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Actu-Environnement

Le dispositif d'alerte aux tsunamis en Méditerranée sera créé en 2012

Risques  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
Deux ans après la publication de son rapport sur les tsunamis, Roland Courteau (PS, Aude) organisait, le 23 juin dernier, une audition publique au nom de l'OPECST pour faire le point sur les dispositifs d'alerte aux tsunamis en métropole et en Outre-mer.

A cette occasion, les responsables de la direction générale de la prévention des risques au MEEDDAT, d'une part, et de la sous-direction de la gestion des risques au ministère de l'intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales, d'autre part, ont annoncé officiellement la création pour le début de l'année 2012 d'un centre national d'alerte aux tsunamis pour l'Atlantique nord-est et la Méditerranée, annonce un communiqué de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques du Sénat (OPECST).

Il doit permettre d'alerter, dans les 15 minutes qui suivent un événement sismique potentiellement tsunamigène en Atlantique nord-est ou en Méditerranée occidentale, les autorités de sécurité civile françaises et de confirmer ou d'infirmer l'occurrence éventuelle d'un tsunami, dans les 20 minutes suivantes.

Il faudra augmenter les crédits

14 millions d'euros seront mis à disposition pour la mise en place et le fonctionnement de ce centre entre 2009 et 2013 par ces deux ministères, indique l'OPECST tout en notant qu'il faudra augmenter les crédits pour que ce dispositif soit réellement efficace. A moyen terme, toute la côte méditerranéenne devra faire l'objet de levés bathymétriques entre 0 et 200 m, afin de pouvoir réaliser des modélisations numériques fiables et des cartes d'inondation et d'évacuation des zones habitées précises, estime notamment l'OPECST.

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques du Sénat rappelle par ailleurs que dans l'océan Pacifique, un système d'alerte aux tsunamis semblable à celui existant en Polynésie française est progressivement mis en place en Nouvelle-Calédonie ainsi qu'à Wallis et Futuna. Des sirènes ont déjà été installées. Cependant, alors que des crédits existent pour acquérir 8 marégraphes, ces derniers n'ont toujours pas été achetés faute d'accord sur le financement de leur maintenance, regrette l'OPECST.

Situation préoccupante aux Antilles

Enfin, concernant les Antilles, l'OPECST juge la situation préoccupante : en l'absence de stratégie claire des autorités publiques, l'Institut Géophysique du Globe de Paris doit gérer seul la participation de la France à un système régional d'alerte aux tsunamis et sans crédits supplémentaires. Il est donc urgent que l'État prenne ses responsabilités dans cette région afin que la France respecte ses engagements internationaux, prévient l'Office parlementaire.

Réactions1 réaction à cet article

 
bravo

il est intéressant de pouvoir lire des informations concrétes pour les temps à venir. Enfin quelques informations qui ne relativisent pas tout à la religion ou aux sectes.Merci.

lili | 24 novembre 2009 à 23h39
 
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