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Eau potable : le Sédif mise sur l'osmose inverse pour une eau sans micropolluant d'ici 2028

Le syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sédif) envisage de mettre en place le procédé d'osmose inverse basse pression sur ses trois sites pour éliminer chlore, calcaire et micropolluants de l'eau du robinet de 4,6 millions de personnes.

Reportage vidéo  |  Eau  |    |  Rémi Pin Actu-Environnement.com

L'usine de production d'eau potable de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) est parmi les plus grandes d'Europe. Elle produit en moyenne 274.000 m3/j et alimente 1,65 millions de personnes du secteur est de la banlieue de Paris.

Dernier investissement en date sur le site, la refonte de l'unité de traitement au charbon actif en poudre, destinée à traiter les pollutions occasionnelles de la Marne (pollution aux hydrocarbures, aux pesticides, en cas de crue…). Le nouveau système permet de "traiter instantanément les pollutions, avec une autonomie de dix jours", précise Kapilan Vilvarajah, chargé d'opérations au Sédif. Les travaux ont duré trois ans et la nouvelle unité est en fonctionnement depuis février 2019. 5,1 millions d'euros ont été investis pour équiper les deux usines de Neuilly-sur-Marne et de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne).

Bientôt l'osmose inverse basse pression

Mais le plus grand chantier de modernisation de l'usine est encore à l'étape de projet : l'installation d'un procédé d'osmose inverse basse pression. "Aussi moderne soit l'usine, il y a un certain nombre de molécules que nous ne parvenons pas à abattre, comme les résidus de pesticides et les perturbateurs endocriniens, explique Adrien Richet, chargé d'études au Sédif. Cette technique de filtration membranaire permettrait d'obtenir une eau plus pure, sans calcaire et sans chlore."

Anticiper les futures réglementations

Un premier projet d'osmose inverse basse pression est en cours de réalisation dans l'usine d'Arvigny (Seine-et-Marne) , la plus petite usine du Sédif. Elle produit chaque année 25.500 m3 d'eau extraite de la nappe souterraine calcaire de Champigny. 34 millions d'euros ont été investis pour ce projet, qui devrait être effectif en 2022.

Mais équiper les deux autres usines du Sédif de ce procédé demandera un investissement bien plus conséquent : entre 400 et 500 millions d'euros pour chacun des sites. "C'est une technologie qui nous permettra de prendre de l'avance et d'anticiper les changements de normes et de réglementations qui finiront par arriver", analyse Adrien Richet. Un pilote est actuellement en phase de test sur le site de Neuilly-sur-Marne. Les essais doivent se poursuivre jusque fin 2020 pour affiner le dimensionnement des futures installations, qui pourraient voir le jour en 2028.

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