En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Le digital investit les centres de tri de déchets

C'est certainement une petite révolution que s'apprête à vivre le métier d'agent du tri. Expérimenté sur le centre d'Amiens (80), le tri "télé-opéré" grâce à des écrans tactiles promet de nombreux avantages : risques professionnels maîtrisés, pénibilité réduite et productivité accrue !

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Le digital investit les centres de tri de déchets

Et si les trieurs n'avaient plus de contact direct avec les déchets ? Nous n'en sommes pas encore là, mais le centre de tri des collectes sélectives d'Amiens a démarré une expérimentation sur la chaine de tri des plastiques. Une caméra positionnée au-dessus du tapis de circulation renvoie à un opérateur l'image des déchets sur un écran tactile. Assis dans une cabine à distance, le trieur a alors quatre secondes pour désigner les intrus avant de passer à l'image suivante. Les indésirables sont eux automatiquement éjectés dans un caisson par des buses de soufflage.

Confort de l'opérateur et productivité augmentée

Le tri télé-opéré offre de nombreux avantages. Sur le plan sécurité, l'opérateur ne risque plus de se couper. Ensuite, il se fatigue moins grâce à la position assise.

En comparaison avec le tri manuel, cette technologie permet aussi de diminuer les erreurs et d'affiner encore plus le tri. Elle permettrait d'augmenter de 6% la productivité. C'est aussi parce qu'elle vient en complément d'un 1er procédé, le TSA2, tri séquentiel auto-adaptatif. Elaboré aussi par Veolia, le TSA2 permet de trier automatiquement les emballages en fonction de leur matière et de leur couleur.

Une expérience encore loin de la généralisation

Pour le moment, les opérateurs ne restent qu'une heure au poste de tri télé-opéré avant d'être relayé. Ils sont obligatoirement assignés au tri manuel, étape encore indispensable selon les responsables Veolia. Il faudra également attendre un peu de temps avant de voir ce procédé se développer sur différents postes de tri car il nécessite des programmes informatiques très complexes pour identifier et isoler les différentes matières.

Il a fallu 5 années de recherche et 2,5 millions d'euros pour mettre au point ce prototype.

Réactions2 réactions à cet article

 

Quand vous parlez du "digital dans le tri des déchets", vous voulez dire qu'on les trie avec les doigts, ou bien qu'on utilise les technologies numériques ?.... Loi, je n'aimerais pas trop y mettre les doigts, c'est pourquoi j'aimerai qu'on n'oublie pas, en français, le sens des mots pour faire une fois de plus du franglais. Mais je suis sans doute un attardé du bulbe !...

Jihème | 17 novembre 2014 à 10h46
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Le tri manuel est un travail ingrat "réservé" à des personnes en difficultés. Le temps de travail effectif est réduit du fait de la pénibilité de ce travail a la chaine. Ce n'est pas rentable, le procédé n'existe que porté par des subventions.
Le tri mécanisé se heutre a la grande variété des plastiques qui ne peuvent pas être fondus ensemble. Reconnaitre une matière plastique qui peut être sous une forme ET une couleur quelconque est vraiment difficile.

ami9327 | 17 novembre 2014 à 16h49
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Marie Jo Sader

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…