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Les ventes de pesticides ont entamé leur décrue, mais elles restent importantes

Durant la dernière décennie, les volumes de pesticides vendus ont un peu diminué, en France, selon un récent état des lieux du ministère de la Transition écologique. Cette décroissance s'accentue depuis 2019, mais les niveaux restent élevés.

Agroécologie  |    |  Nadia Gorbatko  |  Actu-Environnement.com
Les ventes de pesticides ont entamé leur décrue, mais elles restent importantes
Actu-Environnement Le Mensuel N°424 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°424
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Alors que la stratégie européenne « De la ferme à la table », annoncée en 2020, prévoit de réduire de 50 % l'usage des pesticides en 2030, quelle a été la dynamique des ventes de ces produits, en France, au cours de la dernière décennie ? Elles restent élevées, si l'on en croit l'état des lieux publié, hier, par le ministère de la Transition écologique. Réalisé à partir des données de la Banque nationale des ventes, alimentée elle-même par les distributeurs de produits phytopharmaceutiques, il concerne les quantités de substances actives contenues dans les produits et ne tient pas compte des adjuvants.

Fléchissement des substances actives

   
Quantité des pesticides rapportée à la surface agricole © Ministère de la Transition écologique
 
   
Après une pointe à 62 824 tonnes en 2018, pour 55 749 en 2009, les achats de ces substances non autorisées en bio ou en biocontrôle sont retombés à 43 913 tonnes en 2020. Bien plus qu'en 2019, cependant, où ils étaient descendus à 35 707 tonnes. Des écarts qui s'expliquent surtout par la constitution de stocks en 2018, dans la perspective d'une augmentation du taux de la redevance sur les pollutions diffuses en 2019, d'ailleurs suivie d'une forte baisse des ventes cette même année. Mais la répartition territoriale de ces transactions n'a rien d'homogène : rapportées à la surface agricole utile, les ventes se concentrent surtout dans les zones de grandes cultures et de cultures permanentes (viticulture, fruits ou autres cultures permanentes), c'est-à-dire au nord, dans le Bassin aquitain et sur la façade méditerranéenne.

Les plus toxiques en baisse, les produits de biocontrôle en hausse

Pour ce qui concerne les molécules classées comme les plus préoccupantes, cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR), les transactions ont, elles aussi, diminué en une décennie, passant d'un peu moins de 20 000 tonnes en 2009 à moins de 10 000 tonnes en 2020, soit 12,2 % du total au lieu de 28,4 % auparavant. Là encore, elle se répartissent de manière très inégale sur le territoire. Certains départements producteurs de pommes de terre, comme la Somme, le Pas-de-Calais ou la Marne, sont ainsi meilleurs clients que d'autres. Quant au glyphosate, toxique pour les organismes aquatiques et cancérogène probable pour les humains, il représente la deuxième substance active la plus utilisée en France derrière le soufre : 8 600 tonnes ont été vendues en 2020, après une baisse à 6 100 tonnes en 2019. Sur la période 2018 à 2020, la molécule constitue 12 % du total des ventes de produits phytopharmaceutiques.

En parallèle, les quantités de substances actives utilisables en produits de biocontrôle et/ou en agriculture biologique augmentent régulièrement. Elles ont même pratiquement doublé en une décennie, passant de 10 169 tonnes en 2010 à 21 956 tonnes en 2020.

Réactions23 réactions à cet article

 

Excellent article, qui est aussi une note de synthèse utile.
On attend avec intérêt de lire des opinions de spécialistes compétents en matière non d'agro-écologie mais de changements structurels et sociétaux. En comprend bien à la lecture de cet article que la vraie question réside dans la résolution de choix antagonistes.

henri le roy | 21 mars 2022 à 09h13
 
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La question posée est : Peut-on se passer des pesticides en agriculture "conventionnelle" (lisez : "intensive")? La réponse est : NON, on ne peut pas! Mais si on pose la question : peut-on se passer de l'agriculture conventionnelle intensive? La réponse est : OUI, on peut, et même on doit si on veut préserver les sols, l'air, l'eau et les humains. Mais pour le lobby agro-industriel et ses relais chambres d'agriculture-FNSEA-coopératives l'intérêt financier de ces produits et du matériel pour les utiliser dépasse de loin la santé des agriculteurs et des humains en général : l'actionnaire d'abord!

petite bête | 21 mars 2022 à 09h40
 
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Merci pour l'article et le lien vers l'enquête, pas très longue à lire. C'est marrant de lire que le Soufre est très loin devant les autres, on en parle jamais....
Est-ce que quelqu'un sait de combien ont augmenté (en surface) les exploitations agricoles bio, entre 2010 et 2020, qu'on puisse faire un parallèle avec l'augmentation de l'utilisation de phytos à ce niveau?

nimb | 22 mars 2022 à 08h55
 
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Compte tenu des exigences de la FNSEA en ce moment, qui surfe sans vergogne sur la peur bien orchestrée des gens de manquer de pain bientôt et qui pilote le godillot ministre de l'agriculture, il y a fort à parier que les ventes de pesticides vont très vite repartir à la hausse.
C'est qu'il s'agit de restaurer fissa le fond de commerce et renouer avec la corne d'abondance...

