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Et si le vélo devenait une filière économique stratégique

La France ne produit que le quart des vélos vendus sur son territoire. Un rapport, commandé par le Premier ministre, préconise de reconstruire les fondements d'une industrie de la bicyclette, avec plus de 100 000 emplois à la clé.

Transport  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Et si le vélo devenait une filière économique stratégique
Actu-Environnement Le Mensuel N°422 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°422
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« L'écosystème du vélo étant relativement dynamique dans notre pays, il apparaît que l'économie française gagnerait à ce que la production de cycles sur le territoire français soit renforcée (…). Pour autant, le secteur économique du vélo est souvent perçu comme un secteur anecdotique, parcellisé et à faible valeur ajoutée », relevait Jean Castex dans la lettre de mission adressée, en octobre dernier, à Guillaume Gouffier-Cha. Le député LReM du Val-de-Marne a remis, mardi 8 février, au chef du gouvernement, son rapport sur la filière économique de la petite reine.

Après avoir rencontré plus d'une centaine d'acteurs industriels et économiques et visité de nombreux sites, en France et au Portugal, l'élu dit croire à « une nouvelle histoire économique » basée sur le vélo. Son optimisme vient, en premier lieu, du constat d'un changement des usages. « Pour de plus en plus de Français, le vélo devient un mode de déplacement du quotidien », a constaté M. Gouffier-Cha. Une reconnaissance aidée par le Plan vélo, présenté, en septembre 2018, par le Premier ministre de l'époque, Édouard Philippe, qui vise à tripler la part modale de la bicyclette, pour atteindre 9 % des déplacements en 2024. Mais aussi par la crise sanitaire, qui a remis les vélos sur les routes et poussé à la création de nouvelles pistes cyclables.

Essor du VAE et du vélo cargo

 
La filière industrielle du vélo doit se développer en prenant en compte les enjeux de réparabilité et de réutilisation des pièces et des matériaux  
Guillaume Gouffier-Cha, député LReM du Val-de-Marne.
 
La hausse de la fréquentation coïncide avec l'émergence du vélo à assistance électrique (VAE) et du vélo cargo. « Entre 2019 et 2021, le nombre de VAE vendus est passé de 400 000 à 700 000 et il devrait s'en vendre plus d'un million par an d'ici à 2025. Concernant les vélos cargos, le besoin est estimé à 300 000 d'ici à 2027, ce qui signifie de passer de 11 000 vélos cargos vendus par an à 60 000 unités », calcule le député.

Selon l'Union Sport et cycle, le marché du VAE représente déjà 56 % du marché total en valeur en 2021, compte tenu de son prix de vente beaucoup plus élevé (2 079 euros en moyenne).

Le souci vient du fait que la production des vélos a été délocalisée en Asie depuis plusieurs décennies. « L'économie du vélo est un exemple parmi d'autres des erreurs de notre politique de désindustrialisation ces cinquante dernières années et des perspectives nouvelles qui s'ouvrent à nous aujourd'hui », estime M. Gouffier-Cha. « Malgré une histoire industrielle forte du vélo, la France produit à ce jour l'équivalent du quart des vélos vendus sur son territoire », déplore le parlementaire. Soit 690 000 vélos assemblés en France sur les 2,7 millions vendus en 2020. Sachant que ce nombre pourrait atteindre 5 millions en 2030.

   
Le cycle français en chiffres © Union Sports et cycles
 
   

Opportunités dans les vélos moyen et haut de gamme

Le rapport voit dans les vélos de moyen ou haut de gamme « de réelles opportunités de développement pour les industriels français ». Pour reconstruire cette industrie, Guillaume Gouffier-Cha fait une série de propositions au Premier ministre. Celles-ci portent notamment sur la modernisation des usines. « Une mission vélo pourrait être créée, soit au ministère de l'Industrie, soit à la Banque publique d'investissement, afin que les acteurs aient un contact simplifié avec l'État et un accompagnement renforcé pour leurs projets de développement », suggère le rapport.

Le député insiste aussi sur l'investissement dans l'innovation. « Le vélo est une technologie qui évolue en permanence. Il est de plus en plus électrifié et connecté. Il est capital que notre industrie du vélo ait la maîtrise de ces nouvelles technologies », insiste le rapport. Ce dernier propose de soutenir la production en France de batteries et de motorisation des VAE, ainsi que de vélos cargos.

