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Liste rouge UICN : plusieurs espèces de rhinocéros éteintes ou probablement éteintes

La mise à jour de la Liste rouge pointe la disparition très probable de plusieurs espèces de rhinocéros. Elle progresse par ailleurs concernant la connaissance de la flore et dresse un constat alarmant pour certaines plantes.

Biodiversité  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com
   
Liste rouge UICN : plusieurs espèces de rhinocéros éteintes ou probablement éteintes
   

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié ce jeudi 10 novembre 2011, une mise à jour de sa Liste rouge des espèces menacées. Une mise à jour qui "apporte de bonnes et de mauvaises nouvelles sur le statut de nombreuses espèces du monde entier".

Côté bonnes nouvelles, l'Union avance surtout les progrès enregistrés en matière de référencement des espèces et l'amélioration des connaissances relatives à la biodiversité. Cette nouvelle Liste rouge "illustre les efforts entrepris par l'UICN et par ses partenaires pour accroître le nombre et la diversité des espèces évaluées, en améliorant la qualité des informations", indique l'Union, estimant qu'"avec plus de 61.900 espèces étudiées à ce jour, un autre pas de géant a été franchi pour faire de la Liste rouge un véritable « Baromètre de la Vie »".

Certains rhinocéros menacés de disparition

En revance, le bilan de la réévaluation du classement des espèces suivies, est plutôt négatif à l'image de différentes espèces de rhinocéros. "La réévaluation de plusieurs espèces de rhinocéros révèle que la sous-espèce de rhinocéros noir d'Afrique de l'Ouest est désormais officiellement déclarée Eteinte [,] la sous-espèce de rhinocéros blanc d'Afrique centrale (…) a été classée parmi les espèces Peut-être éteintes à l'état sauvage [et] le rhinocéros de Java livre lui aussi sa dernière bataille", indique l'UICN. Pour ce dernier, le commentaire de l'UICN n'incite pas à l'optimisme : "la sous-espèce Rhinoceros sondaicus annasmiticus s'est probablement Eteinte au Vietnam, en 2010, suite au braconnage de ce que l'on pense avoir été le dernier spécimen [et] même si cela ne signe pas la fin du rhinocéros de Java, cela réduit néanmoins l'espèce à une unique population minuscule et toujours en déclin sur l'île de Java [Indonésie]".

"Les menaces majeures qui pèsent sur ces animaux sont le manque de volonté et de soutien politique en faveur des efforts de conservation dans de nombreux habitats de rhinocéros", accuse l'UICN, rappelant que "les groupes criminels internationaux organisés qui les ciblent, la demande illégale sans cesse croissante de corne de rhinocéros et le braconnage".

Pourtant, "la conservation a déjà connu plusieurs succès, comme celui de la sous-espèce de rhinocéros blanc du Sud dont on estime que la population sauvage est passée de moins de 100 individus à la fin du XIXème siècle à plus de 20.000 aujourd'hui", rappelle l'Union.

Meilleure connaissance de la flore

Par ailleurs, l'UICN fait état de programmes spécifiques pour améliorer le suivi de la flore dans le cadre de la Liste rouge. Reconnaissant que les plantes "sont sous-représentées dans la Liste rouge", l'UICN rapporte le travail en cours pour améliorer leur connaissance.

"A ce stade, les résultats révèlent certaines tendances troublantes", révèle l'Union, précisant que "le sapin d'eau chinois (…) qui était jadis très répandu en Chine et au Vietnam, est passé de En danger à En danger critique d'extinction". Un déclin lié à "la perte d'habitat au profit de l'agriculture intensive". Finalement, l'UICN considère qu'"il semble bien qu'en Chine, il ne subsiste aucun plant sauvage". Quant à la plus grande des populations récemment découverte au Laos, elle "a été détruite par l'inondation créée par la construction d'un projet hydraulique". Pour les arbres sur le territoire vietnamien, "très peu (…), s'il en reste, produisent encore des semences viables". Finalement, "cette espèce se dirige rapidement vers le statut Eteint à l'état sauvage".

Autre exemple avancé, "le Taxus contorta, qui est utilisé pour la production [d'un] médicament utilisé en chimiothérapie, est passé de Vulnérable à En danger". La "surexploitation à des fins médicinales ainsi que de l'excès de prélèvement pour le bois de feu et le fourrage", sont les deux responsables désignées par l'UICN.

Enfin, les plantes à fleurs endémiques des îles granitiques des Seychelles sont elles aussi menacées. "Les études actuelles montrent que, sur les 79 espèces étudiées, 77% font face à un risque d'extinction", explique l'Union.

Réactions3 réactions à cet article

 

L'article cite des exemples où l'Homme se trouve responsable du déclin voire de la disparition des espèces... Quand apprendrons-nous à vivre en harmonie avec notre environnement ?

Caroline | 17 novembre 2011 à 09h11
 
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J'ai du mal à concevoir que le braconnage soit encore responsable de la disparition d'espèces à notre époque, c'est vraiment accablant.
Les gouvernements de ces pays ne s'occupent même pas de leurs citoyens, on ne peut rien attendre d'eux concernant les espèces animales ou végétales.

Flow | 21 novembre 2011 à 16h04
 
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sauver la biodiversite et les especes menaces s est accepter de leur laisser des territoires ; mais a cele nous ne sommes pas prets si cela n est pas economiquement interressant ... La vie humaine est exponantielle , au detriment forcement d autre chose ; sommes nous prets a faire comme la Chine et limiter le nombre des naissances pour mieux repartir les richesses qui sont de toute façon limitées ? Je le pense pas ou uniquement chez les autres ... Aussi la biodiversite est-elle de tout évidence condamnée et les la faune sauvage egalement ; et de cela nous pouvons en etre sure ... Je pense que si un jour nous sommes pret a partager il sera trop tard ; la biodiversite sera un nouveau musé ... Cela semble etre un scénario catastrophique pourtant c est bien là ou nous allons ... c Est triste

coco71 | 06 février 2012 à 11h04
 
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