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Transports : des chercheurs appellent à briser le tabou de la mobilité sans limite

Transport  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Pour atteindre les objectifs climatiques dans le secteur des transports, les nouvelles technologies ne suffiront pas, estiment des chercheurs des universités de Lund (Suède) et Surrey (Royaume-Uni) dans une étude publiée le 15 août dans le Journal of transport geography.

Pour décarboniser le secteur, les décideurs politiques misent avant tout sur les nouvelles technologies, constate l'étude. Pourtant, les biocarburants et l'amélioration de la conception des avions ne permettront pas d'atteindre les objectifs, soulignent les chercheurs. Selon eux, les décideurs devraient plutôt briser les "tabous du transport" et remettre en question la forte mobilité des citoyens, les voyages longue distance, les liens entre revenus et mobilité…

Mais, constatent-ils, le poids des lobbies est très fort : "Il y a beaucoup d'exagération autour des technologies qui promettent de réduire les niveaux de carbone tout en permettant aux sections privilégiées de la société de continuer à voyager sans limites. Or, ces déclarations optimistes ne sont pas débattues dans les milieux politiques". La raison, selon les chercheurs ? Les politiciens, en étant très mobiles, contribuent fortement aux émissions mondiales de carbone…

En Europe, les transports représentent un tiers des émissions de CO2. Celles-ci ont augmenté de 36% entre 1990 et 2007.

Réactions5 réactions à cet article

 

Tout ce qui favorise l'économie d'énergie dans les transports, est en réalité contreproductif car cela favorise en retour l'utilisation accrue des mêmes transports. Plus les voitures sont économes plus elles sont nombreuses et plus le coût au kilomètre diminue ce qui favorise leur usage. Les avions sont plus efficaces... on les utilise beaucoup plus. Il n'y a guère d'espoir de rompre ce processus autrement que par la confrontation au manque physique d'énergies fossiles, ce qui devrait arriver dans les décennies à venir.
C'est une remarque générale que l'efficacité porte en elle les germes de sa propre perte. La vraie solution est moins dans la recherche de démarches plus intelligentes ou plus "efficaces" ou plus productives mais dans une démarche quantitative. Si nous voulons préserver l'avenir nous devons engager la décroissance. Décroissance des productions et décroissance démographiques. Les autres voies sont des impasses qui généreront à terme les mêmes problèmes que ceux qu'elles prétendaient résoudre. Ce débat entre démarches qualitatives et quantitative n'est à mon avis pas assez mis en avant.

Didier Barthès | 18 août 2014 à 09h58
 
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Pas besoin d'être expert... dés l'instant où nous gaspillons des énergies non renouvelables, se pose le problème de sa disponibilité dans le temps... Il apparait évident que le transport intempestif par air,terre et mer ne peut être que source de pollution. L' U.E ne devrait pas s’offusquer de l'embargo russe, au contraire des pays comme la Russie aux sols et aux climats si variés devrait être en mesure de produire ses fruits et ses légumes d'où un transport inutile de l'U.E vers la Russie. A chaque pays d'adapter autant que faire se peut sa production à sa consommation... CECI N ÉTANT QU UN EXEMPLE PARMI DES MILLIERS; TANT ON FERA DU BUSINESS SUPERFLU ON CONTINUERA A POLLUER ET A DÉTRUIRE NOTRE PLANÈTE...A quand une législation qui intégrera la pollution excessive COMME CRIME CONTRE L HUMANITÉ..

BERTRAND | 18 août 2014 à 10h32
 
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La seule solution serait bien d'accepter l'idée que nos consommations sont excessives, reconnaître ce fait et non plus le nier, en prendre acte et réorienter toute l'information , l'éducation et la formation à partir de ce nouveau regard, on nous à fait grandir dans un monde virtuel ou soit disant on pouvait consommer sans aucune modération, en toute impunité, nous savons maintenant qu'il n'en est rien, que la croissance exponentielle est un mensonge, une utopie, un suicide, réapprenons à avoir un autre projet de progrès qui soit basé sur une autre vision de l'existence, non plus matériel presque exclusivement, mais une vision plus communautaire, plus altruiste, plus partagée.
L'éducation est la solution, tant pour l'environnement que pour la démographie, partout où l'éducation à fait des progrès, la démographie à baissé, sortir du déni et entrer dans la voie de l'acceptation de la révélation maintenant validée, nous nous sommes trompé de vision. Prendre un autre chemin, le terme de décroissance, est malheureusement entaché d'une connotation très redoutable, je n'ose plus l'utiliser tant il a été galvaudé, tant il est mal interprété, il faudrait soit le redorer, si tant est que ce soit possible, je crains que non, soit intituler autrement ce changement de direction.
Je ne suis pas très optimiste, mais il y a de plus en plus de mouvement et d'initiatives dans ce sens, alors l'espoir est peut-être encore permis.

Daniel JAGLINE | 18 août 2014 à 12h43
 
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La baisse de la consommation de produits servant aux déplacements pose le problème de l'emploi ; les produits servant aux déplacements viennent d'usines qui emploient des personnes, moins de consommation > moins de travail > moins d'employés > plus de chômeurs ! CQFD.

Quel est le gouvernement qui prendra une décision qui arrivera à cela ?
L’écologie s'appliquera lorsque les enjeux économiques ne seront plus en compte ! D'ici-la … fait vos jeux, rien ne va plus. (la roulette tourne, qui va gagner ? Pas nous en tout cas, le fric OUI !)

Maurice | 19 août 2014 à 08h19
 
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L'idéologie, c'est comme les points de croissance et autres chiffres vaporeux : on oublie le concret. Réalités : 1) limitation en ressource et en utilisation (impact) du pétrole voire du gaz ; un pays politiquement et géographiquement centralisé, tuant les relations de proximité de la structure (inter)urbaine du pays. 2) Politiques publiques corporatistes - avec de douteuses ambiguités) pour les opérateurs de transports/BTP (constructeurs, transporteurs) et non pour les besoins de déplacement des personnes ; idéologies : "tout libre, on ne paye rien, pas même les infrastructures que l'on dégrade" ; de l'autre "anti-bagnole" par tout moyen, y compris débiles (limitations à 30 avec gendarmes couchés dans des patelins déserts, pas de pistes cyclables dignes de ce nom : voir Rennes ou Lancieux et Côtes d'émeraude où je vis etc.). La géographie existe. Inertie des systèmes de déplacements (pour faire quelque chose) = stock de capacité mal et sous utilisé : la voiture. Meilleur usage et baisse des factures : service public électronique universel de co-voiturage avec débit et crédit de km passager fourni/utilisé. Sécurisé par identification électronique (plaque, PC, carte d'identité, tel.) des utilisateurs ; flexibilisé par logiciel d'offre/demande en temps quasi-réel (vers telle heure, je vais là, j'ai ou pas une voiture avec X sièges ; après je vais là ). Simple, efficace. Lié avec type dépenses énergie des ménages centre/péri-urbain, rural, donc habitat /stock-nouveau). Etc.

Olivier CHANTREL | 19 août 2014 à 10h07
 
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