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L'Unesco recense la prolifération mondiale des microalgues toxiques

Eau  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

L'Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a publié le 19 octobre le premier recueil mondial de données sur la prolifération mondiale des microalgues "toxiques et nuisibles". Il identifie 174 algues et 100 espèces produisant des toxines, regroupées dans 24 classes chimiques pour 11 pathologies humaines différentes.

Ces micro-organismes "appauvrissent les stocks de poissons, détruisent les fermes piscicoles et peuvent être porteuses de maladies, voire causer la mort de l'homme et des gros animaux marins", alerte l'Unesco. Or, ils continuent de se développer le long des côtes de Floride (Etats-Unis), où des données sont répertoriées depuis le milieu du 19e siècle, ainsi qu'en Inde et à Oman. Dans l'Adriatrique et la Baltique, "les incidents algaux nuisibles progressent malgré la prise de conscience des gouvernements et les décisions prises pour limiter la production et le rejet de phosphate et autres produits chimiques toxiques", ajoute l'Unesco.

Le développement des microalgues est lié à une exploitation intensive des zones côtières, à travers l'aquaculture, le tourisme, la surpêche, l'augmentation du trafic maritime. Il est aussi lié à "un excès de nutriments issus des déchets générés par l'homme et des produits chimiques".

Des baisses de leur prolifération ont été observées "là où des mesures ont été prises pour améliorer le traitement des eaux usées et les technologies de pisciculture", souligne l'organisation. Dans plusieurs pays européens (Allemagne, Danemark, Espagne, France, Irlande, Norvège, Royaume-Uni, Suède), des mesures de gestion, s'appuyant sur des observations régulières et des alertes précoces, ont aussi permis leur réduction, "grâce à la législation européenne adoptée en 1991".

Cet ouvrage, pesant 523 pages, est une publication conjointe de la Commission océanographique intergouvernementale de l'Unesco et de la Société internationale pour l'étude des algues nuisibles. Elle a bénéficié du soutien de la Fondation Prince Albert II de Monaco et de plusieurs organismes régionaux, nationaux et internationaux.

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