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Formation

La filière automobile doit-elle se former spécifiquement au GNV ?

Article  |  Energie  |  

L'émergence du GNV en France modifie certains repères des professionnels de l'automobile. S'il ne suppose pas de pratiques disruptives, certains efforts de formation sont nécessaires. La création d'emplois en profitera modérément dans l'avitaillement.

La filière automobile doit-elle se former spécifiquement au GNV ?

Levier de la transition écologique, le Gaz Naturel pour Véhicule (GNV) accélère en France. Récemment, GRDF et le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA) ont renouvelé un partenariat pour son déploiement.

Stations GNV : 1.500 emplois nets pour les construire d'ici à 2030

Objectif : créer 250 points d'avitaillement en France à horizon 2030. Pour y parvenir, les deux partenaires s'engagent à accompagner les professionnels de l'automobile dans l'adaptation de leurs ateliers et leurs projets de station. Le contexte est porteur en termes d'emploi. D'après l'Association Française du Gaz Naturel Véhicule (AFGNV), le déploiement des stations GNV pourrait créer 1.500 emplois nets à horizon 2030.

La construction de ces futures stations d'avitaillement sera confiée à des spécialistes ; ceux qui interviennent déjà sur les énergies "traditionnelles". Les stations devront, par exemple, respecter les mêmes niveaux de sécurité que les stations classiques, et devront répondre à des réglementations strictes (ATEX).

À l'usage, le GNV ne révolutionne pas les pratiques

Sur le plan opérationnel, les modalités de remplissage d'un véhicule au GNV varient selon qu'il s'agisse du GNC (gaz naturel comprimé) ou du GNL (gaz naturel liquéfié). Alors que le plein de GNC ne nécessite aucune formation ni équipement de protection particulier pour le remplissage des véhicules, le plein de GNL requiert une formation et le port d'équipements de protection individuels (gants, chaussures…).

Exploitée depuis une vingtaine d'années essentiellement par les poids lourds (camion, balayeuse, bus, benne à ordures...), la technologie GNV est maîtrisée. Selon Nicolas Lenormant, président de la branche VI du CNPA, le fonctionnement d'un moteur GNV est en tous points identique à celui d'un moteur thermique. Peu de conséquences sur la maintenance, bien que le GNV soit potentiellement plus agressif pour les pièces mécaniques du moteur. Le point de vigilance est davantage à apporter sur la ventilation des locaux où se trouvent les véhicules.

Interview d'Edouard Sauvage - directeur général de GRDF, sur l'accord GRDF / CNPA pour la filière GNV
 

Un effort de formation est toutefois nécessaire

Comme l'explique Benoît Domingos, Responsable des relations filières véhicules et stations GNV/bioGNV de GRDF, actuellement une formation GNV de base est déjà intégrée aux cursus existants : bac pro mécanique ou maintenance (en continu ou en apprentissage).

Mais les modules de formation au GNV peinent à cibler l'hétérogénéité des situations de terrain : les centres d'apprentissage et les entreprises devraient, selon lui, être davantage sensibilisés et informés à la fonction GNV des véhicules, aux modes opératoires, et à la maintenance qui varient selon les constructeurs. GRDF et CNPA s'inscrivent dans cette logique avec un accord de collaboration signé le 20 novembre dernier, par Édouard Sauvage, Directeur général de GRDF, et Xavier Horent, Délégue général du CNPA.

L'AFGNV, dont fait partie GRDF, travaille depuis 3 ans sur une étude qui identifie les besoins de la filière automobile en matière d'appropriation du GNV.

Lorine Toumia

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