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Une France 100% renouvelable, oui mais comment ?

Le scénario négaWatt projette un mix énergétique 100% renouvelable en 2050. Pour y parvenir, l'association publie une trajectoire basée essentiellement sur la sobriété et l'efficacité énergétique. Mais tout cela est-il bien réaliste ? On en débat sur ce nouveau plateau-TV.

Plateau-TV  |  Energie  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Une France 100% renouvelable, oui mais comment ?

Au revoir les fossiles, au revoir le nucléaire. Il paraît qu'en 2050 la totalité de nos besoins énergétiques pourra être couverte par les énergies renouvelables. C'est en tout cas ce que prévoit l'association négaWatt qui revient en force en ce début d'année avec un scénario pour permettre à la France de réaliser la transition énergétique. Il y a un an, l'Ademe avait fait couler beaucoup d'encre en révélant une étude sur la faisabilité d'un mix électrique 100% renouvelable au même horizon. Toutefois, comment y parvient-on ? Et à quelles conditions ? Ce scénario qui repose sur une réduction massive de la consommation énergétique résout-il pour autant les interrogations sur le stockage des énergies renouvelables ou le financement de la transition ?

Pour en débattre Marie Jo Sader reçoit sur ce nouveau plateau-TV :

Romain Grandjean
Ingénieur et membre du think-tank Shift Project
Yves Marignac
Porte-parole de l'association négaWatt et dirigeant du cabinet Wise

Réactions9 réactions à cet article

 

Les politiques climat-énergie de notre pays (et de la plupart de pays de l’UE) sont basées sur l’hypothèse non prouvée que nos émissions de CO2 ont une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale et sur le climat de notre planète. Il s’ensuit que les politiques énergétiques privilégient en principe les émissions bas carbone et elles sont censées, en outre, de fournir des moyens de production conformes aux standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, à savoir :

1. Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC).
2. Elle doit être indépendante des caprices d’Eole et des cycles de Phébus.
3. Elle doit avoir un impact mineur sur l’environnement et la biodiversité
4. Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires
5. Le prix du kWh doit être compétitif
6. La sécurité d’approvisionnement doit être garantie

jipebe29 | 03 avril 2017 à 12h43
 
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Pour moi c'est deux approches sont vraiment pertinentes. Plutôt que de réfléchir à ce qui les divises, il faudrait réfléchir à leur convergence. A long terme, je pense qu'il faut viser la sortie du Nucléaire, elle reste une énergie limité, au prix de revient en augmentation permanente. Par contre il devrait y avoir une vrai discutions sur les délais de sa sortie.

Toujours d'un point de vue personnel, je peux me tromper ^^ Le nucléaire devrait être le degré de liberté du scénario Négawatt, en sortir le plus rapidement possible par principe peut effectivement nous coûter cher. Le maintenir trop longtemps également. Peux-être le carénage est'il nécessaire, tous du moins partiellement. Sans quoi 18 réacteurs devront fermer dans les 5 ans. L'inertie du système rend compliqué leur remplacement sans recours aux fossiles...

Par contre l'ASN doit encore être renforcé, il faut également éliminer certains conflit d’intérêt ou mauvaises pratiques qui persiste pour que le Nucléaire gagne en sûreté pendant cette transition. Cela fera mécaniquement augmenté sont prix, qui accélérera d'autant plus la compétitivité des renouvelables.

Attention au manichéisme, pour moi la solution optimale est dans la nuance entre ces deux scénarios.

Spadice | 03 avril 2017 à 14h37
 
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L'intermittence des EnR peut être absorbé par des millions de voitures électrique sans transformer en hydrogène. Des millions de VE rendent le prix de l’électricité positif et d’origines renouvelables c'est l'occasion d’impliquer le citoyen dans le processus dans l’intérêt général. Leur nom V2G V2H

