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Viande rouge : modérer sa consommation pour réduire son impact environnemental

Dans une note scientifique, l'Opecst fait le point sur les impacts sanitaires et environnementaux de la viande rouge. La réduction de la consommation ressort parmi les principales pistes d'amélioration.

Agroécologie  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Viande rouge : modérer sa consommation pour réduire son impact environnemental

« L'impact sanitaire et environnemental de la viande rouge peut être amélioré, en particulier via la modération dans sa consommation, sans forcément l'éliminer ». Telle est la conclusion de la note scientifique que l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a adopté le 8 avril. Une note qui présente l'intérêt de faire une synthèse des connaissances scientifiques sur la question au moment où les parlementaires examinent le projet de loi relatif à la lutte contre le dérèglement climatique.

À cet égard, c'est davantage le volet portant sur l'empreinte carbone de la consommation de viande rouge que celui portant sur ses conséquences sanitaires qui retient l'attention. « L'impact indéniable de l'élevage bovin sur l'environnement stimule (…) la réflexion et l'innovation en matière d'alimentation animale ou de nouvelles pratiques agro-écologiques », souligne Antoine Herth, député du Bas-Rhin et membre de l'Opecst. Selon les chiffres de Santé publique France, 32 % de la population consommaient encore plus de 500 g de viande rouge par semaine en 2019.

Plus de 14 % des émissions de GES attribuées à l'élevage

Les auteurs rappellent que la FAO attribue à l'élevage 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine anthropique en se basant sur une méthode d'analyse du cycle de vie. La production de bœuf et l'élevage laitier représentent la majorité de ces émissions. « En termes d'équivalent CO2 , le sous-secteur élevage contribue à 48 % des émissions du secteur agricole, principalement du fait du méthane (CH4) », rapportent les auteurs en se basant sur des chiffres du Citepa de 2019. Outre les émissions de CH4 générées par les fermentations entériques et les déjections, il faut aussi prendre en compte les émissions de protoxyde d'azote (N2O) liées au cycle de l'azote (engrais, déjections, émissions d'ammoniac) et celles de gaz carbonique (CO2) provenant par exemple du fioul des tracteurs ou de l'utilisation de la chaux comme amendement.

 
L'impact indéniable de l'élevage bovin sur l'environnement stimule la réflexion et l'innovation en matière d'alimentation animale ou de nouvelles pratiques agro-écologiques.  
Antoine Herth, député membre de l'Opecst
 
Selon l'étude réalisée par le Boston Consulting Group (BCG) sur le projet de loi climat à la demande du ministère de la Transition écologique, la légère baisse (-0,4 %/an) des émissions de l'élevage en France entre 2010 et 2018 résulte essentiellement de la baisse du cheptel bovin (-0,6 %/an). Il paraît donc logique de faire baisser celui-ci pour davantage réduire les émissions. Pour atteindre l'objectif de 35 millions de tonnes d'équivalent CO2 (MtCO2) par an fixé par la stratégie nationale bas carbone (SNBC) pour l'élevage (contre 41 MtCO2 en 2018), « il faudrait doubler le rythme de réduction du cheptel bovin (-1,2 %/an), soit accélérer la baisse de consommation de viande rouge en France (-18 % entre 2018 et 2030) qui est une tendance déjà assez marquée (-30 % depuis 1980) », explique le cabinet de consultants. Un scénario qu'il juge réaliste compte tenu des leviers que constituent le projet de loi Climat et résilience, la loi Égalim et la réforme de la politique agricole commune (PAC).

Externalités environnementales positives de l'élevage à l'herbe

Mais, dans le même temps, le cabinet de consultants relève que le potentiel de réduction reste difficile à appréhender « sans une approche systémique qui tienne compte d'autres externalités environnementales comme la biodiversité, la préservation des sols et des stocks de carbone, et le bien-être animal ». L'Opecst relève en effet une forte variabilité des émissions selon les modes d'élevage. Si l'empreinte carbone moyenne de la production de 100 g de viande de bœuf est de 25 kg en équivalents-carbone, la fourchette va de 9 à 105 kg. Des agronomes relèvent d'ailleurs les externalités environnementales positives de l'élevage à l'herbe : pouvoir filtrant des prairies par rapport au risque de pollution de l'eau, production de lait et de viande à partir de ressources fourragères non utilisables par l'homme, stockage de carbone et préservation de la biodiversité.

Les auteurs de la note rappellent à cet égard les différents leviers d'action identifiés par l'Inrae : réduction du recours aux engrais minéraux, accroissement de la part de légumineuses, développement des techniques culturales sans labour, réduction des apports protéiques dans les rations animales, développement de l'agroforesterie et des haies, développement de la méthanisation. L'Opecst mentionne également d'autres pistes : amélioration génétique des races d'élevage pour réduire les émissions de méthane entérique, avancement de l'âge de vêlage des génisses, meilleure répartition du cheptel entre vaches laitières et vaches allaitantes, traçabilité des produits importés, application de mesures de réduction des émissions d'ammoniac aux bâtiments d'élevage et au stockage des effluents, etc.

