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Paris inaugure les premiers bâtiments BBC de l'éco-quartier de la ZAC Claude-Bernard

Trois bâtiments BBC à usage d'habitation ont été réceptionnés dans le cadre du grand projet de renouvellement urbain du Nord-Est de Paris. Isolation par l'extérieur, panneaux solaires thermiques et réseau de chaleur permettent d'atteindre l'objectif de 50 kWh/m2/an d'énergie primaire.

Reportage vidéo  |  Energies  |    |  Actu-Environnement.com
Paris inaugure les premiers bâtiments BBC de l'éco-quartier de la ZAC Claude-Bernard

Le territoire Paris Nord-Est s'étend de la porte de la Chapelle à la porte de la Villette sur deux arrondissements. Avec ses 200 hectares, il constitue l'un des plus vastes secteurs d'aménagement parisien avec la ZAC Paris rive Gauche du 13e arrondissement.

C'est dans ce contexte que courant Décembre, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a inauguré 3 bâtiments basse consommation à usage d'habitation.

L'équipement des bâtiments en panneaux solaires thermiques et leur raccordement au réseau de chaleur, partiellement alimenté par la chaleur géothermique, ne constitue plus une innovation en 2011. Mais ce complexe immobilier BBC isolé par l'extérieur affiche une spécificité unique en France : à des fins esthétiques, la façade est en effet bardée de briquettes émaillées directement collées sur l'isolant. De plus, un soin tout particulier ait été consacré aux fuites d'air réduites à 0,3 m3/h/m2.

Réactions6 réactions à cet article

 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !
Tel semble être le refrain en France.
Cette réalisation immobilière basse énergie est très bien. Je dirais même enfin !
Mais fallait-il coller des briquettes émaillées directement sur l'isolant -solution onéreuse- au risque de les voir se décoller, intempéries aidant, et tomber sur les passants, dans le temps ?
A mon avis, une fausse bonne idée !

Chris | 05 janvier 2012 à 12h43
 
 

J'ai oublié de commenter sur le matériau isolant: laine de verre. Mauvais choix quand on sait que ce matériau se gonfle d'eau, au mieux d'humidité de l'air ambiant et perd rapidement ses qualités isolantes.
Même si les plaques sont fabriquées en Allemagne, ce n'est pas une garantie de bonne façon !
Bref, je reste sur ma faim.

Chris | 05 janvier 2012 à 12h50
 
 

Au contraire, je suis plutôt satisfaite de voir des revêtements de façade esthétiques qui peuvent ensuite aider à convaincre les architectes de faire de l'isolation par l'extérieur.
De plus, cela peut appoter une solution pour la réhabilitation de bâtiments qui nécessitent la validation des architectes des bâtiments de France.
A développer!

missklr | 05 janvier 2012 à 14h07
 
 

Isolation par l'extérieur ?
Mais ça se pratique depuis plus de 20 ans chez nos voisins allemands, suisses, autrichiens et même anglais.
le revêtement de finition appliqué sur l'isolant (pas en laine de verre !) est généralement un crépis sur treillis... Economique, fiable et aisément réparable !
Chez nous, on continue de considérer l'isolation des façades comme un luxe...

chris | 05 janvier 2012 à 14h59
 
 

Quelques rectifications s'imposent...
L'isolation des façades n'est pas un luxe, loin de la même! Très efficace en terme énergétique et peu difficile à mettre en place, elle reste la solution qui s'impose dans la majorité des cas.
Le matériau isolant n'est pas de la laine de verre mais de la laine de ROCHE, qui soit dit en passant n'est pas forcément fabriquée en Allemagne...
Et enfin les briquettes émaillées ne sont pas du tout collées directement sur l'isolant, se qui serai absurde, mais plutôt sur des plaques servant à supporter la finition de la façade et également à protéger l'isolant en question.

Roubi | 11 janvier 2012 à 15h21
 
 

Vous avez raison, laine de roche. Mon esprit a "fourché" deux fois !
Que les briquettes émaillées soient collée sur des plaques améliore les performances énergétiques. Il n'empêche qu'avec les intempéries, les joints devenant poreux, gel et dégel, et le poids !, le risque d'un décollement dans le temps est réel. Je l'ai déjà observé sur certains bâtiments.
C'est pourquoi, je lui préfère un crépis sur treillis, ribé de manière uniforme, sans rupture.
Mais j'ai compris que les maîtres d'oeuvre et d'ouvrage avaient voulu principalement une exécution esthétique alliant des économies d'énergie...

Chris | 11 janvier 2012 à 16h39
 
 

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