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Les voitures à hydrogène peinent à se développer en France

Alors que les véhicules électriques commencent peu à peu à se faire une place dans le marché automobile, c'est plus compliqué pour les véhicules à hydrogène et particulièrement en France. Pourtant, les intérêts sont multiples à condition de rouler à l'hydrogène "vert". Reportage.

Reportage vidéo  |  Transport  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Les voitures à hydrogène peinent à se développer en France

Les Japonais ont de l'avance sur le sujet, notamment avec la Mirai de Toyota, la première voiture à hydrogène à être produite de façon industrielle et même commercialisée à l'export. Allemagne, Belgique, Danemark, Royaume-Uni mais pas en France, et pour cause, il n'existe quasiment pas de stations de recharge d'hydrogène sur le territoire. En même temps, son prix peut aussi limiter les ardeurs, environ 80.000 euros… une technologie faite pour l'instant pour une population plutôt aisée.

En France, la société Symbio FCell mise plutôt sur l'hybridation de véhicules électriques déjà produits en série en ajoutant sur des Kangoo ZE (Renault) un kit hydrogène prolongateur d'autonomie. "Ce véhicule a environ 120 km d'autonomie. Ce qu'on va rajouter va permettre de multiplier par deux voire par trois cette autonomie", déclare fièrement Pierre-Yves Le Berre, cofondateur de la société.

On imagine ce que ça pourrait donner sur une Renault Zoé de nouvelle génération qui affiche aujourd'hui 400 km d'autonomie en tout électrique ! "De plus, la pile à combustible produit de la chaleur qui va pouvoir être valorisée pour le chauffage alors que c'était un des postes de consommation très importants qui réduisait considérablement l'autonomie des véhicules électriques", ajoute Pierre-Yves Le Berre

Cinquante véhicules de ce type ont été vendus à différentes sociétés grâce au projet Hyway, coordonné par Tenerrdis, un pôle de compétitivité sur les énergies nouvelles. La fin de la phase 1 consistait, entre autres, à construire deux stations de recharge, une à Grenoble (Isère) et une autre à Lyon (Rhône). La phase 2 va permettre de produire un hydrogène "vert"…

Actuellement, la production de l'hydrogène est très polluante. "Pour un kilo d'hydrogène produit, on émet entre 5 et 10 kilos de CO2", explique Bertrand Amelot, directeur commercial et marketing de McPhy Energy. Un paradoxe pour une filière qui vante une atmosphère préservée. "Les véhicules à hydrogène ne rejettent que de la vapeur d'eau, pas de NOx, pas de CO2, pas de particules", déclare Sébastien Grellier, directeur de la communication de Toyota France.

Il est toutefois possible de produire de l'hydrogène "vert". Il s'agit d'utiliser l'électricité produite à partir des énergies renouvelables (solaire, éolien). Des projets de recherche comme sur la plateforme Myrte en Corse ou le projet Jupiter 1000 à Fos-sur-Mer (Bouches du Rhône) en sont de parfaites illustrations, voir reportage.

 

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Réactions4 réactions à cet article

 

50 euros le plein, ce n'est pas déconnant !
L'acquisition du véhicule à 30 000 euros devrait baisser avec l'augmentation du volume des dit-véhicules.
Reste le pb de l'appro en H2: booster les éoliennes fournissant les kWhs pour faire tourner les électrolyseurs, voilà LA réponse ! et du vent sur le Cotentin, il y en a !
Faut que les fabricants d'installation, dont Air Liquide, booste leur production d'installation ad hoc, comme pratiqué ailleurs, Allemagne, et pays scandinaves !
YA+KA !
A+ Salutations
Guydegif(91 & 68)

Guy | 17 octobre 2016 à 11h02
 
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Aucun intérêt pour le véhicule de tourisme. Fabriquer l'hydrogène est très énergivore idem pour le véhicule.
Le réseau électrique appartiens au citoyen et les batteries de stockage dans nos futures voitures 100% électrique apporterons un service à notre réseau en lissant les pics énergétiques.

ActiVE | 17 octobre 2016 à 13h55
 
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Bonjour,
Il est intéressant de lire, en parallèle, votre article de 2014 ci-dessous :
< Energies | 28 août 2014 | Actu-Environnement.com
< https://www.actu-environnement.com/ae/news/hydrogene-decarbone-france-strategie-electrolyse-pile-combustible-22533.php4#xtor=ES-6 >
J’ai fait ma carrière comme ingénieur dans l’industrie chimique et j’ai appris à me méfier de la dangerosité de l’hydrogène !
B.Thierry

darly | 20 octobre 2016 à 13h06
 
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Aucun intérêt quand on sais que le Véhicule à pile à combustible hydrogène non naturel nécessite 3 X plus d’énergie pour la fabrication du combustible liquide. Sans compter les coûts pour sa distribution.Aujourd’hui synthétisé à hauteur de 95 % à partir d’énergies fossiles.
Donc pour la voiture même hybride à 600 km d'autonomie aucun avenir souhaitable !
Utilisons et développons notre réseau électrique citoyen !

ActiVE | 24 octobre 2016 à 14h07
 
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