« Au regard des enjeux d'approvisionnement en matières premières et en pièces détachées, la filière industrielle du vélo doit se développer en prenant absolument en compte les enjeux de réparabilité et de réutilisation des pièces et des matériaux », juge également le député. « L'extension en 2022 de la responsabilité élargie du producteur (REP) aux articles de sport va conduire à des changements importants de conception chez les fabricants qu'il faut accompagner, dans un contexte de pénurie de matières premières », estime le rapport. Ce dernier prône la standardisation de certains composants, et notamment des chargeurs et batteries de VAE.

Pour se protéger de la concurrence déloyale, M. Gouffier-Cha souligne également la nécessité de maintenir les mesures anti-dumping européennes, qui ont permis d'éviter que le marché européen ne soit complètement submergé par la production asiatique, en particulier chinoise. Il appelle également de ses vœux la mise en place d'une taxe carbone aux frontières, qui se trouve être au programme de la présidence française de l'Union européenne. Enfin, la création d'un label France Vélo permettra de reconnaître la production de vélos dans l'Hexagone, estime l'élu.

Créer un comité de filière

Afin de structurer la filière, le député propose aussi de créer un comité de filières rassemblant l'ensemble des acteurs économiques, comme il en existe dans d'autres secteurs, comme celui de l'eau ou du nucléaire. Le député préconise, en effet, de développer la coopération, pour l'heure très faible, entre les différents acteurs de la filière. Mais il recommande d'établir aussi des partenariats avec d'autres filières, en particulier sur la production de composants avec les secteurs automobile et aéronautique, ou l'industrie des pièces métalliques (décolletage). « Plusieurs acteurs participent aujourd'hui à la création de ces ponts, comme Valeo, Actia, Savoy international ou bien encore le groupe Bontaz », se félicite l'élu.

Au-delà de la seule industrie, le rapport souligne la nécessité de développer les secteurs « des services, de la réparation et de la maintenance, de la cyclologistique et du vélo tourisme ». « Plus de 100 000 emplois pourraient y être créés d'ici à 2050 selon certaines estimations », rapporte M. Gouffier-Cha. L'ensemble des entreprises rencontrées pendant la mission recrutent actuellement, indique ce dernier. En d'autres termes, « le vélo est un secteur d'emploi en plein boom ».

D'après le rapport, le nombre d'entreprises de réparation de vélos inscrites au répertoire national des métiers a doublé entre 2018 et 2021. Sur la seule année 2020, + 35 % de réparateurs labellisés ont été enregistrés dans le cadre du « coup de pouce vélo », une aide financière mise en place par le gouvernement pour réparer sa monture. Le rapport préconise une meilleure formation des réparateurs afin de monter en compétence et « rendre la réparation rentable ». « Si l'on considère le vélo comme un mode de déplacement, il est primordial de disposer de réparateurs bien formés. C'est pourquoi, il nous semble important de rendre obligatoire la détention a minima d'un certificat de qualification professionnelle « réparateur cycle » au sein de l'équipe d'un vélociste », estime le député.

Les propositions du député semblent avoir fait mouche. Dans un communiqué commun, les ministres de la Transition écologique, des Transports et de l'Industrie saluent « un travail indispensable pour poursuivre la reconnaissance du vélo comme un mode de transport à part entière ». Et de préciser : « Il en va ainsi des préconisations visant à consolider les acquis du Plan vélo, comme le fonds mobilités actives ou les aides à l'achat, à soutenir les innovations industrielles, à développer la réparabilité des vélos et le marché d'occasion. » Reste à transformer ces préconisations en actes.

Réactions16 réactions à cet article

 

Un rapport "préconise de reconstruire les fondements d'une industrie de la bicyclette".

C'est bien là le problème. Aujourd'hui on fait des rapports et on préconise. Au cours des 15 premières années de la Vème République, l'Executif ne commandait pas de rapports ni ne préconisait. Il faisait. Un fonctionnaire, haut ou subalterne selon l'importance de l'action à mener, était chargé de produire ce qui manquait. Pourquoi sommes nous aujourd'hui incroyablement riches en connaissances et en compétences et si pauvres en résultats ? Parce que nous écrivons des rapports et émettons des préconisations.
Notre Etat est bavard et paresseux. Votre avis ?