Pégase | 22 mars 2022 à 13h55
 
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Pégase est le champion du dénigrement et du procès d'intention. Un vrai petit Robespierre insoumis en puissance !
La remarque de nimb sur le soufre appelle en effet un "décryptage"...

Albatros | 22 mars 2022 à 17h24
 
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Procès ? Plutôt expérience des nombreuses (ex)actions précédentes et de ce que pas mal de chercheurs et journalistes dénoncent publiquement (cf https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/03/19/vouloir-produire-plus-au-nom-de-l-independance-agricole-c-est-comme-vouloir-mettre-plus-d-automobiles-sur-les-routes-au-nom-des-economies-d-energie_6118199_3232.html).
Mais il est vrai que dès qu'un journaliste ne va pas dans le sens du Polit bureau d'Albatros, il se trouve étiqueté par lui du sobriquet péjoratif de "plumitif"... Question procès, Albatros s'y connait.

Pégase | 22 mars 2022 à 18h58
 
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La référence de Pégase l'omniscient, c'est le Monde, journal qui a perdu toute crédibilité après être passé par les mains du moustachu de Mediapart.
Beuve-Méry fait des tours dans son caveau, lui qui avait fondé un journal de référence, devant ce qu'il est devenu aux mains de militants écolos anti-agricoles.

Albatros | 23 mars 2022 à 07h50
 
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Avant que çà reparte dans une énième gauloiserie, est-ce que le lecteur du Monde a une idée des réponses aux deux questions que j'ai formulées plus haut? A savoir :
- C'est marrant de lire que le Soufre est très loin devant les autres, on en parle jamais.... même dans le Monde?
- Est-ce que quelqu'un sait de combien ont augmenté (en surface) les exploitations agricoles bio, entre 2010 et 2020, qu'on puisse faire un parallèle avec l'augmentation de l'utilisation de phytos à ce niveau?

Ca élèvera notre crasse niveau de connaissances. Merci d'avance.

nimb | 23 mars 2022 à 08h21
 
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@ nimb :
- votre premier point ne me semble pas être une question mais un constat sur la "pôle" position du souffre. Oui, le souffre est très utilisé pour les cultures conventionnelles et AB. Le colza, en début de montaison, a de gros besoins et comme les surfaces en colza sont énormes en France, les besoins en souffre le sont aussi. Idem pour les légumineuses.
- SAU AB : en 2010, la France totalisait 845 000 ha, en 2014, 1,1 millions et 2,55 en 2020, soit près de 10 % de la SAU. La consommation bio en France est elle passée de 3,7 milliards d''€ en 2010 à 13,2 milliards.
Je précise que ces éléments sont consultables sur le site d'Agreste (où je vais souvent m'informer - mais peut-être faut-il aussi blacklister cette source ?), et pas que sur le Monde...

L'étude en lien de l'article fournit plein d'autres infos intéressantes. Ainsi, la SAU est restée stable entre 2010 et 2020, ce qui interroge l'argument très popularisé de la consommation de terres agricoles pour l'urbanisation. Dans ce même laps de temps, la quantité de substances actives a progressé de 9 %, des exploitations ont continué à disparaître (-100 000 !) et d'autres à grossir en les absorbant (puisque la SAU est restée stable).
Cela ne vous interroge pas ?

Pégase | 23 mars 2022 à 12h12
 
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Pégase
- pour le soufre, j'ai fait mes petites recherches aussi.... le mieux est du soufre organique, qu'on trouve idéalement dans du fumier (de volailles par exemple)...... en même temps, je lis souvent que épandage de fumier, purin : pas bon..... à proscrire..... dur dur de choisir : on prend ou pas? ;o)
- pour les substances actives, relisez bien : sur la même période décennale, les substances actives n'entrant pas dans le schéma AB ou du biocontrôle ont diminué de 10%, c'est indiqué dans le 1er paragraphe. C'est la quantité TOTALE de substances actives (donc non AB + AB + biocontrôle) qui a augmenté de 9%, c'est indiqué 3 paragraphes plus bas..... après, vous en déduisez ce que vous en voulez, moi, j'en ai déduis quelque chose mais qui ne va pas dans le même sens que vous.
-
- l'argument très popularisé de l'artificialisation des sols : pour vivre avec une personne travaillant dans l'urbanisme, je peux vous assurer que ce n'est pas un mythe mais une réalité, et que ce soit les vignes ou les terres arables, on ne se pose pas la question sur la sacralisation des cultures; à partir du moment qu'il y a le mirage d'emplois potentiels, ou de "développement" d'une commune.

