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Protection de l'eau : l'UFC-Que Choisir dénonce la consultation caricaturale des agences de l'eau

Eau  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Alors que la Journée mondiale de l'eau du 22 mars approche à grands pas, l'UFC-Que Choisir dénonce "la caricature de consultation" des agences de l'eau sur leur programme de protection de l'eau pour les années de 2016 à 2021. L'association "exige une véritable prévention des pollutions".

L'UFC-Que Choisir déplore que les consultations lancées par les six agences de l'eau métropolitaines sur leurs sites Internet "empêchent les consommateurs de se prononcer sur les véritables enjeux de la protection des ressources en eau".

L'association "exige des agences de l'eau une révision radicale des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage), afin que ceux-ci soient mis en conformité avec le Grenelle de l'environnement, au regard notamment du principe de prévention des pollutions à la source et du principe pollueur-payeur". De même, elle réclame "une représentation [au sein des instances décisionnaires des agences], des consommateurs reflétant leur importance numérique et leur contribution financière, pour qu'ils puissent orienter les décisions dans un sens favorable à l'environnement".

Dépollution plutôt que prévention

L'association critique en particulier "la gabegie de la dépollution au détriment de la prévention des pollutions". Selon elle, 51% des budgets prévus par les agences pour 2013-2018 sont affectés à la dépollution de l'eau, contre seulement 29% pour les mesures territoriales qui, entre autres, doivent accompagner les changements de modes de production agricole.

Autre reproche : "le principe pollueur-payeur est bafoué". Les coûts de traitement des pollutions agricoles en pesticides ou en nitrates sont toujours financés à 87% par les consommateurs et seulement à 6% par les agriculteurs, explique l'UFC-Que Choisir.

Enfin, les décisions sont "prises sous influence", affirme l'association qui critique ici la composition des instances décisionnaires au sein des agences. "Par exemple, au conseil d'administration de l'agence Seine-Normandie, les consommateurs ne représentent que 9% du collège usagers contre 73% pour les professionnels", illustre l'UFC-Que Choisir.

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