La baisse de la consommation de viande accompagnée de la réduction des modes d'élevage les plus impactants semblent toutefois constituer les mesures les plus pertinentes. « Ce "moins et mieux", s'il est bien accompagné par les pouvoirs publics, se fera au profit de la santé de tous et du climat mais aussi des éleveurs, grâce à la réorientation des achats vers des élevages de qualité », souligne de son côté le Réseau Action Climat (RAC) qui a publié une note sur le sujet début février.

Encore faut-il que cet accompagnement à travers le plan stratégique national, qui doit décliner la future politique agricole commune (PAC), et le projet de loi climat soient effectivement à la hauteur. Pour l'heure, ce dernier prévoit une option végétarienne quotidienne dans les cantines publiques, hors école, à compter de 2023 et un menu végétarien hebdomadaire dans les cantines scolaires. Insuffisant aux yeux du RAC qui préconise de mettre en place l'alternative végétarienne quotidienne ou deux menus végétariens hebdomadaires dans toute la restauration collective, qu'elle soit publique ou privée.

Réactions39 réactions à cet article

 

Dans l'Opesct, il y a une sénatrice et une députée du LOT, soit 50% de la représentation parlementaire du LOT.

Alors que l'élevage industriel, souvent hors sol, est en plein essor dans le département pour alimenter les méthaniseurs actuels et les nombreux futurs autres, ne sont-elles pas en contradiction avec ces nouvelles recommandations de l'Opesct ?

LILI | 28 avril 2021 à 09h15
 
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Nous sommes sur des débats délirants et on en arrive à des conclusions de technocrates.
est ce que le réchauffement climatique est du à notre régime carné?
certains extrémistes végétariens voudraient le faire croire à l'ensemble de la population.
c'est pourtant simple.
-notre mode de vie énergivore n'est plus adapté; taxont fermement les produits et loisirs énergivores.
taxer par exemple à même hauteur le carburant pour le fret maritime
-il faut limiter l'augmentation de la population mondiale.

Quand est ce que l'on verra des articles condanant fermement le futur tourisme saptiale.pourtant si futile.

et agissons chacun de notre coté en bonne conscience rationelle
chauffage et déplacement = 50% de nos dépenses C02
à bientôt le forum

sonitus aqua | 28 avril 2021 à 09h27
 
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Ils ne vous ont rien fait ces trois petits veaux et autres congénères

Pas de viande du tout et de la B12 en cachet

Pas besoin d'être antispéciste de large préférence modéré pour çà

Un jour viendra disait Léonard où tuer un animal sera considéré comme aussi criminel que tuer un humain.

Suggestion : taper sentience animal

Ou encore https://blogs.mediapart.fr/hippolyte-varlin/blog/210819/pourquoi-le-veganisme-n-est-pas-un-extremisme-ou-les-mots-d-une-infinie-sagesse

NB. Pas besoin d’être abonné à Médiapart pour savourer cette plaidoirie aussi originale et riche qu’impressionnante.

Sagecol | 28 avril 2021 à 09h49
 
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Au cours de ces dix dernières années, ce rapport de la FAO aura contribué au dogme quasi religieux faisant de la réduction de la consommation de viande une arme contre le réchauffement climatique.../ Premièrement, il s'agit d'une moyenne mondiale. Le chiffre cache le fait que le gros de ces émissions proviennent de la déforestation visant à créer de nouvelles prairies pour les animaux ou de nouveaux champs de céréales susceptibles de les nourrir. En d'autres termes, la majorité des émissions de CO2 attribuées aux vaches relèvent en réalité de la destruction de puits de carbone (forêts) précédant l'élevage plutôt que de l'élevage en tant que tel. En outre, une telle activité concerne principalement des pays en voie de développement. À l'inverse, cela fait des décennies que les pays développés voient leurs surfaces forestières augmenter. .../ Ensuite, dans bien des cas, c'est la valeur du bois qui pousse à la déforestation, et non celle de l'élevage qu'elle pourrait permettre. Même si la production de viande s'arrêtait demain, les arbres seraient quand même abattus.../ Troisièmement, le rapport de la FAO ne prend pas en compte l'utilisation des terres après le départ des bûcherons. De fait, des chercheurs ont depuis déterminé que la conversion en prairies constituait le moyen le plus efficace pour stocker le carbone du sol – bien supérieur aux terres arables et, étonnamment, aux forêts replantées.

