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Transport : Accenture analyse les technologies de demain

Transport  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Dans un rapport publié en novembre, Accenture a identifié les technologies les plus susceptibles de révolutionner l'offre et la demande de carburants et de réduire les émissions polluantes au cours des cinq prochaines années.

Le rapport ''Betting on Science – Disruptive Technologies in Transport Fuels'' compare au niveau mondial les avancées accomplies en matière de moteurs à combustion, de biocarburants, de véhicules électriques et d'autres technologies.
Douze innovations en cours de développement ont été identifiées comme pouvant permettre de réduire la demande de combustibles fossiles de plus de 20 % d'ici 2030, les émissions de gaz à effet de serre de plus de 30 % par rapport aux hydrocarbures qu'elles remplacent, étant commercialisables d'ici cinq ans et compétitives avec un cours du baril de pétrole oscillant entre 45 et 90 dollars.

Vers une amélioration des technologies traditionnelles

Selon le rapport, ''les moteurs traditionnels sont ceux qui se prêtent le mieux à une réduction immédiate des émissions grâce à l'allègement des véhicules et aux innovations réalisées dans les chaînes de traction et les systèmes d'injection. Des normes d'efficacité énergétique plus rigoureuses doivent toutefois être mises en place''.

Les carburants de demain : déchets et sucre

''La valorisation des déchets constituera une source importante de carburant, notamment en Europe du nord, où les capacités d'enfouissement sont limitées''.
Concernant les agrocarburants, ''une nouvelle génération de matières premières commence à émerger, elles sont caractérisées par une densité énergétique accrue, une moindre consommation d'eau et d'énergie et une plus grande facilité de recyclage. De tels biocarburants obtenus par fermentation du sucre et certaines filières du Butanol objet du rapport offrent des alternatives à l'essence et au Diesel compatibles avec les infrastructures existantes''.
Quant aux algues, si elles recèlent un rendement 25 fois supérieur à celui du soja, elles ne pourront être commercialisées avant une dizaine d'années et resteront à un coût élevé (de 2 à 8 dollars / litre).

L'électrique encore trop cher

''Le développement de l'électrique est freiné par plusieurs obstacles, notamment financiers.La technologie mise en œuvre dans les véhicules hybrides rechargeables pourrait se révéler la plus révolutionnaire, mais en l'absence de mesures d'incitation réglementaires, le coût de développement initial et la performance limitée des batteries risquent d'en freiner l'essor''.
Deuxième obstacle : celui des infrastructures de recharge qui exigera ''l'élaboration de normes techniques internationales et le déploiement de réseaux électriques intelligents'', selon Jean-Marc Ollagnier, responsable de l'activité Energie et Ressources Naturelles pour Accenture en Europe.

La pertinence d'un carburant variera selon la région : ''le Brésil carburera à la canne à sucre, la Corée du Sud et le Japon privilégieront l'électrique, tandis que la Chine et les États-Unis piocheront dans l'ensemble de l'éventail disponible''.
Le rapport note enfin que le déploiement de ces technologies nécessite une forte implication des pouvoirs publics, tant d'un point de vue financier que réglementaire.

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