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[A relire] Vente en vrac : de nombreux bénéfices indirects

Le Réseau vrac publie une étude sur les cobénéfices de la vente en vrac. Au-delà de la réduction des déchets, ce mode de distribution profite aussi aux produits bio et locaux. Par ailleurs, l'étude confirme le dynamisme du secteur.

Déchets  |    |  Philippe Collet
[A relire] Vente en vrac : de nombreux bénéfices indirects

Ce jeudi 12 mai, le Réseau Vrac a présenté une étude sur la dynamique du secteur et ses bénéfices indirects. Au-delà de la réduction des emballages et du gaspillage, le vrac peut aussi créer de la valeur à l'échelle locale et avoir des impacts vertueux sur les pratiques des distributeurs et des fournisseurs, explique le réseau professionnel, qui a réalisé une enquête auprès de ses adhérents pour évaluer ces bénéfices.

Cent-dix-neuf entreprises ont répondu à l'enquête, soit 56 fournisseurs, 60 commerçants et trois enseignes spécialisées. Tous sont des spécialistes du vrac.

Bio et local, c'est l'idéal

Premier constat, la filière a un impact local direct. Près du tiers (31 %) des références proposées par les commerces du vrac proviennent d'un rayon de moins de 200 km. Effet corolaire, 25 % des commerçants réalisent la moitié de leur chiffre d'affaires en vendant ces produits locaux.

 
Un approvisionnement bio et local apporte une cohérence à la démarche sur toute la chaîne de valeur  
Célia Rennesson, directrice du Réseau vrac
 
Plus généralement, le vrac est aussi un débouché pour le « made in France ». Parmi les fournisseurs qui approvisionnent les commerces vendant en vrac des produits alimentaires, cosmétiques et détergents, 28 % se fournissent exclusivement auprès de producteurs français pour leurs matières premières. Ils sont 50 % supplémentaires à utiliser plus de 50 % de matières premières françaises. À l'opposé, ils ne sont que 3 % à ne pas en employer.

Les relations avec les acteurs de la bio constituent un autre lien fort : 38 % des répondants se déclarent comme des acteurs « vrac, bio et local », ce qui constitue le groupe le plus important (devant notamment les acteurs qui se déclarent uniquement « vrac »).

Ce point est essentiel, estime Célia Rennesson. Dans les grandes lignes, la directrice du Réseau vrac explique que les emballages sont perçus comme un problème qui déclenche la volonté de passer à des solutions de vente en vrac. Cette bascule, motivée par un souhait de réduire les déchets, appelle ensuite d'autres questions concernant la nature des produits vendus et leur origine. « Un approvisionnement bio et local apporte une cohérence à la démarche sur toute la chaîne de valeur », résume-t-elle.

Parallèlement, les acteurs de la bio se rendent aussi compte de ce besoin de cohérence, ce qui les pousse à faire le chemin dans l'autre sens. Quant à la grande distribution, elle s'est mise au vrac avec la bio et elle se pose aujourd'hui la question de ce passage pour certains produits non bio, explique la directrice du Réseau vrac, citant les réflexions en cours chez Carrefour, Monoprix et Franprix.

Autre cobénéfice : le passage au vrac entraîne des changements dans les pratiques de l'entreprise. En tête de ces modifications figure l'écoconception des emballages (lorsque les fournisseurs proposent aussi une gamme de produits préemballés), suivie du développement d'emballages réemployables pour les livraisons amont des produits. Dans le même esprit, les fournisseurs et les commerçants collaborent et mettent en place des actions conjointes pour limiter les déchets ou avoir un impact environnemental plus vertueux.

Un secteur dynamique

L'étude confirme aussi le dynamisme de la filière. « Il y a un vrai boom », constate Célia Rennesson, chiffres à l'appui : 60 % des spécialistes du vrac ont été créés après 2018. De même, ce dynamisme se mesure concernant le type d'activité. Du côté des revendeurs, l'essentiel reste composé de commerces « classiques ». Mais le réseau note un fort développement des activités d'e-commerce et de drive, qui ont gagné 5 points entre 2016 et 2020 pour représenter aujourd'hui 7 % des distributeurs. Le commerce ambulant (8 %) reste relativement stable (hausse d'un point).

Même constat s'agissant de l'offre de produits. L'étude constate le développement rapide de nouvelles activités : 83 % des entreprises fournissant des accessoires zéro déchet ont été créées après 2016 (elles représentent 22 % des fournisseurs). C'est aussi le cas de 80 % des entreprises de services, tels que des logiciels de caisse ou des systèmes de lavage (9 % des fournisseurs), et 78 % des entreprises de cosmétiques ou détergents (16 % des fournisseurs). « Les nouveaux acteurs ont identifié des activités novatrices, plutôt que de se lancer sur le segment classique de l'alimentaire », résume Chloé Liard, qui a piloté l'étude.

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