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Actu-Environnement

Un « Varenne agricole de l'eau et de l'adaptation au changement climatique » prévu d'ici l'été

Déchets  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Un « Varenne agricole de l'eau et de l'adaptation au changement climatique » devrait être organisé d'ici cet été à la demande du président de la République, Emmanuel Macron : c'est en tous cas ce qu'a indiqué Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture, dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche le 24 avril. « L'aménagement hydraulique est trop souvent freiné, a-t-il notamment souligné. Depuis que l'homme est sédentaire, les conflits d'usage de l'eau existent. Il faut évidemment les résoudre dans la concertation, sans que celle-ci ne dure dix ans comme cela reste trop souvent le cas ».

Une initiative saluée par la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) : « La première urgence est de sécuriser juridiquement la gestion collective de l'eau et de garder toutes les possibilités pour développer les infrastructures de stockage ou de transferts d'eau pour l'alimentation en eau potable, la préservation des milieux et une production alimentaire diversifiée dans tous les territoires », a appuyé le syndicat.

Un autre syndicat agricole, la Confédération paysanne, affiche quant à lui une position plus nuancée sur le sujet. « Les projets de construction de réserves d'eau ne doivent pas perturber l'équilibre du milieu naturel, estime-t-il. Des études de pertinence technique et économique ainsi que des études d'impact sont nécessaires en prenant en considération l'ensemble des équipements d'un bassin versant. Des retenues collinaires ont leur place mais pas les grands projets technologiques que sont les retenues de substitution privatives, les grands barrages, l'Aqua Domitia ».

Cet événement contribuera peut-être à prolonger les travaux interministériels de rapprochement entre les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique, divisés sur plusieurs sujets dont les retenues d'eau.

Réactions27 réactions à cet article

 

l'irrigation c'est moins de 2% de la ressource en eau du pays ...
la sécheresse 2021 a déjà commencé, comme tous les ans depuis 20 ans elle sera pire que la précédente et comme tous les ans qualifiée d'exceptionnelle ! Et pourtant nous ne sommes pas à l’abri d’inondations en mai et juin ! Toutes les désertifications commencent par l’alternance d’inondations et de sécheresses ! Les conditions climatiques actuelles sont les signes exacts d'une désertification massive !
On peut agir très vite puisque toutes les lois existent déjà, il suffit juste de les faire appliquer aux collectivités : tous les rejets (pluies et eaux usées) doivent être traités et infiltrés pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques, et quand les infiltrations ne sont pas possibles l'eau doit être recyclée pour des usages non domestiques comme l'arrosage. Les rivières sont le drainage naturel des sols et elles sont caractérisées uniquement par leurs sources, tous les apports supplémentaires (ruissellements, fossés et rejets de station d'épuration) amplifient le drainage naturel donc assèchent les nappes phréatiques et polluent. Contrairement aux idées reçues l'irrigation n'assèche pas les nappes phréatiques puisqu'elle contribue à l'alimentation du cycle, c'est au contraire le manque de végétation en été (après les moissons) qui coupe le cycle de l'eau ! Les villes ont enfin compris l'intérêt de la végétalisation mais il faut la généraliser partout en faisant des réserves d'eau l'

laurent | 30 avril 2021 à 08h52
 
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la plante qui utilise le plus d'eau c'est l'arbre (feuillu 5000m3 à l'hectare et par an source ONF), si on veut sauver rapidement la planète il faut rapidement changer de paradigme : la végétation ne consomme pas d'eau mais provoque les pluies : 70% des pluies continentales proviennent de l'évapotranspiration et seulement 30% de l'évaporation en mer, autrement dit nos sécheresses sont provoquées par le manque de végétation (source INRAE) !
Aucun champ irrigué ne peut évaporer plus d'eau qu'une foret et surtout il ne pourra jamais utiliser plus d'eau l'été qu'il n'a infiltré de pluie l'hiver !
En nouvelle aquitaine, si les villes étaient aux normes (recyclage de l'eau pour l'arrosage au lieu des rejets en rivières ) on aurait de quoi irriguer la TOTALITÉ de la surface agricole utile (4 millions d'hectares) sans prélever une goutte dans les nappes phréatiques !
Actuellement les rivières françaises rejettent entre 50 et 70% des précipitations (76% pour la Sèvre Niortaises, alors qu'il ne faudrait jamais dépasser les 30%...) ce qui provoque des inondations, un assèchement mathématique des bassins hydrologiques.

