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Cruiser : Barnier promet des mesures de surveillance des parcelles et des ruchers

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Michel Barnier, ministre de l'agriculture et de la pêche a reçu le 21 février une délégation de représentants d'apiculteurs et d'associations environnementales concernant l'autorisation de mise sur le marché du pesticide Cruiser.

Fabriqué par Syngenta, le Cruiser est un insecticide d'enrobage des semences de maïs dont la molécule active est le thiamétoxam. Les apiculteurs et les associations dénoncent cet insecticide appartenant à la même famille que les substances actives du Gaucho et du Regent incriminés pour leur impact néfaste sur les abeilles et retirés du marché français en 2004.

Michel Barnier, qui a reçu cette délégation, n'est pas revenu sur l'autorisation du Cruiser, délivrée pour un an le 7 janvier 2008 sur la base d'un avis favorable de l'AFSSA, et a rappelé, dans un communiqué, qu'elle était assortie de mesures de gestion particulièrement strictes.

Le Ministre a également promis des mesures de suivi et de surveillance, des parcelles semées et des ruchers sur trois régions (Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Aquitaine), en concertation avec les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement. Une première réunion a déjà eu lieu le 14 février, a souligné le Ministère.

Alors que M. Barnier recevait la délégation, plusieurs centaines de personnes manifestaient le 21 février à Paris, à l'appel de la Coordination des apiculteurs de France et de plusieurs associations environnementales ( L'alliance pour la planète, LPO, etc. ) pour demander le retrait du pesticide Cruiser. Selon les manifestants, ce pesticide représente un danger pour les abeilles, les oiseaux, les mammifères sauvages, les eaux souterraines et à terme la santé humaine.

Le Ministre a assuré que les moyens financiers nécessaires au suivi post-homologation préconisé par l'AFSSA seraient débloqués. La délégation jugera de la réalité de ces engagements sur le terrain, a indiqué l' Union nationale de l'Apiculture française (UNAF) le 22 février dans un communiqué.

Selon l'UNAF, les délégations déplorent que le principe de précaution ne soit pas appliqué, au mépris des abeilles et de la biodiversité. Elles dénoncent également le manque de rigueur scientifique de l'AFSSA dans l'évaluation du risque. L'Union nationale de l'Apiculture française a indiqué que le Ministère de l'Environnement aurait promis qu'il s'impliquerait dans le suivi post-homologation.

D'après l'UNAF, le Ministère de l'écologie aurait fait part de son souhait de mettre en place des procédures d'évaluation plus rigoureuses et spécifiques aux insecticides neurotoxiques systémiques.

Rappelons que l'UNAF a déposé le 29 janvier une requête en annulation de l'autorisation du Cruiser devant le Conseil d'Etat. La mobilisation se poursuit sur le terrain. L'ensemble des organisations demeurent déterminé à obtenir le retrait du Cruiser, a-t-elle prévenu.

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