En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

La transition énergétique, une chance pour le gaz ?

La transition énergétique pourrait rebattre les cartes des usages des vecteurs énergétiques. Certains plaident pour un recours accru au gaz en s'appuyant sur la complémentarité des réseaux et la production de gaz vert.

Décryptage  |  Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°334 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°334
[ Plus d'info sur ce numéro | S'abonner à la revue - Se connecter à l'espace abonné ]

Transition énergétique. Le terme renvoie souvent au choix entre différents moyens de production énergétique pour faire évoluer le mix énergétique selon des objectifs environnementaux, économiques et sociaux. Dans ce contexte, le débat se résume, à tort, en une comparaison des différentes options : plus ou moins de nucléaire, pour ou contre l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels ou encore recourir à telle énergie renouvelable ou à telle autre.

Pourtant, des choix moins visibles, mais plus structurants, distinguent les scénarios proposés. Parmi ces choix figure celui du vecteur énergétique, c'est-à-dire la forme énergétique utilisée entre le lieu de production et le lieu de consommation. En effet, une éolienne produit de l'électricité, mais un système énergétique basé sur l'éolien peut s'appuyer sur différents vecteurs : électricité, hydrogène ou méthane par exemple. Ce choix des vecteurs est un des axes permettant de distinguer les scénarios proposés lors du débat national sur la transition énergétique (DNTE) selon qu'ils misent plus ou moins sur le gaz ou l'électricité.

D'un côté, les scénarios de l'Union française de l'électricité (UFE), de l'Alliance nationale de coordination de la recherche pour l'énergie (Ancre) et de Négatep proposent de s'appuyer sur l'électricité en recourant aux sources de production décarbonées : le nucléaire et les renouvelables. De l'autre côté, les scénarios de GrDF, de négaWatt et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) proposent de s'appuyer sur le gaz en le "verdissant" grâce à la méthanisation, à l'incorporation d'hydrogène produit à partir d'électricité renouvelable et à la méthanation. Autre avantage avancé, certains secteurs, notamment les transports, pourraient recourir à ce "gaz vert" sans être dépendants de progrès techniques futurs, comme c'est le cas pour les véhicules électriques ou à hydrogène.

Jouer la synergie entre les réseaux

Le principal argument en faveur du gaz est la capacité du réseau gazier, contrairement au réseau électrique, de stocker de grandes quantités d'énergie. Maintenir un recours important à l'électricité pour des usages non spécifiques, tel que le chauffage, impose soit de développer des solutions de stockage compétitives, si l'on souhaite alimenter le réseau avec des énergies renouvelables intermittentes, soit de recourir au nucléaire pour alimenter le réseau de façon massive et continue.

En revanche, le réseau gazier français actuel peut stocker jusqu'à 25 térawattheures d'énergie sous forme d'hydrogène, en incorporant 6% d'hydrogène dans le méthane. "Il est aujourd'hui possible de jouer sur la complémentarité entre les réseaux en convertissant de l'électricité en hydrogène ou en gaz", explique Benjamin Dessus, membre de Global Chance. Le réseau gazier pourrait ainsi stocker les excédents de production des énergies renouvelables électriques. La reconversion du gaz en électricité, si la demande électrique l'impose, ne posant aucun problème.

Le principal intérêt de cette approche est de limiter les investissements dans le réseau énergétique. "Des investissements ont été réalisés dans le réseau gazier, ils sont très importants et leur durée de vie est très longue", explique Benjamin Dessus, concluant "qu'il serait extrêmement coûteux de baser la transition énergétique sur le déploiement de nouveaux réseaux énergétiques".

Une production de gaz renouvelable

Concernant l'alimentation du réseau gazier, deux options sont disponibles sans recourir aux gaz non conventionnels ou aux importations.

La première est la méthanisation qui permet de produire du gaz à partir de matières fermentescibles. C'est l'une des solutions retenue par l'Allemagne qui a développé rapidement une filière de méthanisation agricole. "Il existe en Allemagne près de 7.000 unités de méthanisation, dont plus des deux tiers sont gérés par des agriculteurs", explique le ministère de l'Agriculture français, pointant le revers de la médaille : "[le] développement de cultures énergétiques, maïs essentiellement, sur près de 800.000 hectares (sur une surface agricole utile allemande de près de 17 millions d'hectares)". Pour éviter cet écueil, le ministère de l'Ecologie a présenté un plan de méthanisation (18180) axé sur les projets de taille intermédiaire. Parallèlement, le cadre règlementaire a été adapté (17934) de telle sorte que les producteurs de biogaz puissent profiter des tarifs d'achat électrique et du soutien à l'injection de méthane dans le réseau.