henri le roy | 10 février 2022 à 09h04
 
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Le problème qui se pose est celui de la concurrence entre coûts de production. Pour résumer ma pensée, je suis prêt à acheter des produits français au prix français, mais pas des produits chinois au prix français. Pour donner un exemple, je n'accepte pas de trouver un vélo de marque française dont le cadre et les accessoires sont de marque japonaise mais sous-traités en Chine. De même, pourquoi ai-je pu faire venir de Chine un VTT à assistance électrique au prix de 1678 euros port compris et qui m'aurait coûté 3250 euros en France? Et il ne suffit pas que des produits soient assemblés en France pour qu'ils deviennent français. Tant que ce problème de distorsion ne sera pas résolu, par exemple en imposant des règles environnementales ou de respect des droits humains, il est évident que l'acheteur ira au mieux offrant. Il y a des importateurs qui se goinfrent.

petite bête | 10 février 2022 à 09h31
 
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Le vélo pour les loisirs : OK et encore pour une partie. Pour le reste
à la campagne où j'habite, va falloir m'expliquer.
Le magasin de vélo le plus proche est à 20 Km et le réparateur quand il veut bien ouvrir est à 10 Km.
Mais bien sûr, il faut faire quelque chose

naphtes | 10 février 2022 à 09h39
 
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Osons, osons c'est bon pour la santé, les rues seront moins encombrées de même pour les parkings. Fabriquons des vélos durables et réparables ( C'était un des atouts des bicyclettes Peugeot !!!) Personnellement je fais tous mes déplacements urbains à bicyclette avec un Peugeot qui à 50 ans et moi 83 .

piroulette | 10 février 2022 à 10h57
 
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Permettez-moi de sourire. dans les années 70, j'allais à vélo de Paris centre à Soisy sur Seine, il y avait encore par endroit une piste cyclable le long de la N5. Et des fabricants de vélos.
Il faut savoir que fabriquer un vélo suppose un temps de travail manuel, cumulé avec celui des composants. Assembler un vélo en pièces détachées, ce n'est pas pareil.
Or 1 minute de travail en France coûte N€, n peu plus loin N€/3, 10, cela dépend du pays.
Ce qui explique pourquoi la pluaprt des industries un peu manuelles ont disparues.
Comme dans mon jardin, tout le monde a faim, les espèces s'entre-tuent, mésanges, souris, éperviers, renards n'ont pas la sec-soc, la retraite, le chômage... il faut chaque jour survivre.
Donc les usines et les réparateurs de vélos ont disparus.
Si maintenant on peut aider, défiscaliser etc... ce sera sur nos impôts et ce qu'on dépensera là ce ne sera pas pour les EPHAD, ou autre chose.
Faire du vélo est bon pour la santé, à condition de savoir et pouvoir en faire, on peut constater avec tristesse les accidents. Autrefois, toute la famille allait à vélo ! Les voitures étaient pour "les riches" comme on dit.
je déconseille le vélo en ville à mes amis, vu le mélange avec les voitures. Même en campagne, vu la vitesse des engins, camions, tracteurs, voitures... le vélo est à risque. Dommage.
Quand aux voies vélo, elles sont déjà trop étroites.
Alors bonne chance les cyclistes, achetez "français", mais soyez prudents et jamais pressés, le risque existe.

28plouki | 10 février 2022 à 11h04
 
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Mon vélo (musculaire) est en réparation chez le marchand depuis septembre dernier. Je suis allé deux fois prendre des nouvelles : il est toujours accroché dans l'arrière-boutique.
Personne n'y a touché "à cause du COVID".
Inacceptable en automobile mais acceptable pour le "déplacement doux" ?
Allez, courage à ceux qui travaillent !

Albatros | 10 février 2022 à 14h11
 
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Une solution de réparation et entretien pour ceux qui habitent à la campagne : trouver un vélociste qui est présent sur les marchés, voire qui se déplace avec son camion-atelier. Il y en a un par exemple en Corrèze dans le secteur Argentat et alentours du sud de Tulle, et il a du succès car il s'est ainsi rendu disponible au plus près des usagers.
Si tu ne vas à Lagardère... etc...
Et pour les "gadins" anciens, ce n'est que rarement difficile d'intervenir soi-même. On peut imaginer aussi de créer des ateliers participatifs en ville, comme c'est le cas à Tours avec le collectif Vélo 37.

petite bête | 10 février 2022 à 16h56
 
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"Le vélo est une technologie qui évolue en permanence. Il est de plus en plus électrifié et connecté"....

