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Les systèmes de vélo en libre-service favoriseraient l'usage du vélo en général

Transport  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Depuis le lancement des vélos en libre-service à Lyon (Vélo'v) en 2005, une vingtaine de villes française ont développé ce concept, selon une note du Conseil général au développement durable (CGDD) publiée le 5 mai. 32.000 vélos, via 2.500 stations, auraient ainsi été mis à disposition du public. Paris, avec 20.000 vélos en libre-service, constitue la majeure partie de cette offre.

Une dynamique pour le développement des déplacements en vélo

Le développement de ce concept entre, selon la note, dans un cadre plus général de promotion du vélo et de politiques de transports multimodaux : développement d'aménagements cyclables, organisation de stationnements vélos, politiques d'intermodalité transports en commun / vélo, mise en place de plans de déplacements d'établissements comportant un volet vélo… Ce qui accentuerait l'usage du vélo en général : ''sur Lyon, l'usage du vélo a progressé de 75 % en trois ans, depuis le lancement de Vélo'v. Sur Paris, il a progressé de 46 % entre octobre 2006 et octobre 2007''. Les déplacements en vélos en libre-service ne se substitueraient pas mais s'ajouteraient aux déplacements vélos préexistants.

Ce type de système est perçu par les usagers comme une offre de transport supplémentaire. Selon une enquête réalisée auprès des utilisateurs Vélo'v, en l'absence de ce service, 51 % d'entre eux auraient emprunté les transports collectifs, 37 % seraient venus à pied, 7 % auraient utilisé leur voiture, 3 % leur vélo personnel et 2 % ne se seraient pas déplacés.

Un impact sur les autres modes de transport et leurs émissions

Ce report vers les vélos permettrait de décongestionner les transports en commun et la circulation. Selon les estimations, sur les 120 millions de kilomètres parcourus chaque année en vélo libre service, 60 millions auraient été parcourus en transports en commun et 10 millions en voiture, soit des avantages de décongestion de l'ordre de 25 M€ pour les transports en commun et 3 M€ pour la circulation routière (le calcul se base sur un coût marginal social de congestion évalué à 45 centimes d'euro par kilomètre parcouru par un voyageur pour les transports en commun et à 30 c€ pour la voiture particulière).

Les systèmes de vélo en libre-service permettraient ainsi d'éviter un certain nombre de nuisances environnementales en termes de gaz à effet de serre, pollution locale, bruit… Ces externalités sont évaluées à 5 c€ par kilomètre de voiture évité (2,7 c€/km pour la pollution locale, 1,3 c€/km pour le bruit et 0,7 c€/km pour les gaz à effet de serre). Appliqués aux 10 millions de kilomètres qui auraient été parcourus en voiture en l'absence de vélos en libre service, les avantages environnementaux sont donc valorisés à hauteur de 0,5 M€.

Réactions1 réaction à cet article

 
Pourquoi le dernier mot sur un nombre d'euros ?

Info dans son ensemble sympathique, mais… Le gain pour les cyclistes, pour la ville et pour la planète se mesurerait peut-être de façon plus captivante en mesurant les apports en matière de santé, de plaisir, de calme et d'agrément, de pureté de l'air… Trouver le fin mot sur l'argent, envisagé comme aune universelle, argument massue et imparable, cela donnerait parfois à désespérer du genre humain…

Naïve | 07 mai 2010 à 14h50
 
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