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Actu-Environnement

Formation

Question d'étudiante : les entreprises de l'eau échangent-elles pour répondre aux nouveaux enjeux ?

Reportage vidéo  |  Eau  |  

L'équipe d'Emploi-Environnement rend visite aux étudiant.es pour parler carrière et métiers qui ont du sens. De retour du lycée Biotech de Douai-Wagnonville (59), nous allons répondre à une question de Salomé, BTS Gemeau.

Chère Salomé, merci de ta question qui porte sur la coopération entre les entreprises de l'eau pour innover et répondre aux nouveaux enjeux environnementaux.

Selon les contacts que nous avons sollicités, il faut bien reconnaître que le contexte concurrentiel du secteur de l'eau ne pose pas les bases à des collaborations spontanées entre les entreprises.

> L'Open Innovation

Toutefois, le concept d'open innovation est à considérer. Il fixe le cadre de collaborations entre différentes parties prenantes - entreprises, instituts de recherche, financeurs… - pour innover ensemble, tout en respectant les contraintes de l'économie de marché, de la concurrence, des brevets et licences. Parfois, ce collectif peut même aboutir à la création / utilisation de licences libres versant encore plus vers l'économie collaborative.

> Innov Eau

Par ailleurs, des programmes publics de financement peuvent inciter les entreprises à innover, y compris dans le cadre de projets multi-partenaires. C'est le cas actuellement de l'appel à projets gouvernemental Innov Eau pour la transition hydrique. L'appel à projets, opéré par l'ADEME, est doté d'une enveloppe de 100 millions d'euros et vise à développer des solutions pour une meilleure gestion de l'eau. Il s'adresse aux entreprises et aux laboratoires avec 4 vagues de sélection dont la dernière est fixée au 13/01/2025.

> OneWater-Eau Bien Commun

De son côté, le programme OneWater-Eau Bien Commun, co-piloté par le BRGM avec le CNRS et INRAE, doté de 53 millions d'euros sur 10 ans, vise à promouvoir des approches systémiques et multi-acteurs pour co-construire des solutions de gouvernance de l'eau, appréhendée comme un "bien commun", et qui viendront en complément de la gouvernance locale par bassin hydrographique. L'idée est d'associer le monde socio-économique et les collectivités pour amorcer les transitions.

> OiEau

Enfin, les ONG, fondations ou associations peuvent aussi jouer ce rôle de "mise en commun". Dans le domaine de l'eau, un des acteurs incontournables dans ce domaine est l'Office International de l'Eau (OiEau).

Parmi toutes ses activités et missions, l'association met à disposition des systèmes d'information partagés pour la gouvernance multi-acteur de l'eau avec de nouvelles technologies spatiales. L'OiEau accompagne ainsi le bassin du Congo dans l'utilisation des données du nouveau satellite franco-américain SWOT pour le suivi hydrologique. Autre exemple, dans les régions de Rio de Janeiro et de Sao Paulo, le projet MARU mobilise l'imagerie satellitaire pour le suivi de l'impact des pollutions issues des stations d'épuration.

En matière de préservation des milieux aquatiques, l'OiEau pilote aussi le projet Bio-plateaux sur le plateau des Guyanes partagé entre la France, le Brésil et le Suriname. Il permet à plusieurs acteurs locaux de construire un observatoire transfrontalier de l'eau et de la biodiversité.

 
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