Autre option, la méthanation qui consiste à convertir l'électricité en méthane. Le principe repose sur l'électrolyse qui permet, à partir d'électricité, de séparer l'hydrogène et l'oxygène de l'eau. L'hydrogène peut être directement injecté dans le gaz ou converti en méthane par des procédés catalytiques basés sur la réaction de Sabatier qui utilise du CO2 et rejette de l'eau. Le CO2 peut provenir de diverses sources et notamment d'une unité de méthanisation, le biogaz devant être épuré de son CO2 avant injection. Ce type d'installation permettrait de mettre en synergie méthanisation et méthanation à proximité d'installations d'injection de biométhane dans le réseau gazier. Une piste actuellement expérimentée en Allemagne.

Le gaz peut être un bon choix pour la transition énergétique, plaident les acteurs qui militent pour axer la transition autour de la synergie entre les réseaux électrique et gazier pour atteindre à terme un système énergétique totalement renouvelable. Mais, attention, "un système énergétique reposant sur le gaz doit impérativement s'assurer que le réseau ne fuit pas pour être bénéfique du point de vue climatique", prévient Benjamin Dessus, rappelant que le méthane est un puissant gaz à effet de serre.

Réactions29 réactions à cet article

 

Dans un articles précédent https://www.actu-environnement.com/ae/news/power-to-gas-stockage-electricite-renouvelable-hydrogene-methane-20741.php4
on lisait cette conclusion définitive:" Actuellement, aucun modèle n'a fait la preuve de sa rentabilité et il semble assez clair que les améliorations technologiques ne permettront pas d'atteindre la rentabilité A ELLES SEULES. Clairement cette technique ne conviendra pas.
On comprend bien que les lobbys fassent leur travail. Mais au bout du compte ce sont les consommateurs qui perdront de l'argent pour enrichir les tenants de cette méthode. On déja connu ça pour d'autres énergies renouvelables.
Notons aussi que la teneur maximum d'incorporation de l'Hydrogène est de 2% dans l'article précédent (pour causes de fuite des stockages souterrains) et qu'elle passe subitement à 6% dans cet article!! Les contraintes techniques évoquées avant ne le sont plus maintenant. La conversion de l'Hydrogène en méthane est possible mais gourmande en énergie: en ajoutant les pertes de l'électrolyse, de la compression du gaz, de la conversion en méthane (moyennant un apport de CO2 PUR) puis la compression du méthane on comprend bien que le résultat est assez calamiteux, sans qu'aucune étape ne pose de réelles difficultés.

ami9327 | 20 février 2014 à 17h33
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Décidement la teneur en Hydrogène qu'on peut injecter varie beaucoup! Dans cet article https://www.actu-environnement.com/ae/news/vgv-methane-electricite-intermitence-stockage-18505.php4 on lit
" l'injection directe de l'hydrogène dans le réseau qui, si elle est possible, resterait limitée à une concentration d'H2 inférieure à 20%."
Passer de 2% à 6% puis 20% comme limites techniques manque de sérieux!
"

ami9327 | 20 février 2014 à 17h59
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Conclusion un peu rapide et inadaptée, la méthanisation agricole basée sur un mixe, culture intermédiaire, effluents d'élevage, déchets organiques de proximité, n'a pas encore atteint tout son potentiel en matière de rendement énergétique. Dans un contexte de cogénération, le rendement obtenu est au moins doublé grâce à l'utilisation de chaleur et le procédé Summerheat sera bientôt envisageable pour des puissances moyennes. Dès qu'il sera question de taxe carbone et d'économie d'engrais chimiques, de bénéfice environnemental, l'opération sera "relutive". En particulier pour les agriculteurs, pour le consommateur en terme de création d'emploi et de rentrées fiscales et sociales, de même qu'en terme de balance commerciale, moins d'importation de gaz.
C'est toujours mieux que des centrales nucléaires qui gaspillent 70 % de l'énergie qu'elles produisent et dont les coûts sont maintenus artificiellement très bas.

