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Climat - Article publié le : 02/05/2005  

L'inertie thermique des océans promet d'amplifier le réchauffement de la planète


Des chercheurs de la Nasa ont calculé que la Terre retenait un excédent de 0,85 watt/m2 d'énergie c'est-à-dire plus que jamais. Les océans qui accumulent la chaleur promettent un réchauffement de 0,6°C même si l'on stoppait les émissions de GES.

Une équipe de chercheurs dirigée par James Hansen, directeur des études spatiales de l'institut Goddard de la Nasa, l'agence spatiale américaine a calculé que la Terre retenait 0,85 watt (+/-0,15) d'énergie de plus par mètre carré qu'elle n'émettait sur une période donnée alors que ce chiffre n'était que de quelques dixièmes de Watt avant 1960. Ces résultats ont été publiés jeudi dans Science Express.

D'après, James Hansen, auteur de l'article, ce déséquilibre d'énergie est l'indice prouvant que les estimations scientifiques de l'impact de l'activité humaine sur le climat sont bien exactes.

Ces calculs ont pu être accompli en utilisant des modèles informatiques d'océanographie et des stations climatologiques installées sur des bouées sur les océans ou dans des stations terrestres dont les données sont recueillies par satellites. Selon ses données, le niveau des océans a déjà augmenté de 3,2 centimètres depuis 1993 et même si cette variation paraît minime, elle s'avère en réalité deux fois plus importante que celle enregistrée sur l'ensemble du siècle dernier.

De plus les océans gardent la chaleur plus longtemps que le sol et jouent le rôle d'accumulateurs thermiques avec un phénomène qui se produit dans les profondeurs océaniques, et appelé ''inertie thermale''.
Cela signifie que si l'on stoppait complètement les émissions anthropiques de gaz à effet de serre on peut s'attendre à une élévation de 0,6 degré Celsius.

En d'autres termes l'auteur indique clairement dans son introduction que la réduction des émissions de GES doit être entreprise promptement et que si le monde décide d'avoir davantage de preuves du réchauffement atmosphérique avant d'agir, le phénomène d'inertie thermale des océans laisse prévoir un changement climatique encore plus important qu'il sera excessivement difficile voire impossible d'éviter.

C.S

  • http://pubs.giss.nasa.gov/docs/2005/2005_HansenNazarenkoR.pdf
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