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Zones de non traitement aux pesticides : 30 millions d'euros pour aider les agriculteurs

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Annoncé en mai dernier par le ministre de l'Agriculture, le dispositif, doté de 30 millions d'euros, est désormais opérationnel pour accompagner les agriculteurs dans la mise en place des zones de non traitement (ZNT) aux pesticides. Le dispositif est géré par l'organisme FranceAgriMer. Les demandes d'aide peuvent être déposées sur le site de téléprocédure avant le 31 décembre 2020.

L'État accompagnera l'achat des pulvérisateurs les plus performants et de certains équipements alternatifs à l'utilisation de produits phytosanitaires. Ce dispositif s'adresse à tous les secteurs de production, sur l'ensemble du territoire national y compris l'Outre-mer. Il concerne toutes les exploitations agricoles ainsi que les coopératives d'utilisation de matériel agricole (Cuma) et les Groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE), lorsque ces structures sont exclusivement composées d'agriculteurs.

Les matériels éligibles correspondent aux buses et aux équipements d'application des phytopharmaceutiques permettant de réduire significativement la dérive et/ou la dose de pulvérisation de produits phytosanitaires. Sont également éligibles certains équipements de substitution à l'usage de produits phytopharmaceutiques « identifiés dans le référentiel agroéquipement MAA 2015 ». S'ajoutent les matériels bénéficiant de la labellisation « Performance Pulvé » dès lors qu'ils auront obtenu une classe 1 à 4.

Le taux de l'aide s'élèvera à 30 % ou 40 % du coût hors taxe des dépenses éligibles, en fonction des équipements envisagés. Le montant minimal des dépenses éligibles est fixé à 500 € et le montant maximum à 40 000 € par demande. Chaque entreprise ne peut déposer qu'une seule demande d'aide mais celle-ci peut porter sur plusieurs matériels.

Les paiements seront effectués selon l'ordre d'arrivée des dossiers complets, dans la limite de l'enveloppe des 30 millions d'euros. Le dispositif pourra toutefois être clôturé avant le 31 décembre 2020, si l'enveloppe budgétaire est épuisée avant cette date.

Réactions3 réactions à cet article

 

Ca alors : y aurait-il donc en France un problème avec les pesticides agricoles ?! Une explosion des maladies professionnelles peut-être ? Des procès retentissants qui s'enchaînent au USA et qui, comme toute grande tendance made in USA, ne vont pas tarder à débarquer en Europe ? Des consommateurs qui s'inquiètent pour leur santé et boudent de plus en plus les produits issus de l'agriculture intensive pour privilégier ceux de l'AB ?
30 millions pour aider les agriculteurs à sortir d'une addiction à une drogue dure ou pour leur permettre de continuer à consommer légalement ?

Pégase | 02 août 2020 à 18h44
 
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Pégase cherche des coupables. Le Ministère de l'agriculture et FranceAgriMer cherchent eux des volontaires parmi les agriculteurs qui au final devront investir et assumer un reste à payer, et parfois plus de travail. Bravo les volontaires quand on sait que la moyenne survit à 350€ par mois par personne en moyenne.
Vous avez remarqué au printemps ? on retrouve des moucherons écrasés en quantité sur les pare-brises de voiture et sur les calendes chromées. Ça faisait longtemps. Les temps sont en train de changer et les oiseaux vont avoir à manger.

xrlimousin | 10 août 2020 à 13h37
 
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Si on vous suit bien xrlimousin, les populations d'insectes auraient réagi en avance à l'annonce de ce plan ministériel en accroissant d'un coup de baguette magique leurs populations, contredisant ainsi tous les suivis récents de populations entomologiques qui démontrent tout à l'inverse un effondrement des densités d'insectes un peu partout dès lorsqu'il y a eu intensification des pratiques agricoles, cause principale du déclin d'espèces vivantes sauvages ?! Idem par ricochet pour leurs prédateurs naturels, dont les oiseaux que vous citez, car là aussi, les suivis ad hoc démontrent sans aucune ambiguïté que c'est en secteur agricole intensif que les oiseaux se raréfient le plus, avec souvent à la clef disparition pure et simple d'espèces parapluie.
Las donc pour vous, je crains plutôt que vous ne portiez de belles œillères, de celles qui évitent dans certaines instances et obédiences syndicales de voir la réalité telle qu'elle est.
Nul besoin de chercher des coupables me concernant : il y a déjà bien assez à faire avec les problématiques d'atteinte à la santé des populations, de dégradation des conditions de vie de la biodiversité et de pollution généralisée des masses d'eau, d'air et des sols.
Et ce n'est pas la dernière pub dans les médias pour les pommes du Limousin qui va m'inciter à consommer un fruit de ce terroir qui, lorsqu'il est cultivé en conventionnel, a la réputation d'être celui qui reçoit les plus nombreuses doses de pesticides.

Pégase | 22 août 2020 à 14h42
 
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