ouragan | 28 avril 2021 à 10h38
 
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Plutôt que de calculer l'impact sur l'environnement des pets des vaches, ces agronomes feraient mieux de trouver des palliatifs alimentaires pour toutes ces populations en sous nutrition dans les pays du Sud

le papet | 28 avril 2021 à 11h07
 
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Le titre de l'article résume bien l'enjeu.
Mais vu la dégradation de l'environnement, le consommateur doit aller plus loin, (pour celles et ceux qui veulent continuer à savourer une bonne viande de bovin mais aussi de porc, de poulet ou tout autre cheptel), en privilégiant des modes d'élevage sains, respectant le bien-être animal et de l'éleveur et favorisant la biodiversité sauvage. Délaisser les productions issues d'élevages intensifs dévastateurs à tous points de vue répond tant à une urgence écologique qu'à des impératifs sanitaires, humains et moraux.
Face à la litanie des scandales de l'élevage industriel, à l'évolution positive des attentes de la population, des consommateurs, les pouvoirs publics bougent un peu, après avoir longtemps fait la sourde oreille et renâclé. Mais il y a encore beaucoup à faire pour que le ministère de l'agriculture accepte de revoir en profondeur ses priorités. Les "externalités positives de l'élevage à l'herbe" sont connues depuis longtemps, tant par les agronomes que par les environnementalistes, mais ont jusqu'à alors été superbement ignorées par des décideurs plus préoccupés par la satisfaction d'intérêts catégoriels que celle de l'intérêt général.

Pégase | 28 avril 2021 à 11h41
 
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L'élevage des vaches est crime contre l'humanité, comme dirait notre président bien aimé. je recommande de revenir à l'âge précédant le néolithique ou la viande ne provenait que' de la chasse. Non à tous les élevage des animaux et des végétaux, car les végétaux fournissent de l'oxygène et absorbe du CO2.

le papet | 28 avril 2021 à 12h24
 
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C'est sûr qu'en éliminant l'élevage et toute la production agricole de masse, on va "régler" le climat.
Donc, comme d'hab' ici, YAKAFOKON...
et je prie pour que jamais l'écologisme imbécile n'arrive au pouvoir.
Vive l'agriculture qui produit et qui nourrit.
Allez, courage !

Albatros | 28 avril 2021 à 13h27
 
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les externalités du pastoralisme vu par LES ENVIRONEMENTALISTES :
FNE, LPO, FRAPNA, WWF, SPA, ANIMAL CROSS, ASPAS, ALTAI NATURE, ALEPE, GREEN, ETC ETC
"Ecologiquement, la montagne n’a pas besoin de moutons Les éleveurs ont besoin d’alpages, mais l’inverse n’est pas vrai. L’idée que le bétail serait utile pour " entretenir " la montagne renvoie à une image symbolique de celle-ci, mais ne correspond à aucune réalité biologique ou écologique."
Si nous faisons le choix de ne pas maintenir de pastoralisme dans certains endroits de montagne très reculés et très difficiles, la biodiversité ne s’en portera pas plus mal

VUE PAR LES SCIENTIFIQUES : Le pastoralisme durable dans les écosystèmes de grands pâturages libres / …/ préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol, et contribue à la régulation de l'eau et à la conservation de la biodiversité. Les autres avantages qu'il présente se trouvent sous la forme de produits alimentaires de grande valeur."

Le marché de la viande représente plusieurs trillions de dollars. Alors qui rêve d'en empocher le pactole ? Plus de paysans, plus de vétérinaires, plus d’abattoirs...la manne reviendra aux mastodontes de l'alimentaire qui investissent déjà dans la pilule nourricière s'en se préoccuper de sauver la planète mais bien pour en tirer le maximum de profit.

ouragan | 28 avril 2021 à 17h29
 
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De toute évidence, le port des œillères est une tradition qui se perpétue chez certains défenseurs du modèle agricole intensif, même même bien longtemps après la disparition des bêtes de somme...

Pégase | 28 avril 2021 à 20h34
 
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Question : les chiffres avancés sont ceux mondiaux ou français? J'ai l'impression, de mon côté, qu'on parle de bilan mondial et qu'en face on met en place une stratégie nationale..... je ne suis pas bien certain, dès lors, de comprendre toute la logique (quand bien même il reste le cri du colibri qu'on est tous susceptibles de clamer).

nimb | 29 avril 2021 à 10h34
 
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Albatros, merci pour votre cri d'alarme en souhaitant que les écologistes dogmatiques n'arrivent pas aux pouvoirs, l'exemple du Cambodge avec les kmers qui ont anéanti tout le produit de notre civilisation et tuer tous ceux qui n'étaient pas d'accord pour revenir à un monde pur dans lequel le travail ne devait se faire qu'à la main et les déplacements à pieds est le meilleurs exemple pour condamner à jamais ces religieux hystériques contre le modernisme

le papet | 29 avril 2021 à 11h49
 
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De toute évidence, voilà une argumentation rationnelle... Au moins autant que le réglement "bio" et les "contrôles" réalisés pour étayer cette vaste escroquerie...

