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Une société condamnée à 50 000 euros pour destruction de zone humide sans autorisation

Aménagement  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com
Une société condamnée à 50 000 euros pour destruction de zone humide sans autorisation

On peut être adepte des énergies renouvelables et ne pas faire grand cas des zones naturelles où l'on s'implante. La société bretonne LLDC Algae, spécialisée dans la production d'algues et qui chauffe ses installations grâce à la méthanisation du lisier, vient d'en apporter la preuve.

La société a été condamnée le 5 mars à 50 000 euros d'amende, dont 20 000 euros avec sursis, par le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). La raison ?  La destruction sans autorisation de plus de 4 hectares de zones humides en septembre 2015 à l'occasion de la construction de ses installations sur la commune de Plougenast. Son dirigeant est, quant à lui, condamné à six mois de prison avec sursis et 10 000 d'euros d'amende. « Le site de production de LLDC porte en lui, depuis sa conception, la préservation de l'environnement », vantait pourtant l'entreprise sur son site web.

« LDC Algae a détruit ces zones fragiles et précieuses pour la ressource en eau alors même que sa demande d'aménagement était en cours d'instruction par les services de la préfecture des Côtes-d'Armor », explique l'association Eau & Rivières de Bretagne, à l'origine de la plainte. Cette dernière pointe une « politique du fait accompli, menée avec la bénédiction des élus locaux », mais aussi des services de l'État qui ont « laissé se développer l'infraction en toute connaissance de cause ».

Réactions3 réactions à cet article

 

Vous imaginez la même sur de l'éolien ?
Que n'aurait-on dit, que de scandale !
Là ? Rien, avant une bienvenue remise des pendules à l'heure.
Deux poids deux mesures.

krakatoe | 10 mars 2020 à 10h26
 
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30 000 €, pour 4 ha détruits, ça va ..!
A ce tarif là, faut pas s'embêter !
Parce qu'il faut bien le reconnaitre, ils ont joué de malchance...
Une asso qui porte plainte (c'est pas les services de la DDT qui auraient fait ça tous seuls), un juge qui ne classe pas et cinq ans plus tard un jugement !
Bon, ça reste surement moins cher qu'une étude sérieuse, suivie d'un évitement des impacts sur la zone humide ou de leur compensation. C'est pas génial pour l'image, mais un moment de honte est vite passé, et quelle simplification !
Finalement le plus difficile à encaisser c'est peut être les 10 000€ pour le dirigeant, mais un petit bonus pourra compenser cela...

Seb | 10 mars 2020 à 14h12
 
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Sans doute du "business as usual" pour cette entreprise qui se veut innovante mais dont l'activité s'inscrit manifestement dans la continuité du modèle agricole intensif breton (méthanisation de lisier, ressource pas naturelle pour un sous mais particulièrement abondante dans cette région et ultra protégée par les gros bras de l'agri-business et, de toute évidence, par des services de l'Etat ici très patients et peu mordants...) !
Il s'en trouvera bien pour nous asséner que, malgré un jugement sans équivoque bien que fort peu dissuasif (même pas de remise en état du site !), cette malheureuse société est en fait victime de l'obscurantisme et de l'acharnement malveillant d'une association écologiste... qui fait juste le taff du rappel à la loi à la place des élus locaux et d'un Etat défaillants et bien contents de se défausser à bon compte de leurs responsabilités. Encore un petit arrangement entre amis de bonnes moeurs...
Le cas de greenwashing de cette société sur son site web, cité par l'auteur de l'article, est particulièrement révélateur d'une volonté d'abuser le lecteur et le citoyen. La clémence du jugement paraît d'autant plus difficile à comprendre.
Et moi qui, naïvement, voyait jusqu'alors plutôt d'un bon oeil la production d'algues comme agrocarburant de nouvelle et vertueuse génération !

Pégase | 10 mars 2020 à 21h17
 
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