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Tricastin : feu vert pour exploiter dix ans de plus le réacteur n°2

L'Autorité de sûreté nucléaire a publié sa décision sur la poursuite de l'exploitation, jusqu'à quarante ans, du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Tricastin, située dans la Drôme. La robustesse de la centrale doit néanmoins être renforcée.

Risques  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
Tricastin : feu vert pour exploiter dix ans de plus le réacteur n°2

"Au regard du bilan du troisième réexamen de sûreté du réacteur n°2 de la centrale nucléaire du Tricastin et compte tenu des prescriptions qu'elle a édictées, l'ASN n'a pas d'objection à la poursuite du fonctionnement de ce réacteur au-delà de son troisième réexamen de sûreté". L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient de publier sa décision, datée du 27 janvier 2015, donnant le feu vert à EDF pour le prolongement de l'exploitation du réacteur n°2 jusqu'à quarante ans, sous réserve du respect de ses prescriptions et de celles qu'elle a dressées en 2012 à la suite de l'accident de Fukushima. Sur ce point, l'ASN juge nécessaire "d'augmenter, dans les meilleurs délais, la robustesse de la centrale nucléaire du Tricastin face à des situations extrêmes" (séisme, grand froid…).

En 2010, l'ASN avait déjà donné son feu vert à la poursuite du fonctionnement du réacteur n°1. Elle vient par ailleurs de publier une décision du 27 janvier modifiant ses prescriptions concernant la gestion du combustible Mox.

Les principales prescriptions

L'examen de conformité a permis à l'ASN de conclure que les dispositions retenues par EDF pour corriger les écarts mineurs de tenue au séisme de certains matériels étaient satisfaisantes. Des contrôles devront néanmoins être réalisés par EDF d'ici le 31 décembre 2015.

Après avoir examiné les études réalisées par l'énergéticien en vue de ce réexamen de sûreté, l'ASN "considère que le niveau de sûreté de ce réacteur à l'issue de sa troisième visite décennale est satisfaisant au regard des objectifs qu'elle avait initialement fixés". Elle demande néanmoins des études supplémentaires à EDF, notamment sur le risque d'explosion interne.

Elle souligne en effet que, malgré des progrès notables, le référentiel d'EDF doit être amélioré et complété, afin de garantir l'exhaustivité de l'identification des locaux concernés par ce risque et les hypothèses liées à la concentration en hydrogène dans certains locaux.

Sur l'autonomie des réacteurs vis-à-vis d'une agression externe, l'ASN demande à l'exploitant de compléter sa démonstration relative à l'autonomie de refroidissement du réacteur en situation de défaillance totale de la source froide induite par un phénomène de frasil (gel).

EDF doit également définir une stratégie de conduite pour atteindre, en cas de perte des alimentations électriques externes, les conditions de mise en service du circuit de refroidissement du réacteur à l'arrêt.

L'ASN demande aussi à EDF d'"anticiper la mise en œuvre de modifications programmées au cours des prochaines années, soit compléter son programme de modifications afin de sécuriser les questions liées au risque de fusion avec by-pass de l'enceinte de confinement, le confinement en situation post-accidentelle ainsi que la fiabilité du système de refroidissement de la piscine de désactivation".

Concernant la gestion d'accidents graves, EDF devra développer les éléments techniques relatifs à "l'aide à l'utilisation des mesures de détection du percement de la cuve et du risque hydrogène", qui guident les équipes de crise.

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