nimb | 24 mars 2022 à 08h55
 
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"Cela ne vous interroge pas ?"
Non, cela ne les interroge pas. Certains sont sur ce blog en service commandé, d'autres ne veulent pas faire l'introspection il est vrai douloureuse mais nécessaire. Car changer de modèle, quand tout - votre entourage : d'autres agriculteurs, la sacro-sainte Chambre par laquelle tout doit passer, les revues agricoles, les habitudes et surtout, surtout, la nécessité par l'endettement, tout vous pousse dans le système. Rompre avec lui, c'est se marginaliser, être dans l'incertitude, et d'abord accepter de constater l'échec du modèle dans lequel on est empêtré. Je conçois bien que c'est très dur, face aux certitudes affichées et à l'hégémonie du modèle, à son totalitarisme à tous les niveaux, syndical, financier, idéologique. Alors pour beaucoup, mieux vaut nier et rejeter l'erreur sur des caricatures bien pratiques. Et il est navrant de voir vers quelles extrémités certains en sont réduits : la violence contre les institutions et les symboles de leurs représentants, voire contre soi-même, plutôt que se poser la vraie question : au service de quoi et surtout de qui je m'échine en vain dans un travail que pourtant j'aime? Nourrir réellement les populations, ou nourrir les banques et les actionnaires tout en empoisonnant la nature et les gens?

petite bête | 24 mars 2022 à 09h46
 
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petite bête, la violence est une extrêmité partagée, notamment de la part d'activistes destructeurs de cultures qui ne leur plaisent pas et aussi en toute impunité.
Cette impunité est regrettable. Toute violence doit être punie.
Et merci de cesser d'amalgamer tout contradicteur aux "méchants banquiers et actionnaires". Je vous affirme ne pas en faire partie. Merci encore donc de cesser d'insulter mon intelligence et celle de tout détracteur de vos idées arrêtées.
L'agriculture doit produire le mieux possible, le plus possible sur le moins de surface possible. C'est le devoir d'un pays à fort potentiel agricole comme la France d'exporter vers des pays moins bien lotis en la matière comme les pays d'Afrique du Nord et du pourtour de la méditerranée.
Sincères salutations.
Et courage à ceux qui travaillent et produisent autre chose que des propos venimeux et acerbes.

Albatros | 24 mars 2022 à 11h17
 
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Bon. On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif, et le côté C'est cui-ki-dit-qu'y-est n'arrange rien. D'autant que visiblement j'ai touché là où ça fait mal. Je vous laisse à vos chimères productivistes, et retourne cultiver ma terre en en tirant le maximum qu'elle puisse donner sans l'épuiser ou la gaver d'onéreuses saloperies. Et ne soyez pas inquiet pour moi : cela se passe très bien : pas de dettes, pas de mauvaise conscience non plus. Tout le monde ne peut en dire autant dans le domaine de l'agriculture. Je ne suis donc pas prêt à aller comme d'autres clamer la joie et la réussite du système productiviste
en déversant du lisier et brûlant des pneus devant des grilles de préfecture ou des ronds-points. Oui, je sais, un agriculteur heureux, cela énerve.

petite bête | 24 mars 2022 à 15h54
 
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"Oui, je sais, un agriculteur heureux, cela énerve. " : je suis ravi pour vous que vous soyez heureux, petite bête.
Pourquoi cela énerve-t-il, un agriculteur heureux ? Serait-ce parce que le système dominant actuel, pour se survivre et prospérer, a besoin d'agriculteurs anxieux, mal dans leurs bottes et stressés, ce qui les empêche de prendre le temps de réfléchir par eux-mêmes et les rend ainsi plus facilement perméables aux discours simplificateurs et mensongers de l'agro-chimie, avec des pseudo-vérités toutes faites (parlons plutôt d'intox) et des boucs émissaires tout désignés (qui des technocrates de Bruxelles, des écolos, des oiseaux migrateurs, etc., etc., etc. ) afin de détourner l'attention des turpitudes de ceux qui leur tiennent très fermement la bride au coup et les rênes de ce système mortifère ?

Pégase | 26 mars 2022 à 16h35
 
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petite bête : n'importe quoi !
Je vous adore !
Portez vous bien et soignez bien la terre. Sachez que tout agriculteur qui se respecte soigne sa terre car c'est son patrimoine, comprenez-vous ?

