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Biomasse : Delphine Batho veut un plan d'action pour la filière

Energies  |    |  Actu-Environnement.com

"Malgré la période de forte contrainte budgétaire, je m'engagerai personnellement pour que les outils de soutien à la filière [bois] qui ont fait la preuve de leur efficacité, notamment le fond chaleur, soient sécurisés pour assurer une croissance durable de cette énergie", a déclaré Delphine Batho, à l'occasion du colloque national « Bois énergie : une chance pour l'économie française », le 3 juillet.

La ministre de l'Ecologie a précisé que le débat national sur l'énergie, initialement prévu pour juillet mais qui a été repoussé à septembre, serait l'occasion d'établir un programme d'actions précis pour la filière bois : "Nous devons établir ensemble une feuille de route, définir des objectifs de substitution de l'énergie bois qu'il s'agisse des usages individuels ou collectifs, des particuliers ou des réseaux de chaleur, du résidentiel ou des bâtiments publics. Ce travail collectif pour la filière bois énergie pourra alors trouver sa traduction concrète dans la loi de programmation pour la transition énergétique que le gouvernement présentera en 2013".

Elle a également indiqué qu'un travail serait engagé avec le ministère de l'Agriculture sur la mobilisation de la ressource bois.

Réactions4 réactions à cet article

 

Pour assurer une croissance durable de cette filière, Il ne peut être question de parler de rendement ,mais de conservation de la bio-diversité pour les générations futures, qui auront également besoin de trames vertes et bleues ,donc d'air pur et de paysages agréables pour garder son équilibre physique et intellectuel! Que deviendrait notre paysage sans forêts habitats des oiseaux et gibiers protégés , une morne plaine!

arthur | 05 juillet 2012 à 20h54
 
 

« Le recours au chauffage au bois dans un contexte domestique doit être considéré avec prudence. Les mesures relatives à l’amélioration des performances des installations de combustion domestiques (efficacité énergétique, réduction des émissions de polluants atmosphériques) ou encore destinées à sortir du parc les plus anciennes installations sont bien entendu, à soutenir. Les avancées technologiques rendent bien plus performantes, sur le plan énergétique, les installations domestiques de chauffage au bois, mais les efforts engagés pour une meilleure qualité environnementale méritent d’être poursuivis. Intégrés dans les chaudières et poêles ou insérés dans les conduits d’évacuation, des systèmes d’épurateurs de fumées, et notamment des particules fines, sont aujourd’hui développés par les fabricants, laissant augurer à moyen terme des émissions plus compatibles avec la qualité de l’air locale. Aussi, l’utilisation du bois-énergie devrait être avant tout privilégiée dans les installations de plus grande puissance (chaudières de collectivités, chaudières industrielles), plus performantes au plan énergétique et pour lesquelles les coûts d’une dépollution efficace (dépoussiérage par filtre électrostatique par exemple) peuvent être économiquement acceptables. ».

Extrait du rapport « Air et Atmosphère » du Chantier N°33 du Grenelle de l'Environnement (mars 2008), pages 10 et 11 du document au format PDF.

Sans autre commentaire.

colibri | 06 juillet 2012 à 19h52
 
 

@ colibri

La Suisse se méfie aussi du chauffage au bois chez les particuliers et souhaite privilégier les grandes installations de combustion, type chaufferies collectives et industrielles, réseaux de chaleur à distance.

Voir cet extrait d'article de l'Office Fédéral de l'Environnement (OFEV) :

" Combustible exigeant

Le bois est beaucoup moins homogène que le gaz et l'huile [fioul]. En effet, la taille de la bûche et son humidité peuvent fortement varier et influencer la combustion. Par conséquent, le choix de la bonne qualité de combustible de même qu'un pilotage et une exploitation de l'installation DANS LES RÈGLES DE L'ART sont essentiels pour minimiser les émissions.

• Si la chambre de combustion n'a pas un apport d'air suffisant pour le combustible utilisé, de nombreuses poussières fines primaires sont émises sous forme de suie.

• Si l'apport d'air est trop important, les éléments non consumés (COV) génèrent des poussières fines supplémentaires, soit directement, soit suite à des réactions chimiques avec d'autres polluants atmosphériques (poussières fines secondaires).

Au lieu d'exploiter de nombreuses petites installations de chauffage sans système de filtres, il convient d'encourager la construction de centrales à bois qui disposent de systèmes très efficaces d'épuration des fumées, présentent un bon rendement et dont l'exploitation professionnelle est assurée ".

Source : OFEV - Air - Sources de polluants atmosphériques: chauffages au bois

elvius | 10 juillet 2012 à 08h34
 
 

D’ici à 2020, la France a pris l’engagement de produire 23 % de sa consommation énergétique finale à partir de sources renouvelables, le bois énergie devant fournir à lui seul la moitié de cet objectif. Or le bois énergie représente 3 % de la consommation énergétique totale en France mais déjà 25 % de la production de bois française (info INRA). Son développement risque de créer des conflits d’usage, notamment avec le bois de construction (cf. par ex. http://www.actu-environnement.com/ae/news/construction-bois-marche-bbc-maison-16116.php4#xtor=ES-6). On peut importer du bois de l’étranger, mais ce n’est pas une solution très écologique, notamment pour le bois énergie dont l’un des intérêts principaux est d’être une énergie locale contribuant à l’indépendance énergétique.
Il est donc important de ne pas gaspiller la ressource, donc d’éviter au maximum les combustions incomplètes , risque important avec le bois bûche chez les particuliers, sans oublier les risques sanitaires (notamment en zone d’habitat rapproché). L’amélioration de la technologie des appareils sera insuffisante s’ils ne sont pas utilisés DANS LES RÈGLES DE L'ART (cf. l’intervention d’elvius) , par conséquent, comme il est indiqué dans les réactions précédentes, il faut développer les grandes installations de combustion, qui offrent de nombreux avantages écologiques et économiques par rapport au chauffage individuel

vivarais | 10 juillet 2012 à 16h00
 
 

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