ActiVE | 03 avril 2017 à 20h46
 
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Posons-nous une simple question : l’hypothèse arbitraire de l’action mesurable du CO2 sur la température, est-elle suffisamment robuste pour servir de socle aux projections des modèles numériques et aux politiques énergétiques ? Voyons si elle est validée par l’observation. Depuis 150 ans, la seule période connue de co-variation CO2 -température est 1978-1997. De 1950 à 197 la température a légèrement baissé alors que nous étions dans les Trente Glorieuses et que nos émissions de CO2 étaient en plein essor. De 1910 à 1940, la température a augmenté, avec la même pente que sur 1978-1997, mais avec une très faible croissance du taux de CO2 atmosphérique. Un autre exemple plus lointain : au Cambrien (-500 à -600 millions d'années) le taux de CO2 a été de plusieurs milliers de ppm, et, de -100 Ma à -500 Ma la moyenne a été de 2000 ppm, sans que cela ne génère un réchauffement cataclysmique. Si les modèles numériques tournaient avec en entrée un taux de CO2 de quelques milliers de ppm, ils prophétiseraient un emballement incontrôlé et exponentiel de la température, ce qui ne s’est pas produit dans le monde réel.

jipebe29 | 03 avril 2017 à 21h43
 
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Contrairement à ce qui nous est affirmé, le bilan carbone des EnR intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l'intermittence nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de CO2. Donc, pour sauver la planète d’un problème vraisemblablement imaginaire, on met en place des filières qui vont à l’encontre de ce qui est souhaité. Comprenne qui pourra !... Plus généralement, il est facile de vérifier que les EnR intermittentes ne satisfont à aucun des standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, ce qui fait que l’on se demande quelle est la justification de leur développement inconsidéré. Les profits pharaoniques des promoteurs, aux frais des ménages ? Une politique volontariste de décroissance, engendrant misère et graves mouvements sociaux ? Un torpillage en règle du tourisme dans nos belles régions, défigurées par les usines d’éoliennes ? Le soutien dogmatique d’une énergie « verte », alors qu’elle ne l’est pas ? Pour tuer le nucléaire, combat historique des Verts, alors même que son bilan carbone est quasiment nul ? Pour toute personne sensée, les EnR intermittentes, adulées par les chantres de l’écologisme, n’auraient jamais dû voir le jour, car les filières de la surgénération sont bien plus intéressantes.

jipebe29 | 03 avril 2017 à 21h44
 
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"L'intermittence des EnR peut être absorbé par des millions de voitures électrique sans transformer en hydrogène".
Hypothèse séduisante dans un espace-temps surréaliste, mais chimérique dans le monde réel.

jipebe29 | 04 avril 2017 à 10h03
 
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Rouler, stocker, distribuer les EnR c'est pourtant ce que je fais comme quelques dizaines d'automobilistes de voiture électrique en France ! Facilement envisageable sur le réseau Smart de demain. ...et si nous étions des millions ! Ceci n'est ni une chimère ni surréaliste puisque déjà en usage au Japon et en expérimentation par ailleurs ! Seul blocage les pétroliers, les constructeurs de voitures et l'Etat tous lobbyiste du pétrole !

ActiVE | 04 avril 2017 à 10h58
 
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@jipebe29

Donc selon vous l'homme n'est pas responsable du réchauffement de la planète du fait de ses émissions de CO2....... Il y'a pourtant un consensus scientifique extrêmement fort à ce sujet. Libre à vous de penser que 90% de la communauté scientifique se trompe. A votre place je me remettrais plutôt en question.

Vous dites : "l’hypothèse arbitraire de l’action mesurable du CO2 sur la température"... Hypothèse arbitraire vraiment ?

Le CO2 est incontestablement un des quelques paramètres principaux qui pilotent la température de la Terre. Cela est établi non par une corrélation observée entre température et concentration, mais par une compréhension de la physique basée sur des mesures répétées en laboratoire, et appuyée par les observations de l’atmosphère. On sait mesurer l’augmentation de l’effet de serre lié à l’augmentation des concentrations en dioxyde de Carbone et quelques autres gaz.

Spadice | 04 avril 2017 à 11h22
 
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50 % du pétrole est consommé dans les transports ! Rouler avec des EnR..... Toute révolution passe par trois étapes

ridicule – dangereux – évident

Le VE représente une technologie de rupture dans de multiples aspects, allant de la société, à l’impact politique, économique ainsi qu’écologique. Vous attendez quoi ???

ActiVE | 04 avril 2017 à 19h54
 
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