Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Quatre espèces de grands singes sont menacées d'extinction

La nouvelle liste rouge des espèces menacées, publiée par l'Union internationale de conservation de la nature (UICN), révèle que deux espèces de gorilles et deux espèces d'orang-outang sont en voie d'extinction.

Biodiversité  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Quatre grands singes sur six sont à un pas de l'extinction : le gorille de l'Est, le gorille de l'Ouest, l'orang-outan de Bornéo et l'orang-outan de Sumatra, a alerté l'Union internationale de conservation de la nature (UICN) lors de son congrès mondial à Hawaï, début septembre. Au total, sur 82.952 espèces inscrites sur la liste rouge de l'UICN, 23.928 sont menacées d'extinction.

La chasse sur le banc des accusés

La liste rouge des espèces menacées, réactualisée à cette occasion, compte désormais quatre espèces de grands singes "en danger critique d'extinction" et deux autres "en danger" (chimpanzé et bonobo).

 
Le climat, une menace supplémentaire L'UICN a adopté, lors de ce congrès, de nouvelles lignes directrices pour l'évaluation de la vulnérabilité des espèces aux changements climatiques. "Pour élaborer des plans de conservation efficaces, il faut au préalable déterminer comment les espèces sont touchées par le changement climatique et comment cela va évoluer à l'avenir", souligne le Dr Wendy Foden, présidente du groupe de travail sur le changement climatique.
 
Le gorille de l'Est (Gorilla beringei) a ainsi vu sa population se réduire de plus de 70% en vingt ans, pour atteindre 5.000 individus aujourd'hui. Cette espèce passe donc de la catégorie "en danger" à "en danger critique d'extinction". C'est particulièrement la population du gorille de Grauer ou gorille des plaines orientales (G. b. graueri), l'une des deux sous-espèces du gorille de l'Est, qui a été décimée par la chasse illégale, passant de 16.900 individus en 1994 à 3.800 en 2015, soit une réduction de son effectif de 77%. "Voir glisser vers l'extinction le gorille de l'Est, qui nous est étroitement apparenté, est vraiment consternant, réagit Inger Andersen, directrice générale de l'UICN. Nous vivons une époque de mutations extrêmes et chaque mise à jour de la Liste rouge de l'UICN nous montre que la crise mondiale de l'extinction avance très vite. Les mesures de conservation donnent des résultats, (… mais) nous devons redoubler d'efforts pour inverser la tendance et sauvegarder l'avenir de notre planète".

Le zèbre des plaines (Equus quagga) est lui aussi menacé par les chasseurs. "Autrefois abondant et répandu", il a vu sa population réduite de 24% en quatorze ans (de 660.000 individus à 500.000). Pourtant, note l'UICN, dans de nombreux pays, cette espèce n'est présente que dans des aires protégées, ce qui devrait le préserver des chasseurs qui la recherchent pour sa viande, mais aussi pour ses peaux. Ce zèbre passe donc de la catégorie "préoccupation mineure" à "quasi menacé".

De même, trois espèces d'antilopes d'Afrique (le céphalophe à bande dorsale - Cephalophus dorsalis, le céphalophe à ventre blanc - Cephalophus leucogaster et le céphalophe à dos jaune – Cephalophus silvicultor) passent en catégorie "quasi menacé" : "Si les populations de ces espèces se trouvant à l'intérieur d'aires protégées sont relativement stables, ailleurs elles déclinent en raison de la persistance de la chasse illégale et de la destruction de leurs habitats".

Le panda géant, le rat architecte et l'antilope du Tibet vont mieux

La réactualisation de cette liste rouge permet aussi de constater des progrès liés aux mesures de conservation mises en place. Alors qu'il était jusque-là classé "en danger", le panda géant (Ailuropoda melanoleuca) est désormais classé "vulnérable". Des efforts de reboisement et de protection des forêts ont permis un accroissement de sa population. "Cette amélioration confirme l'efficacité des efforts entrepris par le gouvernement chinois pour préserver cette espèce, souligne l'UICN, qui modère aussitôt la bonne nouvelle : Cependant, il est estimé que le changement climatique pourrait éliminer, dans les 80 années à venir, plus de 35% des forêts de bambous qui constituent son habitat, et les effectifs de l'espèce devraient donc décliner, perdant ainsi les acquis de ces deux dernières décennies". L'UICN salue la volonté du gouvernement chinois de poursuivre et d'élargir sa politique actuelle de conservation de l'espèce.

Autre bonne nouvelle : l'antilope du Tibet n'est plus considérée "en danger" mais "quasi menacée" grâce à des mesures de conservation et de lutte contre le braconnage qui ont permis de reconstituer sa population, de 65.000 dans les années 1990 à un nombre d'individus estimé entre 100.000 à 150.000 aujourd'hui.

Enfin, le rat architecte (Leporillus conditor), espèce endémique australienne, passe de "vulnérable" à "quasi menacé" grâce à des réintroductions et des introductions dans des zones libres de prédateurs. "Ce rongeur constructeur de nids est unique et le dernier de ce genre, depuis que Leporillus apicalis, une espèce apparentée plus petite, s'est éteinte au 20e siècle. La résine créée par les rats pour construire leurs nids est si forte qu'elle peut durer des milliers d'années si elle n'est pas exposée à l'eau", explique l'UICN.

Réactions1 réaction à cet article

 

L' Homme est la cause de l'extinction des espèces animales ou autres...
Un jour se sera notre tour...mais il sera trop tard.

fmarc | 06 septembre 2016 à 09h40
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

Qualification OPQIBI : étude de la biodiversité et des écosystèmes OPQIBI