Albatros | 29 avril 2021 à 12h05
 
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@ le cheval ailé sait de quoi il parle lorsqu'il cite le port des œillères!

ouragan | 29 avril 2021 à 12h11
 
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Entre la comparaison précambrienne écologistes = khmers rouges d'une part et le tacle "c'est celui qui dit qui y est" digne d'une cour d'école primaire d'autre part, le niveau des arguments versés au débat est stratosphérique, vraiment... Mais c'est très logiquement ce qui se produit quand, justement, on se trouve à court d'arguments fondés.

Pégase | 29 avril 2021 à 13h24
 
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@ouragan, pouvez-vous sourcer les arguments que vous exposer contre le rapport de la FAO ?

bIBU | 29 avril 2021 à 14h36
 
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Juste avant que çà (re)parte en sucette au niveau des antis et pros je ne sais quoi (pour se taper dessus), je souligne quand même que le parlementaire Antoine Herth mentionné dans l'article et membre de l'OPECST, je le connais de nom, vu que c'est un député alsacien (relativement modéré). C'est aussi, à la base, un agriculteur du Grand Ried, qui est donc, à mon sens, assez bien renseigné sur le sujet. Ses propos et propositions, relatés dans cet article, m'ont l'air assez ouverts et sensés sur la problématique. Ce n'est donc peut être pas la peine de s'écharper de nouveau sur les sempiternels lobbyings (ou pas). Il y a un souci, d'ordre mondial, ajouté à des déséquilibres de part et d'autres. Le seul sentiment que je lis de plus en plus au fil des nombreux articles publiés sur le sujet environnement, c'est qu'il faudrait passer d'un extrême déséquilibré vers un extrême vendu comme "purifié", le tout en un espace de temps réduit.... ce n'est pas très rationnel comme approche.

nimb | 29 avril 2021 à 15h22
 
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Pégase, vos arguments sont confondants, et surtout mélangent les donnes locales et les données globales, amalgamant les pratiques d'élevage et condamnant au désespoir les agriculteurs en France.
Soyez en remercié, vous qui apparemment n'avez jamais quitté la cour de l'école.

Albatros | 29 avril 2021 à 15h51
 
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Bonjour

Je pense comme nimb, qu'il faut revenir à ce qu' a souhaité l'Opecst : réduire la consommation de viande rouge.
Mais hélas, cette commission émet un voeu pieux, sans effet pour le futur quand la plupart des parlementaires sont favorables à la fédération dominante des agriculteurs donc à l'élevage intensif : ce qui me semble en parfaite contradiction.

il faut savoir que le poids de la pollution d'un bovin est de 10 équivalents habitants ( 100 bovins= 1000 h) , on ne peut que s'inquiéter sur ces élevages intensifs qui de plus nuisent à la santé.( 1porcin= 3eq/h)

Enfin quant au Sénat, Solagro déclare être favorable à 9 000 méthaniseurs en France quand il n'en existe aujourd'hui que 1 500, on ne peut que s'inquiéter sur le développement de cet 'élevage intensif qui devront alimenter les méthaniseurs : c'est le cas dans le LOT où fleurissent des élevages de poules , poulet, porcs, bovins, veaux , sans oublier nos canards gras gavés en 10 jours !

En conclusion ,"fais ce que je dis mais pas ce que je fais" dans la réalité .

LILI | 29 avril 2021 à 16h47
 
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@ bibu
Non je n'ai pas de donnée sur les calculs.
Par contre les chiffres que l'on peut retenir sont ceux deu CITEPA travaux financé par le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES) – Direction Générale de l’Energie et du
Climat.
L'agriculture et la sylviculture (exploitation des forets) produisaient en 1990 17 % des GES contre 19 % en 2019. L’élevage représenterait 14,25 %.
Ce que les écolos oublient de dire c’est que les prairies et les haies qui les entourent captent le CO2. Et elles n’existeraient pas sans les élevages, seuls capables de brouter et de transformer l’herbe gratuite et autonome en lait et viande si décriée. Or, elles retiennent et compensent l’équivalent de 30 % des émissions des troupeaux. En élevage lait cela peut aller jusqu’à 49 %.

la suppression de l’élevage conduirait immanquablement à supprimer ces prairies et à les labourer pour implanter d’autres cultures

Les émissions de GES des élevages ont baissé de 11 % entre 1990 et 2010 en France, tout en maintenant globalement les volumes de production et peuvent encore baisser potentiellement de 20 %.