Quand on avait la voiture en panne, jusque là, on prenait le vélo pour dépanner parce que justement, basé sur un fonctionnement simple, la seule force des jambes,il constituait une roue de secours appréciable (sauf s'il était lui même crevé!).
Maintenant, en le rendant électrifié, on le rend lui aussi dépendant d'une technologie dont il n'a pas besoin, à la base.... de plus, avec une technologie dont on ne possède ni le savoir faire, ni les matières premières (les chinois ne savent pas faire que de la cochonnerie, ils savent aussi travailler sur quelque chose de hautement technologique).... un dérailleur électrique et qui marche en blue tooth, non mais quelle rigolade.... je ne parle même des VAE qui filent à plus de 25 sur les pistes cyclables... un de ces jours, on en viendra aux mains sur ces pistes...
Le plus aberrant, c'est l'utilisation de ce type de vélo VAE en ville, pour faire 2 kms.... il faut croire que le milieu urbain est très éprouvant pour les organismes.
Et si on revenait à des choses simples, pendant qu'on le peut encore, et avant qu'on n'ait plus d'autre choix?

nimb | 12 février 2022 à 08h11
 
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J'ai monté dans mon existence plus de deux cents cols comptant parmi les plus hauts d'Europe, à la seule force des jambes. Mais avec l'âge et des problèmes aux genoux, que devrais-je faire? Ne plus faire de vélo autrement qu'en plaine? Eh bien pour la montagne j'ai équipé mon vélo d'un moteur électrique en roue arrière, qui peut me fournir les watts qui me manquent : 50 à 100 watts sur les 250 possibles suffisent comme soutien. C'est aussi dur qu'auparavant, mais au moins je peux à nouveau rouler en montagne. Et je vois que l'électrique, malgré tous les défauts que nimb met en lumière, a permis à des gens qui ne faisaient pas du tout ou plus du tout de sport de reprendre un peu, car malgré tout il faut obligatoirement pédaler. Et pour ce qui est des villes, toutes ne sont pas plates. Autant les trottinettes électriques me paraissent totalement à proscrire, autant il faut nuancer pour ce qui est des VAE.

petite bête | 12 février 2022 à 13h50
 
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J'abonde dans votre sens, petite bête bête. Je suis moi même adepte de cyclotourisme et j'adore "me faire" de temps en temps un col chez moi, en Alsace.
Je peux, en effet, comprendre qu'un VAE peut aider quelqu'un qui n'a pas/plus les forces de monter un plan relativement incliné.
Là où je m'inscris en faux, c'est lorsque je constate que le VAE est acheté car il permet de gommer la moindre pente, et donc le MOINDRE EFFORT, qui plus est pour des personnes qui ont 20-30-40 ans... on y va fort au niveau de l'assistanat, je trouve et il y a une question d'hygiène de vie qui me dépasse, surtout pour faire 2-3 kms de plat seulement, je le répète... avant d'adopter un moteur électrique, il serait sans doute utile d'apprendre à "mouliner" sans.... utiliser un VAE pour pourvoir rouler en 52x15 de développement, à plus de 25 km/h, je ne vois pas l'utilité non plus.
Moi aussi, en effet, en tant que cyclotouriste, peut être que dans 15-20 ans, j'aurai "besoin" d'un VAE si je veux monter à 800-1000m d'altitude... mais au fond des choses, est-ce que c'est vraiment raisonnable de monter un col à 70-75 ans? Ma femme me dira que non, et je pense qu'au fond de moi, je l'admettrai aussi (même si à contre-coeur).

nimb | 13 février 2022 à 08h59
 
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il ne s'agit pas de loisirs mais remplacer la voiture par le vélo, qui l'a déjà fait ?
c'est une grosse économie
en 1906, ma famille roulait en vélo, mais dès qu'elle a eu les moyens de s'acheter une voiture, quel bonheur,
on repart à l'envers, on fait la boucle

naphtes | 13 février 2022 à 18h16
 
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Cet engouement du vélo a 2 faces : d'un côté les "vrais" cyclistes, qui ne doivent pas trop apprécvier de faire du vélo dans Paris.
De l'autre les "cyclistes à la mode" qui ne sont pas très doués, parfois transportent des enfants, et pensent naïvement qu'il est aisé de circuler parmi voitures et camions qui sont là pour leur travail.
A 20 ans, en 1967, je circulais à vélo dans Paris, et je savais sauter en marche pour éviter les contacts. Je ne m'y amuserais pas maintenant, à mon âge avancé.
J'aurais du plasir à faire du vélo sur des routes sûres. Ce n'est pas évident, les voitures t camions foncent, regardent leur téléphone et j'ai dit stop il y a quelques années, vu les risques.
L'idéal est de trouver des itinéraires spécial vélo, sur des voies fermées à la circulation, et là c'est idéal, et c'est l'avenir.
Bien sûr, les piétons seraient autorisés, nous sommes tous des piétons d'abord.

