En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Véhicules hors d'usage : où en est-on dans la valorisation ?

Au 1er janvier 2015, la réglementation obligera les centres de démolition des véhicules hors d'usage (VHU) à recycler 95% de la masse des VHU. Pourtant les objectifs actuels sont déjà parfois loin des réalités du terrain. Reportage.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Marie Jo Sader Actu-Environnement.com

Chaque année en France 1,5 million de véhicules arrivent en fin de vie. Les VHU sont des déchets dangereux dont la destruction doit être assurée par des centres agréés.

Pour s'approvisionner en VHU, ces centres de démolition adhèrent à un réseau de collecte mis en place par le constructeur, ou traitent directement avec les compagnies d'assurance (contrat épaviste) et les particuliers. En France, on compte environ 1.700 centres agréés qui fonctionnent selon un cahier des charges bien défini.

Une fois le véhicule collecté, il doit être référencé puis dépollué de tous les produits nocifs (liquide de frein, fluides, batteries…) et enfin démantelé dans le but d'en tirer des pièces de réemploi qui seront vendues sur le marché d'occasion et de fabriquer des matières recyclées avec les métaux, métaux non ferreux ou matières plastiques extraits de l'automobile.

La carcasse est ensuite confiée à un broyeur partenaire chargé de broyer et trier les matériaux, souvent les métaux, pour le recyclage. A eux deux ils se doivent d'atteindre les objectifs fixés par la réglementation, soit 85% de réutilisation, recyclage et valorisation en masse des VHU.

Pour être agrée "centre VHU", le démolisseur auto déclare chaque année ses résultats et un opérateur vient vérifier sur le site si les objectifs ont bien été atteints et les normes environnementales respectées.

Toutefois une filière illégale persiste en France. Selon Alexis Schmid, directeur associé chez Gaïa Conseils et coauteur d'une étude sur le sujet avec Insavalor, environ 30% des VHU seraient traités par des centres sauvages à l'abri de toute surveillance. Une concurrence déloyale qui impacte sur le gisement des centres agréés qui voient leurs ventes de pièces d'occasion diminuer, mais aussi sur les résultats en terme de valorisation.

Au 1er janvier 2015, la réglementation européenne imposera 95% de réutilisation/valorisation alors que parallèlement les coûts de traitement et de logistique ne font qu'augmenter. Si l'acier est plus facilement valorisable, les autres constituants des automobiles comme les polyoléfines ou le verre sont beaucoup plus difficiles à extraire, déchiqueter et recycler.

Enfin, quand bien même le couple démolisseur/broyeur déclarait avoir atteint les objectifs, il n'est pas sûr qu'ils soient vérifiables sur le terrain. Les méthodes de calcul pour chiffrer la valorisation ne sont en effet pas encore assez précises.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager