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Des chercheurs mettent au point un procédé qui pourrait détruire les germes de legionella dans l'air

HYGIENE / SECURITE / SANTE - Actu-Environnement.com - 01/06/2005
 
Alors que le préfet du Rhône a annoncé que la récente épidémie de légionellose est terminée, des spécialistes du CNRS et d'une université de Strasbourg viennent de mettre au point un appareil qui détruit 99% des germes pathogènes contenus dans l'air.
 
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Le préfet du Rhône, Jean-Pierre Lacroix, vient d'annoncer que l'épidémie de légionellose qui a sévi dans l'agglomération lyonnaise au mois de mai est terminée tout en soulignant qu'il fallait rester vigilant et que la source de contamination n'avait pas été identifiée.

Entre le 28 avril et le 9 mai, 26 cas ont été recensés dans le nord-est de l'agglomération lyonnaise, six cas dans l'Ain et deux cas en Isère et dans les Côtes-d'Armor, chez des personnes ayant séjourné dans la région lyonnaise.

Par ailleurs, le CNRS vient d'annoncer que des chercheurs du CNRS et de l'université Louis-Pasteur de Strasbourg* avaient mis au point un appareil qui détruit 99% des bactéries, champignons et microbes contenus dans l'air, ouvrant des perspectives pour la lutte contre la légionellose ou les infections contractées à l'hôpital.

Cet appareil est un réacteur tubulaire capable de détruire à température ambiante toutes particules vivantes contenues dans l'air. Pour les tests, ce photoréacteur à ultraviolet était précédé d'un générateur d'aérosol et d'un milieu de culture de bactéries. Les lampes à ultraviolet, similaires à celles des boîtes de nuit, sont de faible énergie (4W).

Actuellement, lorsque l'air est saturé en bactéries ou autres « particules » vivantes (virus, champignons…), seuls des filtres ou des traitements chimiques ou thermiques agissent. Cependant, leur coût reste très élevé et leur durée de vie courte. De plus, ces traitements de désinfection sont parfois nocifs pour l'homme. Ils exigent donc un isolement de la zone contaminée.

Pour démontrer l'efficacité de ce dispositif, l'équipe française a testé cet équipement sur des bactéries d'Escherichia Coli, responsables en général de gastro-entérite. De taille, de morphologie et de nature semblables à celles de la Légionella pneumophilia, elles ont servi de modèle. L'appareil génère un flux constant de bactéries sous la forme d'aérosol, comme cela peut être le cas dans des systèmes de climatisation ou de ventilation. Ses parois sont recouvertes d'une couche de dioxyde de titane (TiO2), utilisé comme catalyseur. Quand TiO2 est exposé à la lumière ultraviolette, il devient un agent oxydant très actif capable d'oxyder presque toutes les molécules dont celles qui constituent les parois cellulaires. Jusqu'à présent sa puissance d'oxydation n'avait été exploitée que pour la purification de l'eau et plus récemment pour la destruction des odeurs. Pour optimiser la statistique de choc entre les bactéries et l'enduit photocatalytique actif, les chercheurs ont augmenté la surface de contact du réacteur en ajoutant des doigts de verre vers l'intérieur du réacteur. Après être entrées en contact avec TiO2 irradié par les rayons ultraviolets, plus une seule bactérie n'était viable.

De nouveaux tests réalisés sur Legionella pneumophilia suivent cette première décontamination. Si les résultats sont identiques à ceux effectués sur les bactéries d'Escherichia Coli, ce procédé permettra de stériliser un certain nombre d'installations publiques comme les hôpitaux, de transports comme les avions, les bus, les auto-mobiles et les trains ou encore les sorties des tours aéro-réfrigérantes.

*Du Laboratoire des matériaux, surfaces et procédés pour la catalyse (European Laboratory for Catalysis and Surface Science, ELCASS) et du Laboratoire de dynamique, évolution et expression de génomes de microorganismes (CNRS – Université de Strasbourg 1

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