Albatros | 28 mars 2022 à 12h15
 
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Juste une question, puisque visiblement, quelque soit le sujet, on retourne toujours dans le ronron habituel : quelle est la proportion d'agriculteurs qui sont syndiqués?

nimb | 29 mars 2022 à 09h11
 
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bonjour quelques chiffres, sans doute à mettre à jour...
212 000. adhérents.Fnsea
50 000 adhérents, en 2016 Jeunes agriculteurs
15 000 Coordination rurale en 2019
10 000 en 2017 Confédération paysanne
quelques milliers Modef

Nadia Gorbatko Nadia Gorbatko
29 mars 2022 à 10h48
 
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@Nadia Gorbadko.
Merci pour ces chiffres. Je découvre aussi le MODEF, dont j'ignorais l'existence. Le site web du MODEF expose ses conclusions concernant le rôle de l'Etat face aux conséquences de la guerre en Ukraine. On y lit entre les lignes la nécessité de reconsidérer les lignes de partage antagonistes entre les acteurs industriels et l'agriculture française.
Le sujet est passionnant tant, dans ce domaine, les avancées ne se font que dans le sang et les larmes. L'Etat est dramatiquement impuissant dans sa fonction de médiateur, première fonction régalienne, devenue critique en raison des tensions et des innovations techniques et sociétales.
Votre avis ?

henri le roy | 29 mars 2022 à 12h15
 
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Bonjour et merci, madame Gorbatko de ces chiffres.... de mon côté, j'ai trouvé (dans les Echos de Décembre dernier) qu'il y a au total 389.000 exploitations agricoles recensées en France.....
On pensera donc ce qu'on souhaite de penser de tous ces chiffres! :o)

nimb | 29 mars 2022 à 14h23
 
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Selon certains ici, il convient de lobotomiser 287 000 agriculteurs pour les empêcher de voter pour les suppôts du grand capital et des multinationales.

Albatros | 30 mars 2022 à 17h07
 
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"lobotomiser 287 000 agriculteurs" : toujours cette obsession de faire dire à vos contradicteurs ce que vous rêvez qu'ils déclarent afin d'espérer donner corps à vos intox, Albatros. Je me souviens pourtant de posts de votre part dans lesquels vous sommez fermement votre contradicteur de ne pas s'exprimer à votre place. Faites ce que je dis, pas ce que je fais... La routine, quoi.
"lobotomiser" est un terme totalement ridicule et déplacé dans le contexte présent. Pourquoi pas "injection de la 5G", "collectivisation en sovkhoze" ou "conversion de force à l'AB" (horreur absolue !), tant que nous y sommes ?!
En revanche, il est évident qu'avec les exploitants agricoles en système intensif nous avons là à faire à une profession très largement captive d'un système de financiarisation tentaculaire et cadenassé de l'agriculture qui lui tient très fermement la bribe au cou et use de tout stratagème pour empêcher quiconque d'en sortir, quitte à employer la manipulation, le mensonge ou l'intimidation plus ou moins appuyée. Finalement, est-on si éloigné d'une forme de sovkhoze ?

Pégase | 31 mars 2022 à 12h09
 
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Les faits sont têtus. Extrait d'un article de REPORTERRE :
63,1 % des fruits, légumes et céréales non bio contiennent des résidus de pesticides. C’est ce que permettent de déterminer les données issues des prélèvements effectués en 2020 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), et révélés mercredi 30 mars par l’association Générations futures.
Mais, c'est bien connu, la DGCCRF n'est peuplée que d'écolos citadins "qui font rien qu'à se moquer des agriculteurs".
Comme s'il n'y avait qu'une seule sorte d'agriculteur...

petite bête | 31 mars 2022 à 19h09
 
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Concernant l'article cité par Petite bête, il aurait été intéressant de savoir aussi combien d'aliments prélevés par la DGCCRF et issus de la filière agri non conventionnelle (;o) ) contiennent aussi des résidus de phytos.
Je ne remets pas en cause le chiffre relaté pour les non-bios, mais ceux concernant les bios m'auraient bien intéressés, histoire de comparer (et/ou de m'inquiéter à ce sujet).
Par contre, je m'étonne que la DGCCRF rentre dans ce petit jeu des traces.... vu qu'en labo, au risque de me répéter, une "trace" n'a aucune valeur... et qu'à ma connaissance, la DGCCRF établit des constats (et des contraventions!) sur la base de valeurs juridiquement prouvables, donc techniquement quantifiées, et selon aussi des limites réglementaires..... ayant elle même son propre labo, et donc son propre processus qualité à respecter, je trouve qu'elle franchit ce cap de façon plutôt cavalière... aurait-elle peur à ce point des UFC et consorts qui, eux, s'affranchissent pourtant allègrement des méthodes validées et processus qualité?

nimb | 16 mai 2022 à 16h10
 
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