Plus question pour Veolia environnement de passer à côté d'une opportunité de développement commercial ! Mais si le groupe, présidé par Antoine Frérot, a identifié une quarantaine de "cibles idéales" à démarcher, il n'a plus les moyens de ses ambitions. Il compte donc faire appel à un rythme accru à des fonds d'investissement pour financer ses projets, en particulier ceux pouvant comporter des risques juridiques ou industriels. "Sur des contrats de longue durée, ils financent et nous opérons", a résumé le PDG lors des résultats annuels le 27 février.
Cette tactique lui permettra de ne plus recourir à l'endettement pour financer des opérations. Même diminué de 2,6 milliards d'euros entre 2012 et 2013, celui-ci s'élève encore à 8,2 milliards d'euros, pour un chiffre d'affaires de 22,3 milliards €.
C'est par ce biais que Veolia a acheté en janvier une station de cogénération à Boston avec le fonds d'infrastructure I Squared Capital. Sa filiale Dalkia poursuit depuis cet hiver son projet de centrale biomasse près de Vancouver en partenariat avec le fonds Sungate Capital Management. Un contrat de réseaux de chaleur aux Pays-Bas a aussi été soutenu par PGGM, un des plus grands fonds de pension néerlandais. Devraient suivre sur ce modèle des acquisitions dans les marchés de l'eau et de la propreté.