JFK | 20 février 2014 à 20h04
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Excellent commentaire, M./Mme Ami9327

En plus, il va de soi que le réseau de gaz devra être alimenté depuis l'étranger (puisque nous faisons un caca nerveux sur le gaz de schiste). Le gaz de qui ? M. P., nouveau tsar de toutes les Russies ?

Peut-on injecter les considérations géopolitiques dans la réflexion ?

Wackes Seppi | 20 février 2014 à 23h02
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ Ami9327 : Bonjour, pour mémoire la plupart des pays d'Europe autorisent 5% d'hydrogène dans le réseau (3,5 bar) et parmi d'autres les sociétés GasTerra (gaz naturel et services associés), Stedin et Joulz (infrastructures énergétiques - réseaux d'électricité et de gaz) on incorporé pendant 4 ans jusqu'à 20% d'hydrogène dans le réseau d'Ameland (Pays-Bas) entre 2007 et 2011 et çà n'a pas posé de problèmes particuliers. Le P2G - essentiellement financé par les groupes concernés - se structure et se développe rapidement en Europe (NorthP2G, MedP2G, GERG etc) permettant entre autres de stocker à terme des "excédents" parfois très élevés (et gratuits) comme on en a eu encore récemment avec le temps particulier sur l'Europe, comme c'est régulièrement le cas ailleurs et comme çà va augmenter. Différentes méthodes dont entre autres les zéolites améliorent l'efficacité de la "méthanation" dont le rendement brut global (65% courant) récupération de chaleur comprise peut être au final assez élevé dans les meilleures configurations (80% et +). Il ne faut pas non plus oublier que le CH4 a une densité énergétique de l'ordre de 3 fois supérieure par exemple à une batterie Li-ion ce qui est un paramètre à prendre en considération selon les usages et le bilan global sur toute la chaîne de production. Concernant la "méthanisation" à noter que l'électrolyse améliore nettement le rendement (avec forte baisse de C02 et H2S) donc les 2 solutions ont souvent intérêt à aller de pair.

Energie+ | 21 février 2014 à 03h51
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Wackes Seppi: l'ignorance en action au service d'une idéologie moyen-âgeuse, la vision du progrès façon 20ème siècle et relent de guerre froide, pauvre bonhomme!

JFK | 21 février 2014 à 10h26
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Wackes Seppi, l'homme qui veut parler géopolitique, mais qui semble ignorer que le gaz consommé en France est d'origine Algérienne, Norvégienne, pas Russe du tout. Et qui commente à contresens un article qui évoque deux aspect cruciaux, indépendance énergétique et le stockage d'énergie, question fondamentale du mixe énergétique... Bon courage!

JFK | 21 février 2014 à 12h20
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ami9327

Il n'y a pas de vérité définitive sur l'incorporation de l'H2. C'est fréquent sur ces sujets, le nucléaire étant la caricature : combien il coûte globalement ? et la gestion des déchets ? et le démantèlement ? quels sont les risques ? et les avantages ? etc. Autant de questions pour lesquelles il y a autant de réponses que d'acteurs.

-2%, c'est évoqué par Sylvain Lemelletier, de GRTgaz. C'est la première fois que j'entends ce chiffre et il faut préciser qu'il n'est valable que pour deux aspects précis : le stockage géologique et certaines turbines gaz. M. Lemelletier minimise probablement les capacités du réseau et défend son projet (la méthanation). J'avais pointé cela en notant qu'"il est d'ailleurs instructif de noter que le gestionnaire du réseau français de transport de gaz est le seul acteur du débat à envisager de tester à l'horizon 2017 ou 2018 une unité de méthanation…".

-Le 6% est simplement la valeur maximale règlementaire qui découle des spécifications techniques en vigueur pour les gaz injectables dans le réseau gaz naturel.

- 5 à 10% est l'ordre de grandeur avancé par ceux qui militent pour l'injection d'H2.

- Le 20% de l'article sur le VGV tient de l'enthousiasme des défenseurs de la technologie. Ce niveau est aussi l'objectif du projet GRHYD porté par GDF Suez et soutenu par l'Ademe. Mais dans ce cas, on ne parle plus de "gaz" mais d'Hythane, un carburant destiné aux transports.

