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Nicolas Hulot et Wimoov appellent les futurs maires à prioriser les transports du quotidien

Transport  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Après la promulgation de la loi d'orientation des mobilités (LOM) le 26 décembre 2019, et en pleine campagne des municipales, la Fondation Nicolas Hulot (FNH) et la plateforme Wimoov appellent les futurs maires à améliorer « concrètement » les transports du quotidien.

Ce mercredi 29 janvier, l'ancien ministre de l'Écologie Nicolas Hulot, et Florence Gilbert, directrice de Wimoov, ont présenté les résultats de leur premier baromètre sur les mobilités du quotidien « pour éclairer les futurs maires sur les contraintes de mobilité et les aspirations au changement ». Leur baromètre repose sur un sondage, réalisé par l'institut d'étude ObsoCo, auprès de 4 000 personnes, ainsi que sur trois études de terrain, menées par Chronos, dans des territoires à faible densité de population.

Prioriser les alternatives à la voiture individuelle

La mobilité « est un enjeu environnemental mais également social. Aujourd'hui en France, 12 millions de personnes rencontrent des difficultés quotidiennes pour se déplacer», souligne Florence Gilbert. Ce baromètre montre que la voiture individuelle constitue le mode de transport principal pour 72 % des Français sondés sur leurs déplacements du quotidien.

Pour 55 % des Français interrogés, se déplacer en voiture au quotidien est fait « par obligation et pas par choix de leur moyen de déplacement ». Dans les zones à faible densité, ils sont même 85 % à déclarer ne pas avoir le choix de leur mode de transport et 77 % d'entre eux déclarent ne pas pouvoir accéder aux transports collectifs à pieds. De même, le coût des déplacements constitue le « premier obstacle » à la mobilité pour 50 % des Français, tous territoires confondus, et pèse, en premier, sur les plus modestes.

La LOM « ouvre le droit à la mobilité pour tous et fixe à la France un objectif de décarbonation totale des transports d'ici 2050. Nous veillerons à ce que les objectifs de la LOM ne restent pas lettre morte », soulignent M. Hulot et Mme Gilbert. Reconduit chaque année, ce baromètre « va suivre étape après étape la LOM ». Nicolas Hulot insiste sur les alternatives à la voiture individuelle qui « doivent devenir la priorité des plans et des investissements à venir. États, collectivités, citoyens, chacun à un rôle à jouer. »

Autres enseignements du baromètre : malgré un attachement « très marqué » à la voiture, près de 60 % des Français se disent tout de même favorables à la fin de vente des véhicules essence et diesel en 2040. Pas moins de 38 % des automobilistes pensent également réduire leur usage de la voiture d'ici dix ans, notamment dans les centres villes et grandes agglomérations. Ce sont 50 % qui envisagent aussi de passer à la voiture électrique dans les dix ans à venir, même si le premier frein reste le prix d'achat. Enfin, près d'un Français sur deux concède qu'il lui serait possible de réaliser tout ou partie de ses trajets quotidiens à vélo, à condition notamment d'avoir accès à des infrastructures sécurisées.

Sur Twitter, la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne a salué cette enquête qui «confirme que les Français sont prêts pour la révolution des mobilités ! Nous les y accompagnons avec des aides concrètes pour l'achat de véhicules électriques, le covoiturage, ou l'utilisation du vélo ».

Réactions2 réactions à cet article

 

Tant que vous n'avez pas un trajet aller-retour de 76 km pour aller bosser...

Albatros | 31 janvier 2020 à 18h21
 
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Pour se déplacer, rétablir les "cars" appelés "autobus" ou "bus", sur toutes les routes et surtout dans les régions rurales, avec au moins trois passages par matinée et trois par après-midi (autrefois un véhicule par famille suffisait au lieu de deux ou trois actuellement).
La voiture individuelle électrique doit remplacer le plus rapidement possible le véhicule à essence ou diésel.
Mais surtout avoir la possibilité de se déplacer collectivement aux heures de pointe (moins d'embouteillage, moins de pollution, moins de stress...)
Pour les villes moyennes ou petites demander aux entreprises de se grouper et d'acheter des cars de moyennes ou de grandes tailles pour transporter leurs employés (aller les chercher et les retourner chez eux). Le patron pourra faire payer le transport s'il veut. Les grandes villes ont d'autres facilités...
A mettre en place rapidement car les zones pour vélos ne sont pas encore prêtes.

pervenchebio | 01 février 2020 à 14h21
 
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