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Les DPE révèlent la (très) mauvaise performance énergétique des logements français

Energies  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

L'analyse des diagnostics de performance énergétique (DPE) montre qu'en 2012 seulement 14% des logements mis en vente ou en location ont obtenu des étiquettes performantes (A, B ou C), correspondant à une consommation énergétique inférieure 151 kilowattheures d'énergie primaire par mètre carré et par an (kWhEP /m2/an).

A titre de comparaison, les logements étiquetés G, soit la pire note possible avec une consommation supérieure à 450 kWhEP /m2/an, sont plus nombreux et représentent 15,3% des logements diagnostiqués. C'est ce qui ressort d'une note publiée le 2 juillet par le Service de l'observation et des statistiques (SOeS).

Les chiffres sont particulièrement accablants : seuls 0,4% des logements atteignent la note A (moins de 50 kWhEP /m2/an), 2% atteignent la note B (de 50 à 90 kWhEP /m2/an) et 11,7% la note C (de 91 à 150 kWhEP /m2/an). Quant aux catégories D (de 151 à 230 kWhEP /m2/an), E (de 231 à 330 kWhEP /m2/an), F (de 330 à 450 kWhEP /m2/an) et G, elles représentent respectivement 24,1%, 29,5%, 15,4% et 15,3% du parc diagnostiqué en 2012.

Réactions3 réactions à cet article

 

La référence au kWhEP (kWh d'énergie primaire) fausse la statistique réelle de la qualité d'isolation des logements. Selon le mode de chauffage la classement peut être soit B (si chauffage au GPL, gaz de pétrole) ou bien D (si chauffage électrique).
Un logement chauffé à l'électricité est affublé d'un coefficient arbitraire de 2,56 pour le calcul.
Or la plupart de ces logements sont correctement isolés et consomment en réalité moins de 90 kWh électrique/m2/an, tout en affichant 230 kWhEP/m2/an au DPE, considérant que l'énergie primaire est d'origine thermique(1KWh injecté nécessite 2,56 kWh de charbon à la centrale).
Si on prenait comme référence l'électricité éolienne au lieu de l'électricité thermique on serait à quasiment à zéro même avec un logement mal isolé.
Le DPE ne précise pas la vrai qualité d'isolation des logements!

ITC78 | 05 juillet 2014 à 12h47
 
 

En effet le DPE ne reflète pas uniquement la qualité d'isolation des logements mais bien les consommations énergétiques liées au mode de chauffage et d'isolation
Le coefficient de 2,58 reflète bien la production électrique française qui reste en très grande majorité issue de centrale thermique (thermique nucléaire ou thermique à flamme). Ce rendement de conversion est lié au rendement du processus de conversion de l’électricité qui dans le cas du nucléaire est égal à 3 environ (33% de rendement).
Le 2,58 tient bien compte des énergies renouvelables sur lesquelles un coefficient de 1 est appliqué, malheureusement leur part étant encore faible dans le mix énergétique français cela pénalise fortement le chauffage électrique.

Valentin | 07 juillet 2014 à 12h08
 
 

Même si on revient en énergie finale en divisant par 2,58, les 60% du parc qui sont en classe E ou pire consomment tout de même plus de 100 kWh/m².an, ce qui reste trop. Cela ne demande effectivement pas forcément une réisolation, mais au moins un changement de mode de chauffage (PAC pour diviser par 3 la consommation électrique, bois ou gaz pour limiter la consommation d'énergie primaire).

Tiers-I | 08 juillet 2014 à 11h10
 
 

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