ouragan | 29 avril 2021 à 17h05
 
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Les anti viandes ont aussi inventé qu’il faut 100 000 litres d’eau pour faire 1 kg de viande. Cf Pimental dans New Scientist.
Dans son livre Meat, A Benign Extravagance, Simon Fairlie, ancien rédacteur en chef de The Ecologist, déconstruit méticuleusement ce chiffre. Il fait valoir qu'un bœuf moyen, élevé pendant 500 jours avant de partir à l'abattoir, génère 125 kilos de viande. Du total de Pimental, nous pouvons calculer qu'un tel animal a besoin de 12 millions de litres d'eau au cours de sa vie – soit un terrain de 0,4 ha noyé sous 3 mètres d'eau. Sauf qu'une vache ne boit en moyenne que 50 litres d'eau par jour, ce qui nous mène à 200 litres par kilo, soit à peine 0,2 % du chiffre de Pimental.
Pimental dans son étude a inclus toute la pluie tombée sur les terres sur lesquelles le bœuf a grandi, en ignorant le fait que ces averses auraient eu lieu que la bête soit en dessous ou pas. Et pour grossir encore un peu plus sa baudruche alarmiste, il s'est basé sur la pluviométrie la plus extrême qu'il a pu trouver – et sur des bovins de ranch qui arpentent des surfaces bien plus conséquentes que les troupeaux européens moyens.
Voilà comment les anti-viande prétendument écolos se font complices de l’industrie de la fausse viande

ouragan | 29 avril 2021 à 17h15
 
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@LILI : il serait intéressant de savoir d'ou viennent vos chiffres.
Comme tout anti viande qui se respecte il semble que vous oubliez beaucoup de choses :
En plus d'offrir de la viande pour la consommation humaine, les vaches, moutons et cochons produisent une quantité substantielle de cuir, laine, graisse, sang et os ensuite exploités dans un tas de processus industriels allant de la production d'engrais pour l'agriculture biologique à la fabrication de billets de banque. Avec les animaux d'élevage, quasiment tout se transforme et rien ne se perd.
Dans vos calcul il faut aussi compter le fait que la quasi-totalité des céréales utilisées pour l'alimentation animale est impropre à la consommation humaine, soit parce qu'elles ont été gâtées ou contaminées d'une manière ou d'une autre. Les producteurs de céréales dépendent du marché des aliments pour animaux pour rentabiliser leurs récoltes corrompues. Et si nous arrêtions tous de manger de la viande, beaucoup de ces céréales seraient tout simplement jetées sans pour autant réduire le bilan GES.

ouragan | 29 avril 2021 à 17h54
 
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LILI
ta comparaison est géniale
je ne savais pas qu'un bovin prenait l'avion, allait au boulot en voiture et que son étable était chauffer au fioul....
j'ai bien rigolé merci

quid des indiens qui ont le plus gros troupeau du monde sans qu'il puissent s'en nourrir et toutes ces vaches qui meurent de vieillesse dans la rue ; est-ce écolo ; vegan ou stupide!!

sonitus aqua | 29 avril 2021 à 18h07
 
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@ LILI Il y a en EU 529 voitures pour 1000 habitants sans parler des maisons, des routes pour faire circuler ces voitures et de tout ce qui va avec le bien être de ces 1000 habitants.
Il est temps de sortir des rails de l'idéologie pour appréhender les choses à leur juste valeurs.
Pour ma part je considère donc que 100 bovins polluent moins que 100 habitants.

ouragan | 29 avril 2021 à 18h12
 
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@Ouragan A défaut de source permettez moi de mettre en doute certaines de vos affirmations réfutant l'impact de l'élevage français. Je vous cite :

-"la majorité des émissions de CO2 attribuées aux vaches relèvent en réalité de la destruction de puits de carbone (forêts) précédant l'élevage plutôt que de l'élevage en tant que tel."

-"dans bien des cas, c'est la valeur du bois qui pousse à la déforestation, et non celle de l'élevage qu'elle pourrait permettre. Même si la production de viande s'arrêtait demain, les arbres seraient quand même abattus..."

- "la suppression de l’élevage conduirait immanquablement à supprimer ces prairies et à les labourer pour implanter d’autres cultures"

- "le fait que la quasi-totalité des céréales utilisées pour l'alimentation animale est impropre à la consommation humaine" et sur l'idée que les céréales gatées n'ont que l'élevage comme valorisation possible.

bIBU | 29 avril 2021 à 19h41
 
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Il était couru d'avance qu'un sujet sur la viande allait faire voir rouge...
Albatros, si vous relisez bien mon premier post à ce fil, je vais dans le sens d'une consommation modérée de viande issue de bêtes élevées le plus possible au pré, en extensif et en AB tant qu'à faire. Sauf à ce que je me sois bien mal exprimé, c'est assez clair comme choix, me semble-t-il. Aussi, auriez-vous l'amabilité de m'expliquez-moi en quoi j'amalgamerais les pratiques d'élevage et condamnerais au désespoir les agriculteurs en France ?