28plouki | 13 février 2022 à 18h20
 
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Remplacer la voiture par le vélo? Peut être que dans un foyer où on a 3 voitures, ne plus en avoir qu'une (ou deux), ce serait déjà une avancée.... je pense qu'une fois à la retraite, un couple peut peut être se contenter d'un seul véhicule aussi.
Pour un couple d'actifs avec enfants, et notamment qui vit hors agglo, c'est déjà plus compliqué.
D'une façon générale, c'est tout un mode vie qu'il faut repenser...en ville, c'est jouable, à condition de faire une croix sur certaines choses, et notamment une certaine vision de confort de déplacement et d'hyperactivité de déplacement, il faut dire qu'on part de tellement "haut" dans le niveau de confort.
Je pense que si le prix des carburants devait passer subitement à 10€ le litre, ou s'il y avait pénurie subite, on trouverait chacun des solutions, à commencer par rationaliser drastiquement le pourquoi des sorties.
Note : à l'heure actuelle, j'ai une entorse du genou qui dure, vélo interdit, marche autorisée si pas longue, bus qui tourne 1 fois toutes les heures.. je suis bien content d'avoir la voiture, ne serait-ce que pour aller au bureau ou faire mes courses.

nimb | 14 février 2022 à 09h13
 
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Tout le monde ne peut pas faire du vélo, ni tous les jours.
La "voiture" est un bien utile, pratique! Trouver un remplacement n'est pas simple, sauf sans doute la location.
La voiture est un bien à forte valeur psychologique, elle est personnelle, comme sa salle de bain.
Envisager des voitures électriques bon marché est sans doute une solution, (electrique ou hydrogène ou ?) mais les voiture électriques de 300cv, avec des accélérations de course, ce n'est vraiment l'image positive.

28plouki | 14 février 2022 à 09h42
 
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Cher Nimb, J'ai 75 ans et, oui, je monte encore des cols car j'en ai encore la capacité physique. A un détail près, qui concerne un genou en mauvais état suite à un accident d'alpinisme. Aussi cette petite aide me reste indispensable pour ne pas avoir à forcer. Mais essayez le soutien électrique, et vous verrez qu'il faut toujours faire le même effort, mais vous pouvez à nouveau passer là où vous ne passiez plus. Préféreriez-vous que je sois en Ehpad? De plus, nous pouvons avec ma femme profiter encore de la montagne. Et pour les autres? Oui, c'est vrai, on gaspille de la ressource en électrifiant des vélos. Mais je constate que les avantages l'emportent sur les inconvénients, en provoquant en engouement pour les sorties dans la nature autrement qu'en bagnole, et je préfère ceci à cela. Pour avoir fait trois "Etapes du Tour Vélo Magazine" et vu l'attitude des "pattes rasées", qui ne pensent que "compet'" dans leur pratique, ne voient dans la nature qu'un stade pour le sport et balancent souvent leurs papier de barres énergétiques, on est mal parti. Et je constate, en tant que membre d'une association nationale de protection de la nature, que les pratiquants du vélo électrifié savent souvent mieux regarder les paysages et vouloir les protéger que ces gens-là. Donc oui, l'électrification des vélos génère des dérives et des abus, mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. La pratique du sport, même "aidé", en bilan énergétique c'est tout de même mieux que la bagnole.

petite bête | 14 février 2022 à 10h13
 
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C'est vrai, l'appartion du vélo électrique a permis à des gens âgés, ou avec d 'autres soucis de faire du vélo dans la nature, et de la découvrir parfois.
La montagne à vélo, oui c'et dur... et sans doute le vélo électrique aidera. A ce sujet, les sports d'hiver c'est à la montagne, c'et beau la montagne en hiver. Mais les JO de Pékin se passent dans des usines, je suis perplexe sur l'attrait !

28plouki | 14 février 2022 à 12h07
 
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