Cordialement,

Philippe Collet

Philippe Collet | 21 février 2014 à 12h36
 
Signaler un contenu inapproprié
 

La limite d'incorporation d'hydrogène dépend, suivant les informations citées sur Actu-Env. des limites dûes au stockage souterrain trés pratiqué en France (et ailleur??) et de l'emploi éventuel dans certaines turbines à gaz qui ne supportent pas l'hydrogène. Les solutions de type cogénérations impliquent la proximité d'un consommateur REGULIER de chaleur à côté de l'usine. Dans de nombreux cas la consommation régulière n'est pas possible, nécessitant un dispositif de dissipation de chaleur. Tant qu'il ne s'agit que d'industries ça va et quand il s'agit d"habitations il faut souvent "faire de la pédagogie" pour convaincre et rassurer. Autour de Paris existent d'immenses incinérateurs qui alimentent des réseaux de chaleur depuis "toujours" (début du 20°siècle). Rien ne dit que s'ils étaient aujourd'hui prévus ils seraient autorisés par l'administration: grandes installations classées au beau milieu des villes, parce que c'est bien de cela qu'il s'agit en 2014.

ami9327 | 21 février 2014 à 12h46
 
Signaler un contenu inapproprié
 

La méthanisation agricole dont il est question, concerne des projets de petite dimension, des puissance de cogénération généralement inférieure à 1 MW, la récupération de chaleur est à usage très localisée, habitation, élevage, serre, bâtiment public.
Des projets récents, collectifs, comme celui de la ville de Grenoble, combinent la cogénération biomasse avec le concept Summerheat. Applicable dans dans de nombreuses configurations, y compris rurale.

JFK | 21 février 2014 à 13h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Tout ces commentaires ressemble un peu à un conflit générationnelle, les "pour" plus jeunes et les "contre" plus vieux( wackes seppi retraité lobbyiste aigri) tenant de la "tradition" dont le bilan et pour le moins défavorable.
Il serait donc souhaitable qu'une certaine génération, dont malheureusement un nombre élevé de nos politiques font parti, prenne enfin sa retraite, pour laisser la place à une vision nouvelle que manifestement il n'arrive pas à intégrer

lio | 24 février 2014 à 11h25
 
Signaler un contenu inapproprié
 

« Tout ces commentaires ressemble un peu à un conflit générationnelle... »

Oui, ça se voit au nombre de fôtes d'ortograf. Et aussi à la qualité de la réflexion.

Mme Lio ne s'est pas aperçue que ceux qui font la promotion du gaz – en jouant sur l'argument hydrogène et méthane – sont précisément... les marchands de gaz.

Wackes Seppi | 24 février 2014 à 18h51
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Puisqu'il est question de gaz et donc d'économie de gaz, s'est-on déjà interrogé sur la bonne utilisation économe de la flamme de gaz sous une casserole ?

Quelle fraction de la chaleur produite est gaspillée ?

Jean-Marie | 25 février 2014 à 07h53
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Le gaz oui, mais dommage que ce sont les russes qui tiennent le robinet du gaz. Il faut isoler les bâtiments : unique solution non envisagée encore à ce jour !

jpchh | 25 février 2014 à 08h04
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Il est surtout souhaitable de cesser le manichéisme. Le débat sur la transition énergétique est suffisamment sérieux pour éviter de telles pratiques.
Je dois être un vieux con mais je demeure curieux de toute avancée dans le domaine de l'énergie. Et, comme un vieux, je me permets d'exercer un certain esprit critique (pas de solution miracle mais un bouquet de solutions, comme souvent) et de rappeler qu'il existe des principes de thermodynamique qui font de l'énergie un "bien" très très très difficile à stocker.

Albatros | 25 février 2014 à 09h19
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Wackes Seppi et jpchh ont-ils bien compris que le gaz dont il est question dans cet article n'est pas un gaz fossile (carbone enfouit dans les couches géologiques et dont la libération accentue le réchauffement climatique), mais un gaz issu de la fermentation de déchets organiques issus de la photosynthèse (recyclage de carbone déjà présent dans l'atmosphère) et dont l'impact sur la concentration de CO2 dans l'atmosphère est quasiment nul ?

prometheegaulois | 25 février 2014 à 10h00
 
Signaler un contenu inapproprié
 

jpchh: lâchez nous avec vos histoires de gaz Russe, les importations de de gaz Russe représentent 15% de la consommation Française et c'est à Sarkozy et ces magouilles politiciennes que le devons, avant lui c'était 0%.

WS, le type qui cite la propagande des producteurs d'OGM nous explique que la question du gaz concerne ceux qui le commercialise, LOL.

JFK | 25 février 2014 à 10h43
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonjour,
Question à Energie +. J'ai assisté il y un an aux journées Industrielles de la Méthanisation à Troyes organisées par Biogaz Vallée et Serge Guiot du CNRC Canada présentait une méthode d'électrolyse pour améliorer les rendements du biogaz. Avez-vous des infos sur des prototypes/pilotes en état de fonctionnement corroborant les résultats labo? Bien cordialement

Pooflo | 25 février 2014 à 10h52
 
Signaler un contenu inapproprié
 

M. prometheegaulois a écrit (25 février 2014 à 10h00) :

« Wackes Seppi et jpchh ont-ils bien compris que le gaz dont il est question dans cet article n'est pas un gaz fossile... »

Oui, j'ai bien compris.

Mais c'est que le gaz issu de la méthanisation ou d'une conversion de l'énergie électrique sert d'argument pour la promotion du gaz fossile (« traditionnel » puisque nous faisons en France un caca nerveux sur le gaz de schiste).

.

M. JFK a été égal à lui-même.

Mais il vient quand même d'admettre que : « les importations de de gaz Russe représentent 15% de la consommation Française ». Encore une effort, et il comprendra (peut-être) ce que veut dire « géopolitique ».

Wackes Seppi | 25 février 2014 à 18h28
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Énergie fossile = crime contre l'humanité. Il ne faut pas l'oublier.

JCC | 25 février 2014 à 23h44
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Commençons par réaliser l'efficacité énergétique dans les bâtiments ( 42 % de l'énergie consommée) pour passer de 350 kwh à 50 kwh et après nous pourrons discuter des différents types d'énergies. Vive le ZERO énergie et la polémique est terminée.

CH | 26 février 2014 à 06h14
 
Signaler un contenu inapproprié
 

WS, égal à vous même vous l'êtes quand vous prenez des exceptions pour confirmer vos règles, une part insignifiante pour en faire une généralité.
Vous ne parlez pas géopolitique quand vous évoquez le gaz Russe ou Poutine, vous parlez politique partisane et concept passéiste, comme votre ami VD69 et sa haine des Allemands. Vous êtes dépassé, obsolète...

JFK | 26 février 2014 à 12h31
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonjour Pooflo, Bonne question ! La technologie de couplage électrolytique méthanogène/méthanotrophe (eMaMoC) comme celle également développée par S. Guiot entre autres, permettant le traitement des composés chimiques récalcitrants (comme les organochlorés) est déjà employée dans le secteur "traitement/environnement". Par contre quand le principal but est "l'amélioration du rendement de production de méthane" (jusqu'à 95%) et donc aussi le stockage, sauf erreur on en est au stade de l'optimisation de tous les paramètres de production afin "d'industrialiser et généraliser" un système simple, fiable, peu coûteux. C'est avancé (bien au delà du labo) puisqu'il existe plusieurs unités dont 2 chez MicroBEnergy (Schwandorf, Wackersdorf) - groupe Viessmann - en Allemagne dont les travaux d'optimisation ne sont pas loins d'être achevés (stade essai longue durée pour déterminer le rendement réel en fonction de diverses conditions de fonctionnement et de chargement). Pour l'Allemagne cet aspect est également intégré dans le programme Audi AG et ETOGAS entre plusieurs autres. Par contre dans le monde j'avoue ne pas connaître toutes les réalisations mais il y en a d'autres au Canada notamment que vous avez cité (+ Etats-Unis, Grande-Bretagne, Suède etc). Ca va rapidement se généraliser car les résultats sont bien là mais la méthanisation dans son ensemble intègre tjrs bcp de paramètres variables qu'il faut optimiser dans un système simple pour être largement diffusé. Bien cordialement.

Energie+ | 27 février 2014 à 00h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Petite questions aux techniciens de l'énergie, j'ai abordé discrètement le sujet du procédé "summerheat", qui consiste à transformer la chaleur en froid et permet de climatiser en utilisant les réseaux de chaleur et par conséquent de valoriser cette chaleur en été. Je vois qu'il est très peu évoqué sur les sites spécialisés.
Est-ce que quelqu'un à une idée du potentiel, des améliorations possibles. Selon une étude de l'UE la surface climatisée a doublée en 10 ans, ce qui laisse envisager des économies substantielles.