laurent | 30 avril 2021 à 09h42
 
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Donc suivons Laurent et remplaçons toutes les forêts par la monoculture intensive. Et faisons partout des réserves : lorsque les rivières et les fleuves n'arriveront plus jusqu'à la mer (quelle eau "perdue", n'est-ce pas?) et que toute la biodiversité aura disparu, on verra enfin s'accomplir le rêve de la FNSEA. Mais peut-être pas celui de l'humanité.
Répondre à des inepties pareilles, c'est perdre son temps. Donc j'arrête-là : contre le fanatisme et surtout l'ignorance crasse de ceux qui "croient savoir" et manipulent les données scientifiques, on ne peut rien, à part les laisser aller droit dans le mur. Si l'homme descend du singe, certains cherchent visiblement à y remonter.

petite bête | 30 avril 2021 à 11h57
 
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Le paradigme c'est que le sud de la France devient avec le changement climatique incompétent pour l'agriculture, pour la vigne on en est arrivés à irriguer, c'est stupide et ça ne peut pas tenir, le nord de la loire ne manque pas spécialement d'eau, mais les paysans vieillissent, les terres passent en friche, ou usages ludiques : chevaux, et les centres commerciaux se régalent à 40 cmes le m2.
Le gouvernement devrait aider les agriculteurs du midi à s'installer chez-nous ou ils trouveront de meilleures conditions de vie.
Quand aux vignobles il y a d'excellents côteaux qui s'ignorent et du vin de garde possible, pas besoin de chercher des côteaux au nord, Le Jasnières voisin a des blancs qui n'ont rien à envier aux côteaux du Layon et Bordeaux liquoreux.
Sols calcaires avec quelques troglodytes donc caves éventuelles à creuser.

pemmore | 30 avril 2021 à 12h58
 
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Dans le domine de l'environnement, et de l'eau en particulier, on a déjà une idée assez précise de ce que recouvre pour l'Etat et les acteurs économiques habituels tels ici la FNSEA : on décide en huit clos puis on tient en commissions une pseudo consultation des représentants de la société civile, sans bien évidemment tenir compte de la moindre objection, enfin on met en chantier par voie de fait accompli. On s'indigne ensuite qu'il y ait des actions en justice contre des décisions manifestement entachées d'illégalité et on fustige la justice lorsqu'elle donne droit aux requérants. Parfois même, on débouche sur un drame comme à Sivens.
L'Etat, par la voix du ministère de l'agriculture, montre ici qu'il n'a en rien l'intention d'apprendre une quelconque leçon du terrain, d'écouter les autres usagers de l'eau (que l'on espère réduire au silence avec la menace de la brigade de Gendarmerie Démeter) et encore moins de modifier la moindre ligne de code de son logiciel décisionnel. Malgré les apparences, on flirte avec un régime totalitaire.

Pégase | 30 avril 2021 à 13h45
 
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@ petite bête : 80% des stations d'épurations françaises ne sont pas aux normes et polluent allègrement rivières, marais poitevin, bassins ostréicoles et la mer en toute impunité !
Toutes les villes sont en train de faire des réserves d'eau pour végétaliser, je ne vous parle pas de monoculture intensive mais de végétalisation massive et urgente ! consultez les recherches de Konrad Schreiber et de Frédéric Thomas sur les sols vivants et la permaculture, vous comprendrez le rôle de la photosynthèse : l'énergie du vivant !
Les saisons chaudes sont des saisons humides sauf dans les déserts ...
Non seulement depuis 20 ans on indemnise inondations, sécheresses et gel sans apporter de solution mais on détruit les retenues existantes, on bloque les projets de réserves, on favorise les cultures sèches, on diminue les surfaces irriguées et on ne recycle pas l'eau des villes ! Il est techniquement impossible de faire pire, il est maintenant urgent et très facile de faire mieux !

laurent | 30 avril 2021 à 14h38
 
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Chère petite bête,

Laurent donne ses sources, où sont les vôtres, qui pourraient vous permettre de le contredire "à la régulière", au lieu de "l'anathèmiser"?

L'insulte à la bouche, n'auriez-vous d'autre choix que de persévérer dans vos erreurs, refusant, une fois de plus, de répondre sérieusement à ce qu'à tort, vous appelez des "inepties"? Admettre vos erreurs vous serait-il avouer à vous-même l'inutilité de votre violence en ces débats?

Cher Laurent, continuez! Vos thèses et raisonnements sont à l'antipode de l'inepte et de l'ignorance, merci pour vos éclairages.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 30 avril 2021 à 14h41
 
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Il y a un truc qui est étonnant chez-moi, c'est le vouloir détruire les moulins qui ont tous entre 200 et 500 ans, ici c'est le Loir, déclivité très faible entre 50 et 60 m d'altitude, donc les champs proches en général du sable, la nappe se trouve au même niveau ce qui fait de belles cultures sans arrosage, un bon niveau hydrique, si on casse les moulins ces milliers d'ha de prés et de cultures surtout céréalières seront perdues, c'est pas vraiment la meilleure méthode de limiter le réchauffement climatique.
Une vraie stupidité d'écolos dérangés dans leur cerveau.
Le seul poisson migrateur est l'anguille et il a toujours trouvé moyen de passer, quitte à travers champs, c'est la pêche au niveau de st Nazaire des civelles (anguilles encore transparentes, devenues pibales entre Ancenis et Angers marron clair) puis la présence de silures qui est le problème, pas les moulins.
Le silure est en gros son seul prédateur, sa destruction est une nécessité.

pemmore | 30 avril 2021 à 15h21
 
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Laurent, je ne sais pas d'où vous tenez les éléments dont vous vous servez, si c'est d'une secte ou de la FNSEA - encore qu'il n'y ait guère de différence en matière de désinformation - mais qu'il s'agisse des stations dépuration ou de l'absorption / restitution de l'eau pas les plantes, les arbres ou l'âge du capitaine, on ne peut pas raisonner juste sur des bases fausses. Prenez des sources un peu plus sérieuses et on en reparle.

petite bête | 30 avril 2021 à 15h46
 
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On ne peut pas dire que vous ne racontez jamais la même chose, Laurent. Autant je peux en comprendre certaines, autant j'aimerai que vous m'expliquiez, VOUS, comment il est possible TECHNIQUEMENT de ne pas envoyer dans les rivières (ou fleuves) après passage en station d'épuration, l'eau usée provenant des grosses agglomérations. Infiltrer, je veux bien, à condition d'avoir la réserve foncière pour le faire.

nimb | 01 mai 2021 à 07h27
 
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@ nimb : non seulement c'est techniquement possible de recycler l'eau dans les sols mais c'est inscrit dans le code de l'environnement, tous les particuliers respectent cette obligation (infiltration à la parcelle pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques). 80% des stations françaises ne sont pas aux normes (rejets en rivières) mais toutes les nouvelles installations le sont avec des bassins de rétentions et de l’épandage agricole, c'est comme ça dans mon village depuis 30 ans pour une laiterie et un abattoir, et dans la commune d'à coté pour la station d'épurations communales !
Dans le cadre du dérèglement climatique les villes construisent des réserves pour végétaliser, l'irrigation c'est de la végétalisation pure et simple !
Le climat océanique est caractérisé par la faible amplitude thermique entre le jour et la nuit liée à la présence d'eau, le climat continental est au contraire caractérisé par une forte amplitude thermique liée à l'absence d'eau et donc de végétation. Les déserts subissent de fortes chaleurs diurnes et des gelées nocturnes, les épisodes de gel que nous venons de connaitre sont les caractéristiques exactes d'une désertification.

laurent | 03 mai 2021 à 09h17
 
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C'est des petits marrants dans l'administration.
Un Varenne de l'eau, ça sent la fuite ! Royale, même !
Allez, courage !
Et vive l'agriculture qui produit et fait vivre les agriculteurs, les abeilles et l'économie !

Albatros | 03 mai 2021 à 10h16
 
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Eu égard au fait que plus de 90% des stations d'épuration sont aux normes (Source : agences de l'Eau, je viens d'y passer 18 années, merci!), que l'eau des stations est réutilisée en aval pour les besoins des collectivités, et aussi bien en eau potable, mais que sous prétexte de vouloir lui donner un usage alors qu'elle en a déjà un le lobby agricole aimerait pouvoir la capter à son profit, on a ici affaire à deux sortes de désinformation, l'une qui touille des éléments plus ou moins fiables à la sauce de son ignorance globale, l'autre qui essaye systématiquement d'user la patience et faire perdre du temps aux interlocuteurs. Mais j'arrête là et refais miens le théorème de Michel Audiard : "Faut pas parler aux c..., ça les éduque!"

petite bête | 03 mai 2021 à 10h18
 
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petite bête : vous confondez normes et conformité au exigences de l'état, l'état fermait les yeux sur la pollution des rejets urbains jusqu'à l’apparition du Covid !
la pollution des milieux aquatiques n'a jamais été autorisé, mais depuis le début tout le monde ferme les yeux ... et surtout les agences de l'eau qui maintenant n'arrivent plus à cacher la vérité !
Avec le crime pour écocide les rejets urbains en milieu aquatique seront interdits et sanctionnés; et les maires mettront aux normes leurs stations et on donnera l'eau aux agriculteurs pour s'en débarrasser !
En Nouvelle Aquitaine, avec la mise aux normes, les agriculteurs auront pratiquement trop d'eau à disposition ... 5 milliards de m3 au lieu des 500 000 millions prélevés dans les nappes annuellement !
Je ne vous ai pas insultée j'essaie juste de vous éduquer à la végétalisation massive, ce que font tous les autres pays pour lutter contre le dérèglement climatique !

laurent | 03 mai 2021 à 10h32
 
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Laurent, je ne lis pas votre réponse pour des GRANDES agglos. Je prends exemple ma ville Colmar et son agglo, dont la STEU est paramétrée pour 250.000 eqH. la station rejete dans l'Ill. De l'autre côté de la rive, c'est le Ried, avec la nappe à 2m sous terre, voire affleurante (et même remontées de nappe en Janvier-Février).... admettons que je minimise à 100.000 eqH, car le bassin de recueil va du fond de la vallée de Munster jusqu'au nord presque d'Ensisheim, donc çà doit rassembler à peu près au moins 150.000 hbts + activités... je calcule : 100.000 hbts x 0,1 m3/jour/hbt, çà donne 10.000m3 à relarguer par jour..... pensez-vous qu'on peut relarguer cette valeur quotidienne dans des bassins de rétention, ou même infiltrer dans un sous-sol par nature gorgé d'eau? Ca me parait surréaliste, et je n'imagine pas le tableau pour Strasbourg, voire la couronne francilienne. Ou alors on ne doit pas se comprendre au niveau du sens du mot rejets. Si vous pouviez expliciter pour les grosses agglos, je serai heureux de m'instruire.

nimb | 03 mai 2021 à 10h41
 
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Salut Petite bête,
puisque tu es un spécialiste des centrales d'épuration, tu ne peux pas dire que certaines ne fonctionnent pas correctement.
Le ruisseau qui coulait dans ma rue à st hilaire de Riez transformé en bouche d'égoût ,en hiver est nickel avec une profusion de cresson , au mois d'août il sent pas la rose et les coquillages peuvent être dangereux.
Dans mon village à cause de l'absence de recherches de causeurs de trouble, ceux qui ont raccordé les pluviales aux égoûts, par grosse pluie ça s'en va dans le champ, la pompe de reprise ne suit pas.
Quand à la centrale, ma foi un beau truc, depuis est sous-traitée, avant aucune odeur, depuis ça pue grâve.
Donc sur 3 maisons ou je suis propriétaire dont 2 en indivisi 1 seule sur trois, celle d'Angers fonctionne correctement.
1/3 c'est pas une bonne moyenne.
Bon mon village de grandes collines 1600 habitants, on comprend, mais st Hilaire de Riez : petite ville? c'est fini le village de 500 habitants: 10000 sur une surface plus grande que Paris.
Ils ont les moyens d'assurer.

pemmore | 03 mai 2021 à 11h12
 
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Achères ne doit pas figurer dans les statistiques de petite bête. Je lui suggère d'arroser son potager bio avec les eaux qui y sont traitées et d'y incorporer les boues issues du traitement...
Chiche !

Albatros | 03 mai 2021 à 12h00
 
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@nimb : recycler toute l'eau des villes dans des bassins ou dans les sols est techniquement impossible, mais en faisant en sorte de recycler le minimum qui nous garantit la plus grosse densité végétale via l'irrigation (dans les champs mais aussi dans les villes) on ne parlerait plus de canicule et encore moins de sécheresse !
une ville rejette en moyenne plus de 4 fois sa consommation d'eau dans les rivières, aujourd'hui le recyclage est notre meilleure source à condition que les stations fassent leur travail ...
Notre préoccupation principale doit être la végétalisation avec une priorité l'été pour évacuer la chaleur.
Nous n'avons aucun problème sur la quantité d'eau disponible il faut juste gérer convenablement le flux pour éviter inondations et sécheresses !
La ville de Saintes a eu les pieds dans l'eau pendant un mois en février et 2 mois après elle est en vigilance sécheresse ...
Inondation c’est quand l’eau repart trop vite vers la mer, sécheresse c’est quand elle est repartie trop vite

laurent | 04 mai 2021 à 13h38
 
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Si plus de 95% des stations sont aux normes, cela veut dire que 5% n'y sont pas, en particulier dans les campagnes et sur le littoral où le dimensionnement des stations est inférieur à la charge estivale. Toutefois les rejets d'une ville dans le milieu sont les prélèvements d'une autre située en aval, ce qui veut dire par exemple que Rouen boit les eaux épurées de Paris, et Tours celles d'Orléans et de Blois, et ensuite Angers et Nantes. Et je ne doute pas un seul instant qu'il serait nécessaire d'aller au-delà des 100 molécules recherchées dans les rejets des plus grosses agglomérations, car notre" belle" agriculture intensive en invente sans cesse de nouvelles, dont l'innocuité fait qu'elles sont en général stockées dans des entrepôts classés Seveso seuil haut comme Lubrizol à Roiuen par exemple, ou l'inoubliable AZF à Toulouse. Bref, chers soutiens inconditionnels de la pollution agricole, il y a des limites à la mauvaise foi.

petite bête | 04 mai 2021 à 16h00
 
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petite bête, vous racontez n'importe quoi : Lubrizol produit des additifs qui réduisent la pollution des moteurs thermiques. Hé oui, la chimie, ça sert aussi à protéger l'environnement, n'en déplaise, et aussi à fournir les produits de traitement de l'eau qui sont aussi, pour certains, stockés dans des établissements Seveso.
Quant à l'invention de molécules par les méchants agriculteurs, il vaut mieux lire ces c... qu'être aveugle.
Votre religion d'écologisme nuit véritablement à l'environnement.
Allez, courage à ceux qui produisent proprement.

Albatros | 04 mai 2021 à 17h28
 
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Oh oui, courage à ceux qui produisent proprement. C'est une bien petite minorité, certes, mais elle se renforce chaque année, malgré les désinformateurs et les lobbyistes, les "idiots utiles" et autres sous-marins de l'agro-business, comme le "syndicat majoritaire". Si vous n'avez pas compris que les citoyens en ont assez de l'agriculture intensive et de ses poisons, tant pis pour vous. Evidemment, ceux qui vivent de l'agriculture sans être agriculteurs sont plus nombreux et plus puissants pour l'instant, mais cela ne durera plus très longtemps.

petite bête | 04 mai 2021 à 18h52
 
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Je crois qu'on va arrêter de partir dans tous les sens, au nom de vouloir avoir le dernier mot.... s'il existe des gens pour croire que l'incendie de Lubrizol n'a pollué la Seine qu'à cause de la mousse d'extinction de l'incendie, c'est quand même triste.
C'est dommage qu'on ne sache pas lire plus que celà nos réactions, et que le but de chaque réaction est avant tout de se "fighter" comme sur un réseau social.
J'abonde dans la réaction de petite bête de 16h. Un rejet n'est pas si simple que celà à caractériser, et c'est bien vu d'ailleurs de parler de tout ce qui se passe en amont. Un rejet aux normes veut dire qu'il est conforme et inférieur aux limites de quantification réglementaires, parce qu'il faut bien fixer un cadre réglementaire pour dire ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas. Un taux de nitrates de 49 mg/l dans une eau du robinet, c'est réglementaire, à 51 mg/l non.... il faut bien fixer des limites, même si en parallèle ce système a ses propres limites et qu'il faut alors l'améliorer. De là à parler d'écocide, de zéro rejet ou de zéro pollution, c'est ubuesque, autant arrêter toute vie.... et encore, il restera pendant plusieurs dizaines d'année un bruit de fond de polluants.
En tout cas, j'ai pû lire que ce n'est pas possible d'infiltrer tous les rejets aqueux d'une agglo, ce qui me semble évident. Déjà séparer les eaux pluviales des usées, ce sera un pas intéressant dans le bon sens.

nimb | 04 mai 2021 à 21h01
 
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Merci Nimb, ce sont des précisions utiles. Il est temps que chacun cesse d'arranger le réel à la sauce de ses projets personnels, de son idéologie ou de son secteur d'activité. Ce qui apparaît, c'est que la bataille de l'eau est d'abord quantitative avant d'être qualitative. Et l'agriculture intensive est dans la ligne Shadock sur ce plan, en cherchant non pas à adapter ses pratiques au changement climatique, mais en s'imaginant que l'on pourrait adapter ce changement à ses pratiques de gaspillage de la ressource, sans parler du gaspillage d'énergie par la mécanisation à outrance et la pollution induite. Ce système va droit dans le mur, mais ils veulent encore accélérer.

petite bête | 05 mai 2021 à 11h10
 
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Tout à fait, petite bête.

Pégase | 05 mai 2021 à 13h24
 
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D'après ce que je remarque, c'est que l'agriculture intensive et polluante régresse pas mal, champs de petits pois, de phacélie, usage de plus en plus de brf qui enrichit le sol et garde mieux l'humidité, par contre ceux qui rêvent encore de bocage, c'est raté, la pingrerie de nos concitoyens, moi y compris, ne permet plus aux éleveurs de gagner leur vie, vu aujourd'hui du pot au feu de bête de race à peine plus cher que les tomates et moins que les fraises.
Donc on laboure les prés, arase les haies, c'est quelque part notre choix.
Pour l'eau je suis un peu surpris: on peut arriver à 49g de nitrates? Quand je pense à l'affolement de mon ancien maire au passage de 10 à 15 mg qui nous a obligés de forer à 80 m et c'est redescendu.
Pour les pluviales il n'y a pas de raison que la pluie ne rejoigne pas le sous sol ou elle doit aller, les raccorder aux égoûts solution anormale implique un gros pépin les jours de grands orages et la rivière polluée des centaines de km.
Des années de travail perdues.

pemmore | 05 mai 2021 à 14h18
 
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Je confirme avec bonne humeur le pragmatisme économique de pemmore, proche du mien. Là aussi, j'ai encore du travail, un colibri ne peut pas tout non plus, mais peut y contribuer.
Pour les nitrates, c'était un exemple. Ici, à Colmar, on est à 27mg/l au robinet et çà ne soucie pas grand monde. Le 49 mg/l, c'est ma tante, ancienne conseillère municipale d'un village du bessin caennais (> céréales) qui m'en avait parlé au sujet de l'eau dans sa commune. Après, tout dépend aussi de la sensibilité des collectivités. Avec un tel taux, l'eau est sûrement surveillée par la DDASS et il est même sans doute conseillé à ces collectivités, par les autorités, de penser à avoir une deuxième source d'approvisionnement.. et de l'utiliser! Tout dépend aussi où se trouve le point de captage. 15mg/l de nitrates en pleine campagne céréalière, c'est un score plutôt bon, alors qu'au fin fond de vallée de Munster, où il n'y a que de la forêt et 2-3 herbages occupés, çà peut me sembler déjà beaucoup (et pourtant "largement" sous la limite de potabilité)..

nimb | 06 mai 2021 à 09h18
 
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En matière de nitrates, il a la farce des "zones vulnérables", celles qui sont classées ainsi parce que le taux de nitrates s'approche ou dépasse la norme de potabilité (50mg/l) des eaux prélevées (et non pas distribuées). Mais dès qu'un forage dépasse les 50mg il est abandonné et n'est plus surveillé car sans prélèvement cela n'aurait pas de sens. Le résultat : des interconnections coûteuses et générant des pertes, sans parler du dimensionnement des réseaux. Mais plutôt que de s'attaquer au problème : la pollution par les nitrates d'origine agricole, on préfère des plans qui se succèdent et dont le résultat le plus visible est que, pour donner un seul exemple, j'ai vu en 18 années la quasi-intégralité du bassin Loire-Bretagne passer en zone vulnérable malgré l'opposition systématique des représentants des chambres d'agriculture . Et quand on ne pourra plus interconnecter les réseaux, on fera comment? La profession agricole s'en contrefout. L'agriculteur de base, lui, se demande comment il va payer ses dettes. Mais les chambres d'agriculture lui donnent toujours une réponse : tout ça c'est la faute des "Zécolo"s, de Bruxelles, de la PAC, de tout ce que vous voudrez, sauf du système lui-même, qui enrichit si bien ceux qui vivent de l'agriculture sans être agriculteurs.

petite bête | 06 mai 2021 à 19h20
 
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