Pégase | 29 avril 2021 à 19h41
 
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@ bibu
Vous avez mal lu, pour l’étude de la FAO. :  « Premièrement, il s'agit d'une moyenne mondiale » Ensuite le constat est suivit de cette phrase : « En outre, une telle activité concerne principalement des pays en voie de développement. »
"dans bien des cas, c'est la valeur du bois qui pousse à la déforestation, et non celle de l'élevage qu'elle pourrait permettre. Même si la production de viande s'arrêtait demain, les arbres seraient quand même abattus.. » il s’agit de ce qui se passe dans les pays émergeant qui coupent du bois de valeur pour nous et aussi pour de l’huile de palme, le colza, l’élevage etc etc.
- "la suppression des prairies pour les labourer " Cela provient de l’INRA et de la quasi totalité des chercheurs (CNRS, Cemagref, PNUE...) qui dénoncent aussi le fait que la FAO ne tient pas compte du captage de GES lorsque ces déforestations sont vouées à faire des prairies pour l’élevage.
À bien des égards, les prairies permanentes sont plus écologiques que les terres arables – le sylvopastoralisme étant le must. . Keir Watson directeur du département de physique St Philip Howard Catholic High School.
Pour les céréales aussi vous avez mal lu : J’ai écrit « la quasi totalité » et non la totalité. Cette source provient de moi même en tant que producteur de céréale et aussi de revues traitant des céréales . En France sur 34 millions de t de blé tendre, seulement 13 % sont utilisé pour l’alimentation animale.

ouragan | 30 avril 2021 à 16h35
 
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Je ne crois pas que de telles discussions entre "pro-viande " et anti - viande " étaient recherchées par l'OPESCT quand il a émis cette recommandation . Il préconisait d'en manger moins et certainement de meilleure qualité.

C'est le choix que j'ai fait : j'achète ma viande BIO ( boeuf, poulet et porc) à 3km de chez moi avec des animaux qui sont nourris avec les céréales et le foin récoltés dans la ferme, quitte à en acheter moins .


Les données que j'ai proviennent de scientifiques
https://www.persee.fr/doc/rgpso_1276-4930_1998_num_3_1_2690

Elles sont accessibles avec ce lien qui traite de notre région mais je ne pense pas que la DBO ( demande biochimique en Oxygène)ait changé depuis 1998 et qu'elle soit différente selon les regions .

pour moi , le débat est clos

LILI | 30 avril 2021 à 17h28
 
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C'est là que s'exprime l'idéologie : discussions entre "pro-viande " et anti - viande "
Pour ma part la discussion se borne à rétablir la vérité
Non l'élevage traditionnel n'est pas et de loin le problème du réchauffement, il est donc important de lui permettre de se
développer car le pastoralisme durable dans les écosystèmes de grands pâturages libres tels que les prairies, les forêts et les steppes préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol et contribue à la régulation de l'eau et à la conservation de la biodiversité. Les autres avantages qu'il présente se trouvent sous la forme de produits alimentaires de grande valeur créés pratiquement sans mécanisation et avec très peu d'impact.
Non 100 vaches ne polluent pas autant que 1000 habitants et de loin!
La véritable question est de savoir à qui profite cette propagande?
La viande de synthèse va accroître la dépendance à l’égard des multinationales agroalimentaires qui peuvent investir dans des usines stériles et robotisées concentrant la production.
Les végétaliens se nourrissent d'aliments à forte empreinte CO2 et à faible valeur nutritive.
Les multinationales sont à l’affût de la pilule nourricière avec la complicité de ceux qui tapent sur nos paysans.

ouragan | 30 avril 2021 à 20h10
 
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"Les multinationales sont à l’affût de la pilule nourricière avec la complicité de ceux qui tapent sur nos paysans. " : des multinationales comme Sofiprotéol, Avril ou encore Terrena... ?

Pégase | 01 mai 2021 à 14h10
 
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@ pégase Voilà le parfait amalgame.
Terrena coopérative d'exploitants agricoles produire plus et mieux avec moins pour créer un lien direct entre agriculteurs et consommateurs. C'est pas parfait mais:
Nouveau modèle d'élevage hors cage pour l'ensemble des lapins.
Des animaux élevés à l’herbe dans les prairies de nos agriculteurs.
Des animaux élevés au sein des exploitations familiales de nos agriculteurs.
Des actions concrètes menées par nos agriculteurs pour préserver l’environnement et la biodiversité.
Terrena a obtenu le 03 juillet dernier sa certification pour la production et la transformation des semences issues de l’agriculture biologique par l’organisme ECOCERT,
Pour Profitéol c'est moins bien :https://www.actu-environnement.com/ae/news/sofiproteol-change-nom-groupe-avril-societe-commandite-23623.php4
Mais on est loin avec ces 3 amalgames ailés de la pilule nourricière de laboratoire sans terre ni paysan que convoitent Mark Elliot Zuckerberg, Sundar Pichai et la quasi totalité des plus grands milliardaires. Des multi N qui comptent sur ceux qui dénigrent systématiquement tout ce qui touche aux paysans pour être considéré comme les sauveurs de la planètes alors qu'ils sont les plus gros pollueur.

