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Les métiers de l'eau, des métiers à risque !

Le certificat CATEC permet aux professionnels de l'eau d'intervenir dans des espaces confinés, potentiellement dangereux voire mortels. L'OIEau nous a permis de suivre une formation spectaculaire avec Régis Lamardelle, formateur confirmé.

Reportage vidéo  |  Eau  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com

Un espace confiné, c'est un espace clos ou partiellement clos avec peu ou pas d'échanges avec l'atmosphère. Les risques sont importants : asphyxie, intoxication ou encore explosion... Il faut donc apprendre à se protéger. Et c'est là qu'intervient le formateur CATEC. Il doit enseigner toutes les bonnes pratiques, tous les réflexes à avoir quelles que soient les situations rencontrées. Pour cela, son engagement doit être réel pour que la formation, qui ne dure qu'une journée, soit imprimée dans les esprits de chaque stagiaire ; une vraie responsabilité.

Grâce à des infrastructures grandeur nature, Régis Lamardelle va mettre en situation les stagiaires et les stimuler au maximum.

Quiz métier de formateur avec Régis Lamardelle, de l'Office International de l'Eau

AE : Quels sont les diplômes requis pour exercer ?

Bien qu'il puisse exister des formations accessibles depuis un bac+3 pour devenir formateur, aucun de mes collègues à l'OIEau (Office international de l'eau) n'a suivi de formation initiale spécifique. C'est un cas de figure assez classique où les personnes sont généralement recrutées d'abord pour leurs compétences dans un domaine particulier. Les formateurs de l'OIEau ont des parcours initiaux de techniciens, d'ingénieurs, plus rarement de docteurs. La formation à l'acte pédagogique ou à l'ingénierie s'est faite essentiellement par le biais de stages, en formation professionnelle.

AE : Quelles sont les qualités requises ?

Je pense qu''il est important que le formateur soit à l'écoute et bienveillant. Il ne s'agit pas de former un groupe en bloc, mais de comprendre les modes de fonctionnement, les attentes, les difficultés éventuelles ainsi que les compétences déjà acquises par chacun, pour faire progresser chaque individu au sein du groupe.

Je pense également que cela demande une certaine énergie, que ce soit lors de formations théoriques ou lors de formations pratiques. Il faut effectivement capter en permanence l'attention des participants, les interpeller.

AE : Quelles sont vos différentes missions ?

Mon activité au sein du Centre national de formation aux métiers de l'eau est essentiellement orientée vers la formation, mais elle m'amène parfois à réaliser de l'appui technique, notamment à destination des collectivités. Je réalise ces missions essentiellement en France métropolitaine, mais je peux être amené à me déplacer dans les DOM ou à l'étranger.

J'ai également participé à plusieurs reprises à des groupes de travail, notamment au sein de l'ASTEE ou de l'INRS.

AE : Quelle est l'évolution de carrière possible ?

Au sein de l'IOEau, un formateur peut soit approfondir son champ de compétences dans un certain domaine, soit investiguer dans d'autres domaines, comme par exemple des thèmes émergents lui permettant d'élargir son périmètre de compétences (par exemple dans les économies et la production d'énergie, la biodiversité…). Il peut également évoluer vers un poste de responsabilité afin d'encadrer les équipes pédagogiques, gérer les ressources du centre de formation ou se diriger vers de l'ingénierie pédagogique. Certains formateurs ont valorisé leurs compétences et ont quitté l'OIEau pour être consultant, pour faire de l'assistance ou encore pour prendre des postes de responsable au sein d'entreprises ou de collectivités.

AE : Quel est le salaire généralement constaté ?

Dans le domaine de la formation professionnelle continue, on observe des salaires très variables. Une personne qui anime des formations en bureautique pourrait gagner à peine plus qu'un SMIC. Un formateur confirmé peut être rémunéré 4 000 € net, voire plus. Les formateurs indépendant peuvent prétendre à des rémunérations encore supérieures en fonction de leur activité ou de leur degré d'expertise. J'estime le salaire moyen d'un formateur de l'OIEau aux alentours de 2 500 € net.

AE : En quoi est-ce un métier d'avenir ?

Les métiers de l'environnement évoluent assez rapidement. Cela est dû à plusieurs facteurs comme l'évolution des techniques, celle des prescriptions réglementaires, des contraintes financières liées notamment à des modes de financement en mutation. Les personnes en poste doivent constamment faire progresser leurs compétences pour avancer dans leur parcours professionnel. La formation professionnelle est à regarder comme un outil indispensable d'accompagnement à la mutation des métiers.

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