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Les villes au centre de la lutte contre le changement climatique, selon l'AIE

Gouvernance  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Alors qu'elle chiffre à 500 milliards de dollars les investissements additionnels nécessaires pour rattraper le retard pris en matière de lutte contre le changement climatique et limiter la hausse des températures à 2 degrés d'ici 2050, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a publié en décembre un rapport soulignant le rôle majeur des villes dans la lutte contre le changement climatique, via le développement des énergies renouvelables. Aujourd'hui plus de la moitié de la population mondiale vit en zone urbaine, consommant les deux tiers de l'énergie primaire et produisant plus de 70 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Le rapport ''City, towns and renewable energy, yes in my front yard'' identifie des politiques exemplaires à travers le monde pour développer les énergies renouvelables et encourager l'efficacité énergétique dans les villes. ''Les bons exemples existent, note l'AIE, que ce soit dans des mégalopoles ou dans de petites villes, dans les pays riches ou pauvres.'' Dans ces zones urbaines, la réglementation, les incitations financières, la sensibilisation, l'investissement dans des projets pilotes, l'exemplarité permettent de mettre en place des politiques efficientes. Développement du solaire thermique et photovoltaïque, de l'éolien, de la biomasse mais aussi des réseaux intelligents et des nouvelles technologies, déploiement des transports électriques individuels ou collectifs et des agrocarburants font partie des mesures identifiées par l'AIE pour lutter contre le changement climatique à l'échelle locale.

L'agence souligne dans son rapport les efforts particuliers de 12 villes qui vont plus loin que leurs gouvernements nationaux dans la lutte contre le changement climatique.

La municipalité de Kyoto (Japon) ambitionne d'atteindre 20 % d'énergies renouvelables d'ici 2020, contre 2,7 % aujourd'hui. Un plan triennal (2007-2010) a été mis en place pour un budget de 18 milliards de dollars US. Parmi les mesures innovantes identifiées par l'AIE : l'obligation pour chaque opérateur électrique de préciser le poids carbone de chaque kWh produit et ses objectifs de réduction.

Adélaïde, cinquième ville australienne, s'est fixé comme objectif d'atteindre zéro émissions dans le bâtiment en 2012 et dans les transports en 2020. Les premiers projets initiés en 2008 ont permis de réduire de 6.000 tCO2 les émissions. L'installation de mini-éoliennes sur les bâtiments publics, la construction de centrales solaires photovoltaïques, le développement du solaire thermique participent à ces résultats tout comme le lancement du Tindo bus, fonctionnant à l'énergie solaire.

L'île des Canaries Al Hierro (10.000 habitants) est quant à elle devenue la première île autosuffisante en énergie 100 % renouvelable grâce notamment à deux éoliennes et au développement de l'énergie hydraulique.

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