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La Présidence finlandaise de l'Union européenne a diffusé le 26 octobre une nouvelle version du projet de révision du règlement européen de l'agriculture biologique. Mais ce texte est loin de satisfaire la Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB) et ses partenaires européens. Malgré de nettes améliorations de rédaction et quelques petites avancées sur le fond - notamment les obligations de moyens pour rester sans OGM et le système de modification des règlements bio -, le texte reste toujours insatisfaisant, indique la FNAB dans un communiqué du 20 novembre.
Les principaux points de désaccord concernent le système de « flexibilité » qui selon la FNAB est mal cadré et peu transparent, la suppression des spécifications nationales supérieures au règlement, la restriction de la communication pour les marques privées et l'absence de limitation du nombre de traitements vétérinaires allopathiques.
La FNAB note par ailleurs plusieurs reculs par rapport à la version précédente du texte, notamment un retour 10 ans en arrière en matière d'étiquetage qui risque d'affaiblir la crédibilité des produits bio auprès des consommateurs.
Ce nouveau règlement cadre devrait être adopté d'ici à la mi-décembre. Or si le Conseil des ministres l'avalise, explique la fédération, cette adoption se fera sans que les opérateurs biologiques n'aient la moindre idée du contenu des futurs règlements d'application qui régiront la bio de demain. De ce fait la FNAB a interpellé le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, pour lui demander de ne pas voter ce texte en l'état, et sans que les règlements d'application ne soient publiés.
C.SEGHIER
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