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Les vélos free-floating influencent à la marge les comportements de mobilité

A travers une étude sur les habitudes de mobilité des parisiens, l'Ademe a cherché à connaître l'influence des vélos en libre-service sans borne sur les autres modes. Détail des résultats.

Transport  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com
Les vélos free-floating influencent à la marge les comportements de mobilité

Quelle est l'influence des vélos en libre-service sans borne sur les comportements de mobilité ? Pour répondre à cette question, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a mené une enquête sur son usage à Paris avec le bureau d'études et de recherche 6-T.

Avec ce nouveau service, l'usager peut prendre et de restituer un vélo où il le souhaite. Cette offre a connu un développement très rapide. Elle s'est implantée en France à l'automne 2017 et représente désormais 20 % de l'offre des vélos partagés. Si des dépôts sauvages de vélos encombrent parfois l'espace public, l'absence de bornes permet aux collectivités, des investissements moindres que les véhicules libre-service en station.

Offres de vélos en libre-service sans station en activité en France. © Ademe
 

Les résultats de l'étude montrent que ce type de vélo dit free-floating (VFF) est plus utilisé pour des déplacements de loisirs que pour des trajets liés au travail. Plus d'un quart des trajets réalisés sont intermodaux. Point marquant pour l'étude : son usage reste ponctuel, moins d'un cinquième des usagers empruntent plus d'une fois par semaine.

Des évolutions à la marge

"Le VFF n'apparait (…) pas comme un mode remplaçant une pratique pré-existante, mais les faisant évoluer à la marge", indique l'étude. Ainsi, elle note une diminution de faible intensité de la fréquence d'usage de la marche et des transports en commun. 45 % des répondants estiment que cette offre a modifié leur usage des transports en commun. La part qui avait un usage quotidien, ou presque, des transports en commun réduit de 65 à 53 %. Concernant la marche, 32 % estiment avoir changé leurs habitudes. La part des répondants qui en avaient un usage quotidien ou presque passe de 47 à 44 %.

"La pratique des véhicules motorisés personnels (voiture et moto ou scooter) décroit de façon significative, constate l'étude. Cette baisse n'a cependant pas d'impact sur le niveau d'équipement".

L'utilisation de VFF diminue le recours à des taxis : avant l'utilisation des VFF, 8 % des usagers ne l'utilisaient jamais, après cette part monte à 27 %. Ce constat est également valable mais dans une moindre mesure pour les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). "La fréquence d'usage de voitures en autopartage décroît elle aussi : le taux de personnes qui déclarent ne jamais en utiliser passe de 21 % à 47 %. Il est possible cependant de supposer que cette évolution est en grande partie due à l'arrêt du service Autolib' en juillet 2018", note l'étude.

En revanche, la pratique du deux-roues motorisé partagé évolue peu et celle des vélos personnels ne change pas. Concernant les vélos en libre-service avec bornes, 55 % des utilisateurs de VFF n'empruntaient pas de Vélib' avant la mise en service de la nouvelle offre. "La pratique de VFF n'est pas incompatible avec la pratique du Vélib', souligne l'étude. Parmi les anciens usagers du Vélib utilisant aussi les VFF, 41 % n'ont pas vu leur fréquence d'usage de Vélib' évoluer et 19 % ont vu une évolution de fréquence négligeable".

Réactions2 réactions à cet article

 

Bonjour,
Je suis peut-être mal réveillé... mais derrière toutes ces stat', et bien je n'ai pas compris si l'utilisation de VFF prend une part de l'utilisation de VLS (bornes), et sir l'ensemble VFF + VLS est en augmentation ; ceci selon moi serait la bonne nouvelle, le meilleur des signaux pour le développement des transports doux dans les grandes aglomérations...

Vincent | 21 février 2019 à 08h54
 
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En même temps, c'est une étude de l'ADEME... grande employeuse de petits copains consultants tel ce "bureau d'études et de recherches".
En clair, plus y a de vélos, moins y a de taxis.
Et ça ne change rien pour les gens qui doivent faire plus de 25 km pour aller au taf, sans alternative viable...

Albatros | 26 février 2019 à 13h42
 
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