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Actu-Environnement

Agriculture, biodiversité, emploi : un triptyque gagnant

Le Jardin de Cocagne Mirabeau, près de Montpellier, est un modèle de réussite, tant sur le plan social qu'environnemental. L'agriculture biologique et la protection de la biodiversité font bon ménage pour réinsérer des personnes par l'emploi. Reportage.

Reportage vidéo  |  Agroécologie  |    |  Baptiste Clarke

Un modèle agricole favorable à l'emploi et à la biodiversité est-il possible ? Oui, si on suit l'exemple plutôt réussi du Jardin de Cocagne Mirabeau. Situé sur le domaine du même nom, qui s'étend sur 220 hectares sur la commune de Fabrègues (Hérault), toute proche de Montpellier, ce jardin a pris le virage de l'agriculture biologique en 2014. Initialement destiné à la viticulture, puis voué à accueillir un centre d'enfouissement de déchets ultimes pour la métropole de Montpellier, le site a été sauvé par un collectif regroupant plus de la moitié des habitants de Fabrègues, dont les élus. Après l'abandon du projet de décharge, la commune acquiert le domaine pour relancer une activité agricole, afin de nourrir les élèves de la ville. Mais c'est un projet bien plus ambitieux qui voit le jour.

Site pilote pour l'agroécologie

Le domaine de Cocagne Mirabeau étant constitué de zones naturelles classées, le conservatoire d'espaces naturels du Languedoc-Roussillon est mandaté en 2016 pour concevoir un projet agricole exemplaire en matière de biodiversité. En 2017, le projet est lauréat du Programme d'investissement d'avenir. Il devient alors un site pilote pour la reconquête de la biodiversité par l'agroécologie et reçoit pour cela plus de 1,2 million d'euros de l'Ademe. Il s'agit de « démontrer que les modèles agroécologiques peuvent être au service de la biodiversité et, réciproquement, que ces modèles peuvent être productifs, rentables et créateurs d'emplois », résume l'intitulé du projet.

Accompagné financièrement par la métropole de Montpellier, le Département et la Fondation de France, le site est entièrement restauré et adapté aux nouvelles activités agricoles. Une viticultrice s'y installe, suivie par des éleveurs, un apiculteur et les maraîchers du Jardin de Cocagne Mirabeau. Celui-ci a depuis créé une trentaine d'emplois en trois ans et produit avec succès des paniers bios pour 200 adhérents : voir le reportage vidéo.

Participer à la réinsertion par le travail et la formation

Intégré dans le réseau des Jardins de Cocagne installés partout en France, le site applique les valeurs du réseau : faire fonctionner des fermes à vocation d'insertion sociale et professionnelle certifiées en agriculture biologique. Les employés en insertion peuvent y travailler pendant deux ans. Durant cette période, ils sont accompagnés pour suivre des formations. Ensuite, ils peuvent plus facilement espérer un retour à l'emploi dans une entreprise.

Aujourd'hui, le directeur et le chef d'exploitation des Jardins de Cocagne Mirabeau, Thomas Richaud et David Ashley, travaillent à réduire encore les impacts potentiels de l'exploitation sur l'environnement. Une recherche permanente de solutions visant à redonner vie au sol, à favoriser la pollinisation, à reconquérir la biodiversité au cœur de l'exploitation agricole et tout autour du domaine : voir le reportage vidéo.

À terme, ce site doit devenir aussi un lieu de formation pour diffuser des pratiques agricoles vertueuses et montrer le fonctionnement d'un modèle économique alternatif qui a un rôle à jouer dans la société, tant d'un point de vue environnemental que social.

Réactions4 réactions à cet article

 

la base de l'agroécologie c'est la permaculture = couverture permanente des sols mais en priorité l'été ! un sol qui ne produit pas de photosynthèse l'été se dégrade et perd tout le bénéfice de l'année : sol sec = sol mort = désert !

laurent | 23 janvier 2023 à 09h52
 
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Les entreprises d'insertion sont un superbe outil pour relancer certaines personnes dans l'emploi.
Mais "Démontrer que les modèles agroécologiques peuvent être au service de la biodiversité et, réciproquement, que ces modèles peuvent être productifs, rentables et créateurs d'emplois " avec une aide pour couvrir 70% des charges (400 000 € par an sur 4 Ha!!!) effectivement ca doit être bien rentable pour certains... de là à en faire un modèle de réussite !?

Marcel | 23 janvier 2023 à 10h35
 
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Oui, une nouvelle voie d'un monde agricole est possible. Il d'autres alternatives à ce que l'on voit maintenant la patate Mac Cain, la betterave sucrière et son gaz vert caca d'oie... les terres à blé de la Beauce qui n'ont pas vu de lombrics depuis des années. Il faut d' autres choix viables, et créateurs d'emplois, du lien social, et de "sens", et reprendre la terre aux machines... -- extrait Ateliers Paysans
" L’appel à la responsabilité individuelle, ce « chacun doit faire sa part », ne mettra jamais fin au modèle alimentaire industriel et marchand. Celui-ci est une machine à produire artificiellement au moindre coût, une machine à confisquer les savoirs et savoir-faire, à enrichir les industries technologiques, à déshumaniser.
Il est temps d’échapper à notre enfermement dans les niches d’un marché alimentaire réservé aux classes aisées et de reprendre entièrement la terre aux machines. Ce manifeste propose de sérieuses pistes de rupture.
L’Atelier Paysan accompagne la conception et le colportage des technologies paysannes. Les auteurs, paysans, syndicalistes et militants, sociétaires de la coopérative, font le constat que les alternatives paysannes, aussi incroyablement riches soient-elles, s’avèrent totalement inoffensives face au complexe agro-industriel, plus prédateur que jamais. " ---

J Cl M 44 | 23 janvier 2023 à 11h15
 
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@ J CI M 44 " Celui-ci est une machine à produire artificiellement au moindre coût" : cela ne fonctionne qu'à la condition expresse d'ignorer toutes les externalités négatives du modèle : coût humain (par exemples : suppression d'emplois agricoles , décès prématurés du fait de la malbouffe et de l'exposition chronique aux pesticides, ammoniac, de personnes intoxiquées aux émanations d'algues vertes en putréfaction ou encore du fait de l'antibiorésistance causée par l'emploi détourné d'antibiotiques comme activateurs de croissance dans les élevages en batterie), coûts faramineux des pollutions agricoles, des transports routiers et de la perte de biodiversité sauvage en secteurs agricoles intensifs et en zones de déforestation importée, maltraitance animale, etc. Le bilan global réel de ce modèle agricole est calamiteux, et cela d'abord par tromperie comptable et cupidité !
Alors oui, un autre modèle est possible et doit l'être pour sortir au plus vite de ce cauchemar, largement financé sur fonds publics.

Pégase | 24 janvier 2023 à 10h20
 
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