Commençons par interdire l'importation de denrées qui sont interdites à produire en France et après exigeons de nos paysans de produire mieux et autrement en respectant leur autonomisation à travers le partage des connaissances et le respect.

ouragan | 01 mai 2021 à 20h11
 
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Je voudrais juste rebondir sur le lien mis à disposition par Lili. En effet, en regardant les résultats bruts de sa publication, un bovin "pollue" 10 fois plus qu'un humain.... en y regardant bien, j'ai surtout trouvé que rapporté au poids de l'animal, le ratio DBO/kg de poids de l'individu est relativement semblable, vérifié aussi pour les chiffres des ovins, et porcins..... bref, on enfonce une porte ouverte, surtout quand on sait qu'une DBO, c'est justement de la matière biodégradable. Si on parlait de tout ce qui n'est pas biodégradable, qui veut parier qu'un bestiaux pollue plus qu'un humain?
Pour rejoindre juste 10 secondes Pegase et Ouragan, plus je lis des choses sur l'alimentation, et plus je me dis que le film Soleil Vert (début des années 70) n'était pas si "allumé" que çà et était même plutôt visionnaire, et çà m'attriste beaucoup.

nimb | 01 mai 2021 à 21h47
 
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Il me semble que nombre d'entre nous ici sur ce fil faisons assez distinctement la différence entre les divers modes d'élevages du cheptel. Il y a en effet un monde entre un porc qui passe sa courte et horrible vie sur les caillebotis d'un sinistre hangar intensif et un autre qui dispose du plein air en enclos suffisant comme en élevage AB, exprimant ainsi nombre de comportements normaux de son espèce (même si la finalité est la même). Je pense pour ma part avoir déjà à maintes reprises eu l'occasion d'exprimer mon rejet total du premier mode d'élevage et mon choix très clair pour le second. Car ma famille et moi-même restons consommateurs de viande, mais avec des bêtes, un environnement et des éleveurs que nous voulons respectés du mieux possible.
Pourtant, curieusement, les réponses de certains me taxent immanquablement d'ennemi des agriculteurs et utilisent le modèle extensif pour masquer le plus possible l'intensif et cruel. Il s'agit ni plus ni moins des éléments de langage que l'on entend systématiquement dans les communications de l'agro-industrie et de la FNSEA pour tenter de défendre ce qui s'avère de plus en plus indéfendable au yeux du plus grand nombre.
Mais cette grossière manipulation de l'opinion, qui a été très efficace en son temps je dois l'avouer, ne trompe désormais plus grand monde.

Pégase | 02 mai 2021 à 15h42
 
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@Nimb
La science fiction nous rattrape : "Si l'on veut rendre service à l'agriculture française, alors il est urgent de s'intéresser à l'agriculture cellulaire et en particulier à la viande de culture. Alors que les producteurs de viande américains, start-up ou géants de l'alimentaire, sont à la pointe de cette nouvelle industrie qui a obtenu le soutien de milliardaires tels que Bill Gates, Richard Branson ou Sergey Brin, de fondations et de fonds d'investissement, qu'attend la France pour s'emparer de ce sujet? cf député LREM Loïc Dombreval
En réalité, si les protecteurs des animaux partagent un objectif commun avec les industriels de la viande cellulaire, ces derniers sont davantage mus par l'extraordinaire croissance du marché de la viande de culture que par le souci de la condition animale. En 2015, la consommation mondiale de viande était de 316 millions de tonnes. Mais en 2040, environ 60% de la viande consommée sera soit cultivée en laboratoire, soit composée de végétaux, affirme le rapport d'AT Kearney publié le 12 juin 2019.
Touts les militants qui abondent dans ce sens sans même s'en rendre compte auront des tickets de rationnements supplémentaires.

ouragan | 02 mai 2021 à 18h32
 
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Touts ceux qui tapent systématiquement sur les agriculteurs renforcent le déplacement du pouvoir politique des fermes traditionnelles et des marchés locaux vers les sociétés de biotechnologie et les multinationales.
les intérêts privés et les préjugés politiques se cachent souvent derrière le discours le plus grandiose de régimes «éthiques» et de durabilité planétaire alors même que les conséquences peuvent être des carences nutritionnelles, des monocultures détruisant la biodiversité et l'érosion de la souveraineté alimentaire.
Malgré tout ce discours chaleureux, la politique alimentaire mondiale est en réalité une alliance entre l'industrie et le capital résolus à la fois à contrôler et à fausser la production alimentaire. Nous devrions nous rappeler les avertissements de Marx contre le fait de laisser les intérêts des entreprises et le profit privé décider de ce que nous devrions manger.

ouragan | 02 mai 2021 à 18h46
 
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Si je comprends bien, si nous n'acceptons pas sans sourciller les productions des modes d'élevages intensifs actuels bien présents partout sur la planète dont largement en France (d'où ils sont d'ailleurs bien souvent issus), nous ferions immanquablement le jeu des méchantes start-up multinationales (car nous n'en avons pas en France dans l'agro-alimentaire, c'est bien connu...) qui veulent nous gaver de protéines de synthèse ragoutantes à souhait. Il n'y aurait pas d'autre choix. Très peu pour moi de ce manichéisme ! Et comme je l'ai écrit à maintes reprises, j'ai déjà fait le choix de l'AB, si possible de proximité et en direct de l'éleveur. Et ce modèle là tend à se développer, tant il fait recette auprès des consommateurs et de certains éleveurs.
Mais tous nos échanges oublient un peu vite que nous allons surtout consommer de plus en plus d'insectes : faciles à élever partout, bilan GES au ras des pâquerettes, diététiques à souhait, etc. J'ai personnellement encore du mal à m'y faire psychologiquement mais après tout, cela n'a rien d'original pour pas mal de peuples sur la planète, preuve s'il en est de la parfaite viabilité de ce type d'élevage. Nous autres français consommons bien des escargots, ce qui révulse bien des ressortissants étrangers. Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà !

Pégase | 02 mai 2021 à 21h48
 
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@ pegase :
Nos élevages intensifs sont surtout concentrés en Bretagne mais ils n'ont rien a envier à nos amis belge, allemand, pays bas, Norvège, suède, Italie du nord. Ils sont concentrés au bord de la mer pour recevoir des aliments par bateau. (sauf Italie nord et Autriche). Mais tout cela n'a rien à voir avec les élevages des USA, et autres Brésil (don 1 de 4 millions de poule), chine (dont 1 de 100 000 vaches), Arabie (dont 1 élevage de 94000 vaches). La France fait piètre figure.
Mais le plus beau reste a venir : Il s’agit ni plus ni moins que de la captation totale de la nature par le secteur privé qui aboutira très vraisemblablement à une domestication de l’ensemble des espèces sauvages emblématiques : 1700 rhino élevé pour leurs cornes en Afrique du Sud.
En d’autres mots, protéger la nature pour sa valeur intrinsèque est un « fardeau coûteux » dans le système capitaliste, il faut donc la domestiquer et l’exploiter pour en extraire une valeur ajoutée. Afin d’obtenir le consentement du public pour ce plan de domestication massif de la vie sauvage, le WWF et des influenceurs comme Jane Goodall, David Attenborough et Greta Thunberg...Vous devriez postuler.

ouragan | 04 mai 2021 à 00h07
 
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@ pégase les productions des modes d'élevages intensifs actuels bien présents partout sur la planète dont largement en France (d'où ils sont d'ailleurs bien souvent issus),
90 % de l’alimentation des vaches est produite sur la ferme, et que les troupeaux sont à taille humaine, soit 45 vaches en moyenne (67 % des troupeaux).

ouragan | 12 mai 2021 à 22h03
 
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Nous en appelons à la responsabilité de l'Adème et de l'Inrae et de leurs ministères de tutelle, environnement et agriculture ; et à la responsabilité collective de tous ceux qui ont pour mission d'informer les consommateurs (pouvoirs publics, associations de consommateurs, médias, grande distribution et distribution spécialisée…). Élaborons ensemble des méthodes d'évaluation qui permettent une information fiable des consommateurs afin de privilégier pour demain des modes de consommation et de production plus durables et plus vertueux. Et en attendant, que cesse la diffusion de ces chiffres biaisés.
Confédération paysanne
Jeunes agriculteurs
coordination rurale
fédération nationale bovine
et tous ceux qui ont du bon sens!
Les vrais écologistes et agronomes le savent : il ne peut y avoir d’agriculture durable sans élevage.

Les 12,5 millions d'hectares de prairies (20 % du territoire destiné à l’élevage durable et respectueux) et les haies qui les entourent jouent un rôle essentiel dans l'équilibre des rotations de culture, dans la préservation de la qualité de l'eau et des sols, dans la captation du CO et comme zone refuge pour la biodiversité.

ouragan | 14 mai 2021 à 09h10
 
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