : c'est le moment idéal pour changer la donne au niveau mondial, estiment l'OCDE et l'AIE

Energie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

Dans un nouveau rapport sur la croissance verte, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) rappellent la nécessite d'améliorer l'efficacité énergétique et d'atténuer l'intensité carbone du secteur énergétique. "Alors que les pays développés renouvellent leur infrastructure énergétique et que les pays en développement construisent de nouvelles centrales électriques pour faire face à la croissance de la demande d'énergie, le moment est idéal pour faire des choix essentiels pour l'avenir du secteur de l'énergie", note le rapport qui estime que d'ici 2050, il serait possible de diviser par 2 les émissions carbone liées à l'énergie.

Pour relever ce défi, 46.000 milliards de dollars d'investissements seront nécessaire d'ici la moitié du siècle. A titre de comparaison, l'investissement dans les technologies à faible émission de carbone a atteint presque 250 milliards dollars en 2010, "soit la moitié seulement des quelque 500 milliards dollars qui devront être consacrés à cet investissement chaque année jusqu'en 2020". A la clé : de la croissance et la création de nombreux emplois, notamment dans les énergies renouvelables (caractérisées "par une plus forte intensité de main-d'œuvre que les énergies fossiles") et particulièrement dans le photovoltaïque.

L'OCDE et l'AIE estiment qu'il faut également supprimer les subventions aux combustibles fossiles (400 milliards de dollars en 2010), affecter un prix aux émissions et autres responsabilités environnementales et faire en sorte que les règles et les réglementations régissant les marchés de l'énergie encouragent le recours à de nouvelles technologies.

Réactions1 réaction à cet article

 

Selon l'AIE, un constat se révèle fondamental : comme nous sommes plus nombreux et bénéficions de revenus plus élevés, nous consommons plus d’énergie, et donc nous émettons davantage.
Ainsi, entre 1970 et 2004, les émissions globales de CO2, CH4, N2O, HFC, PFC et SF6, pondérées par leur potentiel de réchauffement global (PRG), ont augmenté de 70% (24% entre 1990 et 2004), de 28,7 à 49 gigatonnes en équivalent de dioxyde de carbone (GtCO2e).
L’explication est simple : La diminution de l’intensité énergétique globale au cours des années 1970-2004 (-33%), a eu moins d’effet sur les émissions globales que l’effet combiné de l’augmentation mondiale des revenus par habitant (77%) et de la croissance démographique mondiale (69%), ces deux variables étant des facteurs d’émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie.
Il faudra miser sur toutes les possibilités de réduction des émissions, dont la sobriété énergétique

bertrand | 06 décembre 2011 à 12h20
 
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