Il faudrait déjà ne pas confondre surfaces "cultivables" et "cultivées".
Que le Brésil ait plus d'ha cultivables que les EUnis, ne veut pas dire que le premier ait plus d'ha effectivement cultivées.
Et puis, il y a surface et surface en matière d'agriculture...
Il n'y a donc pas de lien direct entre la surface cultivable et la production d'une culture donnée.
Enfin, en dehors de ces considérations statisticiennes, il faut voir que le fond du problème est ici la monoculture. Qui plus est, monoculture d'une plante capable de féconder (contaminer) les autres.
Outre la vulnérabilité résultant de la perte de diversité, il y a en plus le problème de cette plaie que serait l'impossibilité de retouver un jour, à court terme, une plante de soja à l'état naturel.
Sans parler de tous les autres aspects du problème soulevés par l'article : dépendance des agriculteurs désormais inféodés à l'IAA, à commencer par les semenciers, épuisement de la ressource hydrique, destruction de la structure paysanne traditionnelle au profit d'intérêts multinationaux...
C'est à se poser vraiment la question : avons-nous réellement besoin de soja, et encore moins de soja transgénique ?
Message déposé par Syrius le 9/03/2006