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Actu-Environnement

Chasseur de frelon asiatique, un professionnel très demandé

C'est une véritable invasion dans certaines parties de la France comme dans les Landes. Les frelons asiatiques agacent, voire menacent les habitants. Ces derniers n'ont parfois qu'une seule option, faire appel à un professionnel…

Reportage vidéo  |  Biodiversité  |    |  Baptiste Clarke Actu-Environnement.com

Etienne Roumailhac a créé son entreprise en 2012 en constatant une augmentation alarmante du nombre de nids de frelons asiatiques. Une invasion qui a commencé vers 2006 dans Les Landes. "Ici les pompiers n'interviennent plus chez les particuliers, il y en a trop, du coup, les gens doivent se débrouiller seuls", nous explique-t-il. Une aubaine donc pour une personne comme Etienne qui a un esprit d'entrepreneur. Il faut toutefois avoir aussi du courage pour affronter des milliers de frelons qui protègent ardemment leur nid. Une combinaison épaisse permet d'éviter les piqures mais cela n'évite pas le stress, voir le reportage vidéo.

Quiz métier de désinsectisateur avec Etienne Roumailhac

AE : Quels sont les diplômes requis pour exercer ?

Il faut simplement obtenir un certificat biocide. L'obtention de ce certificat peut se faire via une formation detrois jours complets selon un programme pré déterminé par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Objectif : utiliser des produits phytosanitaires en toute sécurité, pour l'homme et l'environnement.

La formation de trois jours peut être réduite à une journée pour les détenteurs du certiphyto, un autre certificat du même genre.

AE : Quelles sont les qualités requises ?

"Il faut être débrouillard, réfléchir très vite face aux situations rencontrées. Avoir du sang froid, surtout ne pas paniquer. Ne pas être claustrophobe. Ne pas avoir le vertige. Être en bonne condition physique. Avoir le sens de la clientèle, savoir communiquer, rassurer…".

AE : Quelles sont vos différentes missions ?

"Sur le terrain, il y a tous les types d'interventions, ce qui en fait un métier où on ne se lasse jamais, dans les arbres, les combles, en haut d'un hangar, j'en ai même vu dans une voiture.

J'interviens pour des nids de frelons, européens ou asiatiques, surtout asiatiques et pour des nids de guêpes aussi. Parfois, j'interviens juste pour rassurer certains habitants qui croient qu'il y a un nid quelque part dans leur jardin alors qu'en fait, ils ont juste un arbre qui les attirent, comme le saule pleureur qui sécrète une sève dont les pucerons raffolent. Ils s'en nourrissent et produisent à leur tour du miellat, une substance sucrée très prisée par les frelons et autres guêpes. Mais en fait, ils n'ont pas de nid chez eux, donc il n'y a rien à faire.

En fonction des situations, je dispose de différents outils pour atteindre le nid, même à 30 mètres de hauteur. Voir le reportage.

Une des missions les plus complexes est de gérer le planning en fonction des urgences, le téléphone ne cesse de sonner alors que je suis en intervention ou sur la route. Et puis, il y a la partie administrative classique à tous les artisans qui travaillent à leur compte."

AE : Quel est le salaire généralement constaté ?

"Personnellement, je facture entre 60 et un peu plus de 130 euros selon la difficulté d'intervention. En période estivale, ça peut monter à 10 interventions par jour, c'est très intense. Après, l'hiver, c'est beaucoup plus calme."

AE : En quoi ce métier est un métier d'avenir ?

"Malheureusement je crois qu'aujourd'hui, c'est impossible d'éradiquer ce frelon asiatique. C'est terrible, parce qu'il m'arrive souvent de voir des essaims d'abeilles sauvages se faire attaquer par des armées de frelons. C'est triste de voir ça. Même si je détruis toute la journée des nids de frelons, je respecte beaucoup la nature. C'est un métier d'avenir parce que le frelon asiatique pique fort, il est dangereux et robuste. La population concernée est en détresse, elle a clairement besoin d'être aidée pour se débarrasser de ces nuisibles à proximité des habitations."

Réactions1 réaction à cet article

 

Faites passer un certificat biocide aux maires anti-phytos...

Albatros | 16 septembre 2019 à 18h04
 
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