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Actu-Environnement

Stratégie : Boralex dévoile sa feuille de route d’ici à 2023

Le producteur d’énergies renouvelables canadien Boralex, n°3 en France, a présenté son plan stratégique à l’horizon 2023. Au programme : poursuite de la croissance, diversification, nouvelle clientèle et recrutements.

Nicolas Wolff Trois questions à…
Nicolas Wolff,
Vice-président et directeur général de Boralex Europe

Où en est Boralex aujourd’hui en France ?

Nous avons connu une croissance forte, notamment  grâce  à  des  acquisitions  comme  Enel  Green Power,  Ecotera  Développement  ou  Kallista  Energy. Aujourd’hui, Boralex France, ce sont près de 200 personnes et 60 recrutements en 2019. Nous sommes n°3, derrière Engie et EDF, avec près d’1 GW de puissance installée et 1er acteur indépendant du secteur.

Nous n’allons pas seulement continuer le déploiement sur le marché français. Nous venons d’annoncer un projet en Écosse de 90 MW : le parc de Limekiln, avec Infinergy. Il sera installé à l’horizon 2021. Le premier d’une longue série, je l’espère !

Nous souhaitons accompagner le marché vers le “nouveau monde” de l’énergie. C’est un marché en complète évolution, avec l’apparition des corporate PPA, des prix toujours plus compétitifs, notamment dans les appels d’offfres... Pour réussir ce pari, nous avons élaboré un nouveau plan stratégique à horizon 2023.

Quels sont les points clés du nouveau plan stratégique de Boralex ?

Il  tourne  autour  de  4  piliers.  Le  1er,  c’est  la croissance profitable. L’idée est de consolider notre présence sur les marchés historiques. Le 2e, c’est la diversification.  Nous  allons  nous  renforcer  dans  le solaire et aussi regarder le stockage et les solutions hybrides. L’objectif : associer éolien, solaire et stockage pour proposer des solutions globales et dépasser la production d’électricité pure.

Notre 3e pilier, ce sont les clients. Pour anticiper l’arrivée des nouveaux clients sur le marché – industriels et collectivités territoriales – avec les corporate PPA, nous avons créé la « direction des nouveaux marchés de l’énergie ». Notre 4e pilier, c’est l’optimisation. Une optimisation dans le développement et la maintenance des parcs, mais aussi, financière. Nous envisageons la possibilité de nous adosser à des partenaires pour financer de futurs parcs, en restant majoritaire et exploitant.

Qu’avez-vous mis en œuvre pour commencer cette évolution ?

Sur l’optimisation, nous menons, par exemple, une  opération  de  repowering  sur  le  parc  de  Cham Longe, installé en Ardèche en 2005. 12 éoliennes seront entièrement démantelées, fondations comprises, puis remplacées par de nouvelles machines. La mise en service du nouveau parc est prévue pour 2020. Sa puissance passera de 22 MW à 40 MW avec, en prime, un prix de production d’électricité qui diminuera.

Concernant la diversification, et plus précisément le stockage, Boralex prévoit la mise en service prochaine de sa première batterie sur son parc éolien de la Vallée de l’Arce (Aube) afin de donner de la flexibilité à RTE dans la gestion du réseau électrique de demain. Ce site permettra d’optimiser l’intégration de l’énergie variable issue de la production éolienne.

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