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Agroalimentaire : un mix énergétique diversifié pour Triballat Noyal

L'entreprise agroalimentaire bretonne verdit petit à petit son mix énergétique. Photovoltaïque, éolien, biomasse… L'objectif : atteindre la neutralité carbone pour son site de production de Châteaubourg en 2021.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
Agroalimentaire : un mix énergétique diversifié pour Triballat Noyal

L'engagement sur la question énergétique n'est pas nouveau pour l'entreprise agroalimentaire Triballat Noyal, qui commercialise notamment les marques Sojasun et Vrai. Basée historiquement en Îlle-et-Vilaine depuis 1951, cette entreprise compte aujourd'hui 15 sites de production en France. « Chaque site a un référent énergie », explique Jean-Marc Lévêque, directeur développement durable du groupe. Ce référent énergie peut s'appuyer sur un système d'information et de management de l'énergie mis en place dès 2002 pour optimiser les consommations. Peu à peu amélioré, ce système s'appuie aujourd'hui sur un logiciel de suivi qui calcule les consommations énergétiques de référence en fonction de différents facteurs influents (température, production...). Il permet de détecter rapidement les anomalies de consommation d'énergie et leurs causes. En 2015, cinq sites de l'entreprise ont été certifiés ISO 50001 pour cette gestion de l'énergie. En parallèle, l'entreprise a fait le choix de développer les énergies renouvelables. Photovoltaïque, éolien, biomasse… Son mix énergétique est progressivement diversifié et décarboné.

Chaleur et électricité renouvelables

En 2011, une éolienne a été installée sur le site de production de Sojasun à Châteaubourg, à proximité de Rennes. D'une capacité de 0,8 MW, elle doit couvrir près de 10 % de la consommation d'électricité utile pour la fabrication des yaourts et boissons au soja. La turbine est venue compléter les 21 m2 de panneaux photovoltaïques qui étaient installés sur le site depuis 2006 et qui ont été renouvelés et doublés depuis.

 
Chaque site a un référent énergie.  
Jean-Marc Lévêque, directeur développement durable du groupe
 
Trois ans plus tard, en décembre 2015, une chaudière biomasse est venue en renfort des deux chaudières à gaz du site pour la production de vapeur. D'une puissance de 3,6 MW, elle couvre 70 à 80 % des besoins en vapeur de l'usine. Désormais, les chaudières à gaz existantes assurent l'appoint et le secours. La chaleur dégagée par les fumées est récupérée pour l'unité de séchage.

Mais l'entreprise ne compte pas en rester là. Des ombrières photovoltaïques vont être installées sur 80 places de parking. Objectif : auto-consommer au maximum cette production, estimée à 200 000 kWh par an. Le taux d'auto-consommation ciblé est de 99 %. Le système de management de l'énergie devrait concourir à l'optimisation de cette consommation grâce à une meilleure connaissance des besoins énergétiques du site.

Utiliser l'épargne salariale

Pour financer les ombrières photovoltaïques et les futurs équipements renouvelables, Triballat mise sur le fonds commun de placement d'entreprise (FCPE). L'idée est de mobiliser l'épargne salariale, en lui assurant une rentabilité de 2,75 %. L'entreprise, qui vise la neutralité carbone en 2021 pour son activité végétale, investit également dans les énergies renouvelables dans les exploitations agricoles avec lesquelles elle travaille.

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