JFK | 27 février 2014 à 10h36
 
Signaler un contenu inapproprié
 

re-Bonjour Enegie +
Merci pour ces infos, mais j'ai plutôt l'impression que Viessmann est dans la méthanation classique ainsi qu'Etogas (d'après ce que j'ai pu traduire de l'allemand…). Je n'y ai pas vu d'électrolyse à proprement parler du substrat à digérer (genre Guiot). L'expérience Audi avec son pilote de 6 MW est importante pour lever les contraintes techno, mais économiquement je doute qu'elle soit envisageable avec la nouvelle donne de l'EnergieWende (même avec des tarifs encore meilleurs que les français…). D'autant que le rendement total de conversion n'est que de 60%. L'avantage important mais n'est qui n'est pas monétisable pour l'instant vu le prix de la tonne de CO2 à 4,53 € sur le marché spot, c'est effectivement d'absorber du CO2. (et on parle bien de "net" puisqu'on part d'énergies renouvelables si l'on s'en tient au solaire et éolien).
J'ai dans l'idée que la piste d'injecter du H2 électrolysé dans le réseau gazier continue à être une piste intéressante, voire de le stocker en délocalisé pour usage en PAC de pointe avec récupération locale de la chaleur générée. ON arrive a de bons rendements d'électrolyse (80%) avec de bons rendements de PAC (60%) ce qui nous donne en brut du 48%.
Bien cordialement

Pooflo | 27 février 2014 à 14h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Il serait temps de comprendre qu'il faut ralentir sérieusement l'utilisation de carburant quels qu'ils soient si nous devons encore subir les changements climatiques en cours, ISOLEZ, bon dieu ! ISOLEZ en travaillant sérieusement et fichez la paix au peuple avec votre gaz et le reste.

A quand un pouvoir politique qui prendra les évènements climatiques au sérieux et changera l'évolution catastrophique du monde ????? Arrêtez-vous de brûler pour chauffer simplement votre postérieur !

jpph | 03 mars 2014 à 10h44
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@Wackes Seppi : Non, on ne fait pas un "caca nerveux" sur les gaz de schiste (ou bien houille, bref, les non-conventionnels).
Ce sont des "miettes" de gaz que l'on veut rassembler par des moyens inappropriés (fracturation hydraulique ou autres procédés dévastateurs...).
Le problème avec ces miettes, c'est qu'on veut nous les servir comme un festin.
Commençons par baisser nos consommations (efficacité des isolations, sobriété dans notre quotidien...) et pensons à développer les énergies renouvelables. Pour le gaz conventionnel (ou bien les méthanisation et méthanation), il faudra bien l'accepter dans la phase intermédiaire où les énergies renouvelables sont insuffisantes (cf les scenarii ADEME ou négaWatt).

Gilou19 | 03 mars 2014 à 13h52
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Le patron d'Exxon ne veut pas des gaz de schiste au fond de son jardin
Rex Tillerson est propriétaire d'un superbe ranch à Bartonville, au Texas, évalué à 5 millions de dollars. Il s'oppose, depuis plusieurs mois, à l'implantation d'un château d'eau destiné à l'exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique. Mais Rex Tillerson n'est pas un activiste de l'environnement ordinaire : c'est aussi le président d'ExxonMobil, la plus grosse compagnie pétrolière mondiale… patron qui a investi 31 Mrds $ dans l'extraction des gaz de schiste. Exxon a même lancé une campagne de communication afin de convaincre l'opinion publique de l'innocuité des hydrocarbures non conventionnels.
Manifestement, Tillerson devrait virer les communicants car il ne l'ont pas convaincus..

Dans le BatiActu de ce matin

Pooflo | 03 mars 2014 à 15h31
 
Signaler un contenu inapproprié
 

La transition énergétique, une chance pour le gaz ? Magnifique titre, qui met en pleine lumière les contradictions des écolos de tous poils : le gaz n'est pas une chance pour la transition énergétique, mais une véritable catastrophe ! Entre les fuites et le CO2 produit, où va t-on ??? La seule situation qui pourrait à la rigueur le justifier, c'est quand on peut substituer un combustible réellement sale (lignite, charbon), par du méthane : certainement pas en France donc !

dmg | 03 mars 2014 à 21h52
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager