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Exploitation des haies : un moyen de préserver le paysage

Le déchiquetage du bois bocager peut devenir une ressource pour les agriculteurs. En le transformant en source d'énergie, ils contribuent ainsi à le protéger et le maintenir. Reportage.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Exploitation des haies : un moyen de préserver le paysage

Connues pour protéger les cultures du vent, la terre de l'érosion et des crues et pour favoriser la biodiversité, les haies ont tendance à disparaître du paysage. La raison ? Elles représentent un entretien coûteux pour les agriculteurs qui préfèrent souvent procéder à leur destruction.

En réalité, la valorisation du bois bocager peut devenir source de multiples bénéfices.

Déchiquetée, la haie peut être transformée en plaquettes, le combustible le moins cher à base de bois. Ces plaquettes peuvent servir à l'auto-consommation, être revendues à des agriculteurs mais aussi à des collectivités. L'intérêt principal ? La proximité. La création d'une filière locale permet aux communes de contourner les difficultés d'approvisionnement en bois.

Reste à sensibiliser les agriculteurs à cette démarche. A Cressy, en Haute-Normandie (76), plusieurs acteurs de la région s'impliquent pour faciliter la propagation de cette pratique.

Solution économique, ressource supplémentaire, protectrice de l'environnement la haie bocagère présente en réalité de nombreux intérêts.

Réactions15 réactions à cet article

 

Et la (BRF) " ramial fragmentation", vous connaissez ?
cordialement
KM

KM | 07 mars 2013 à 05h50
 
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On doit la destruction violente et systématique des haies aux agriculteurs ,et on compterait sur eux pour les protéger?
C'est montrer un singulier goût pour le paradoxe.

sirius | 07 mars 2013 à 11h32
 
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Entre valoriser les gros bois morts ramassés et ce qui dépasse trop vers le champ et gênerait le passage des machines agricoles, et arracher les arbres encore verts (!!!), il y a une très nette différence. Les haies ne sont pas forcément des désavantages terribles pour les agriculteurs : il suffit de les contourner. Elles sont des éléments très importants pour le paysage, la biodiversité des champs pas trop toxiques et la continuité biologique (on parle de couloirs de circulation des espèces). Elles sont enfin capitales pour limiter le vent et la propagation des maladies de champs en champs.

Lionel | 07 mars 2013 à 11h40
 
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j'enleve la haie je pourrai labourer 800 metres sans tourner le tracteur et puis je vais bientot lui mettre unGPS pour le regarder travailler alors votre baratin pour refaire des haies vous estes a coté de la plaque

FIRMINOU | 07 mars 2013 à 12h28
 
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Comme KM, je m'étonne que vous n'abordiez pas du tout la question du BRF. Il est certain que c'est intéressant pour la production d'énergie, mais, les rameaux les + fins (inf. 7 cm) sont aussi d'une grande richesse pour la vie dans le sol, élément central si l'on s'oriente vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement !
Aussi, il faut se protéger du risque de faire augmenter le prix des plaquettes. Certes, pour l'instant elles sont moins chère mais si cela devient une mode ?

Bien à vous,

FannyV | 07 mars 2013 à 13h30
 
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@KM et FannyV:
La question des BRF est en effet très intéressante.
Cependant dans ce reportage, il s'agissait de mettre l'accent sur l'exploitation des haies comme moyen de les préserver en en faisant une source d'énergie.
Je n'avais pas pour ambition d'aborder les techniques d'enrichissement des sols.
Cordialement
Marie Jo Sader

MJS | 07 mars 2013 à 14h58
 
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La valorisation économique du bois déchiqueté doit justement être l'argument qui incite le monde agricole à reconsidérer la haie comme une culture à part entière. La technique de coupe et non pas d’arrachage s'appelle le recepage. Elle consiste à couper les branches tous les 10 à 12 ans en laissant le tronc. C'est la méthode qui permet le plus de productivité en volume de biomasse.
Une fonction de la haie est absente de ce documentaire, il s'agit de la lutte contre l'érosion par une meilleur infiltration de l'eau dans le sol.

Denis | 07 mars 2013 à 15h39
 
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@Denis:
En terme agricole, parler de la préservation du paysage (comme cela est dit dans le reportage) c'est englober la question de la qualité des sols (et donc de l'érosion...)
En outre si vous lisez le texte sous le reportage vidéo, vous verrez que cela est explicitement abordé.
Cordialement,
Marie Jo Sader

MJS | 07 mars 2013 à 16h17
 
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Bonsoir,
Je m'interroge sur le modèle économique :
à combien la matière est-elle payée au propriétaire ?
A quel prix est-elle revendue ?
Sachant que toute la matière est broyée, verte, les "petites" chaudières des collectivités, sont-elles vraiment adaptées à cette plaquette ?

Par ailleurs, du point de vue écologique, les haies ainsi "recépées" participent-elles vraiment du même continuum écologique ?
Au moment ou on ne parle plus que de trame verte et bleue et où l'on rencontre des critiques lors de la production de plaquettes forestières (issues de vieux taillis...), tout cela peut paraitre contradictoire.
Cordialement,

Sylvo42 | 07 mars 2013 à 21h15
 
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Bjr
Ce reportage est une retranscription réaliste de cette après-midi consacrée au bois déchiqueté et à sa valorisation énergétique qui a notre humble avis sera l'un des moyens de sauver le bocage Brayon fortement mis à mal ces dernières décennies:
- du fait de l'évolution du prix des céréales par rapport au prix du lait et de la viande,
- de la déclinaison française de la PAC qui octroie des soutiens à l'agriculture ( surtout aux agri-managers céréaliers 80% des aides à 20% des agriculteurs...!) sans de réelles contre-parties environnementales
-et bien sur de la pensée productiviste qui n'envisage l'agriculture qu'en fonction des résultats financiers à très court terme ( cf courriel de Firminou ) selon la célèbre formule " on privatise les gains et on socialise les pertes ( pollutions, biodiversité, paysage...) .
Il s'agit là bien sur d'une vision partielle du, des rôles de la haie mais le pragmatisme qui nous anime nous fait considérer que cette approche énergétique sera la locomotive qui tirera les autres wagons des apports du bocage...? et nous disions déjà il y a 10 ans: " Pour sauver la haie brûlons là".
Ceci ne nous empêche pas d'être critique sur certaines techniques d'exploitation des haies et surtout nous pensons qu'il est impératif de très rapidement mettre en place une structure permettant de gérer de façon concertée à l'échelle d'un territoire ( le Pays de Bray ou autre) ce pétrole vert renouvelable et créateur d'emplois locaux non délocalisables.

ARBRE ( asso rurale brayone pour le respect de l'environnement) | 08 mars 2013 à 13h30
 
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Article et vidéo très intéressants, merci. Le développement généralisé et très positif à tous points de vues des haies va de pair avec la création de sociétés spécialement équipées (qui peuvent être des groupements d'agriculteurs) pour les exploiter, source de revenus quand l'agriculteur ou autres n'en n'a pas les moyens techniques ou économiques. Ensuite l'utilisation des plaquettes peut être plus efficiente quand sa collecte est organisée "régionalement" et destinée à des "réseaux de chaleur" qui sont très performants. Ces derniers peuvent être alimentés par la combustion, mais de façon plus efficiente encore par la "gazéification" et cogénération. En outre ils peuvent avoir plusieurs sources d'énergies comme le biogaz, la géothermie ou comme souvent au Danemark le solaire. En bref haies + collecte organisée + réseaux de chaleur + gazéification/cogénération etc offrent le meilleur shéma et rendement énérgétique global.

Energie+ | 09 mars 2013 à 01h08
 
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Bonjour,
je m'étonne devant la quantité de bois déchiqueté qu l'on voit sur la plateforme de stockage et je me demande comment avoir un stock suffisant d'une année à l'autre pour approvisionner les clients. A quelle fréquence peut on couper les haies? et vu leur faible densité, peut on envisage qu'elles soient une ressource durable, d'une année à l'autre?

frog | 11 mars 2013 à 08h57
 
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Je réagis à Sirius qui aime la provocation, ou bien qui ne sait pas que depuis l'arrachage des haies d'il y a 50 ans et le travail que les agriculteurs font maintenant, nous avons changé de millénaire...c'est facile de dire que les agri sont à l'origine de tous les maux de la création, et certains rares spécimens ont peut être peu de scrupule, mais c'est loin d’être une généralité...j'ai moi même étant enfant vu des haies arrachées, et puis nous en avons replantés en gérant les aspects de faune, d'érosion, et surtout en adaptant la haie à nos matériels plus imposants. Je propose à Sirius d'aller voir ce qui a été fait à Belleville en Caux.
A bon entendeur!
Agricogite

managri | 12 mars 2013 à 10h59
 
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@managri : Googlemap : Belleville les Caux vue du ciel --> On constate bien en effet l'absence totale de haies entre chaque champ...

Lionel | 12 mars 2013 à 15h04
 
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On tape vite sur les agriculteurs, parfois à raison vu le genre de réponse qu'ils sont capables de sortir (ex. le coup du GPS). Mais il ne faut pas oublier que si ceux-ci ont arraché toutes les haies, c'est que l'Europe leur a versé de grosses subventions dans le cadre de la PAC. Après s'être aperçu des problèmes liés à ça (perte de diversité, érosion...) on a voulu leur redonner des subventions pour qu'ils replantent des haies! Mais faut dire que c'est quand même bien pratique de labourer plusieurs hectares en ligne droite, et ils ont eu l'impression d'être pris pour des imbéciles (à tort?). Donc ne mettons pas tout sur le dos des agriculteurs et essayons de leur faire comprendre que ces haies sont nécessaires et bénéfiques et que, peut être, ça vaut le coup de faire un petit détour pour les contourner que de programmer sur ordi le tracé rectiligne de son tracteur!

Ritch | 28 mars 2013 à 10h23
 
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