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En marche vers une réintroduction des farines animales en Europe ?

La Commission européenne a voté le 18 juillet en faveur de l'autorisation des farines de porc et volaille dans l'alimentation des poissons. Point sur la levée éventuelle de l'interdiction des protéines animales transformées pour les non-ruminants.

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Le 18 juillet dernier, le comité permanent de la chaîne alimentaire de la Commission européenne a voté en faveur de la réintroduction des "farines animales" de non-ruminants dans l'alimentation des poissons. Ce sont les règlements européens 999/2001 relatif aux règles de prévention, de contrôle et d'éradication des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) et 1069/2009 concernant l'exploitation des sous-produits animaux qui sont ainsi revus. La France et l'Allemagne sont les seuls pays de l'UE à avoir voté contre. Le texte devrait être publié d'ici la fin de l'année pour une entrée en application prévue pour le 1er juin 2013.

Attitude de la France

En 2011, le précédent ministre de l'agriculture Bruno Lemaire avait pourtant affirmé sur RTL que "les farines animales ne seraient pas réintroduites en France tant qu'il serait ministre de l'agriculture". Son mandat expiré, qu'en est-il de la gouvernance de Stéphane Le Foll ? Le ministère de l'agriculture n'envisage pas de s'opposer à l'application du texte en France.

En route vers la levée pour les animaux terrestres ?

Selon Jean-Luc Angot, directeur général adjoint de l'alimentation au ministère de l'agriculture et en charge notamment des EST, "la levée de l'interdiction pour les animaux terrestres n'est pas à l'ordre du jour car cela demande une réflexion plus importante. Elle pose d'autres problématiques que pour les poissons". Il semble cependant que la réflexion sur le sujet soit déjà bien entamée puisque la Commission européenne finance depuis 2007 et à hauteur de 1,7 million d'euros des recherches visant à déterminer si certaines farines animales à base de porc et de poulet peuvent être réintroduites dans l'alimentation des animaux d'élevage. Rappelons la position de la Commission en 2005 : "Si certaines conditions sont remplies à l'avenir – ce qui n'est pas le cas actuellement – on pourra envisager l'alimentation croisée, par exemple à base de porc pour les poulets ou à base de poulet pour les porcs". En France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a déjà publié en 2009 et 2011 deux avis défavorables dans l'attente de conditions contraignantes supplémentaires "pour garantir une sécurité alimentaire totale" tandis que le Conseil National de l'Alimentation (CNA) a donné son aval depuis décembre dernier.

Les protéines animales répondent à un besoin des éleveurs

 
Mammifères exclus, exception faite du porc Le prion, agent pathogène responsable des EST, est une forme anormalement repliée de la protéine PrP-c présente uniquement chez les mammifères. Tous les mammifères sont donc susceptibles de développer une EST, dont la forme diffère selon l'espèce (la tremblante pour le mouton, l'ESB pour les bovins, les différentes formes de Creutzfeldt-Jakob chez l'homme). Pour cette raison, il n'y aura pas de remise en question de l'exclusion des ruminants (bovins, ovins, caprins) dans la réintroduction des farines animales. Le poisson et la volaille ne sont pas sujets aux EST. Seul le porc est un cas à part. En laboratoire, en injectant des grandes quantités de prions dans le système nerveux du porc, une forme d'EST se développe mais aucun cas de porc atteint d'une EST n'a été détecté dans la nature à ce jour. Des travaux de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) parus en novembre 2007 indiquent, de plus, que l'augmentation du risque d'exposition de l'homme aux EST par la consommation de viande de porcs nourris aux PAT de volaille est négligeable.
 

Au lendemain des deux crises de la vache folle de 1996 et 2000, des mesures d'urgence ont été mises en place : arrêt de l'importation de viande anglaise, abattage systématique de tout le troupeau dès lors qu'un animal atteint de l'EST a été détecté, interdiction d'alimentation de tout animal avec des farines animales… Pour Jean-Philippe Deslys, directeur de recherche au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et spécialiste du prion, l'agent pathogène responsable des EST, les mesures prises ont été efficaces pour l'éradication de la maladie mais très larges et coûteuses en raison du manque de connaissances sur les capacités de développement et de transmission ainsi que de moyens ciblés. Selon lui, "maintenant qu'on en sait bien plus sur cet agent pathogène devenu très rare et avec la crise alimentaire qui se profile, la question qui brûle les lèvres est de savoir si on ne pourrait pas trouver un juste milieu". Il précise que la crise de la vache folle est la conséquence d'aberrations dans la production des farines des années 80 où les sous-produits d'animaux étaient recyclés et redonnés à des animaux de la même espèce (cannibalisme animal), normalement exclusivement herbivores de surcroît.

Si aujourd'hui la question de réintroduire les protéines animales transformées est à nouveau posée, c'est qu'elles présentent un avantage majeur : leur coût est faible relativement à leur richesse énergétique, critère sur lequel aucune céréale ne rivalise. Pour Laurent Alibert du pôle alimentation animale de l'Ifip, institut français du porc, animal omnivore, "le retour des protéines animales permettrait d'alléger la pression sur l'aliment qui pèse sur les éleveurs due au coût élevé et prévu à la hausse des céréales". Il précise que l'aliment représente entre 60 et 70% du coût de revient pour l'éleveur de porc français. A cela s'ajoute le problème de gestion des trois millions de tonnes par an des sous-produits d'élevage. Certains, propres à la consommation humaine (classés catégorie 3), pourraient être recyclés via les protéines animales transformées.

Réflexion sur une filière PAT encadrée et contrôlée

"On parle de protéines animales transformées, non plus de farines animales et ce n'est pas une coquetterie de langage" explique Yves Berger, directeur général d'Interbev, l'association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes. En effet, les protéines animales transformées (PAT) sont définies par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) comme "des protéines animales qui dérivent en totalité de matières premières protéiques de catégorie 3 (co-produits d'abattage propres à la consommation humaine excluant les animaux malades) n'incluant aucun produit à partir de sang, lait, colostrum, gélatine, protéines hydrolysées, dicalcium et tricalcium phosphate, œufs, collagène". De plus, seule l'alimentation croisée serait autorisée (alimentation des porcs avec des PAT de volaille et inversement). Les circuits de production et distribution des PAT devraient être spécifiques à chaque espèce. Un test permettant de détecter l'origine des protéines animales des farines afin de pouvoir vérifier à n'importe quelle étape du processus (production, distribution…) la bonne étanchéité des filières a d'ailleurs déjà été validé.

Toutefois, Jean-Luc Angot du ministère exprime une réserve : "le risque c'est que les PAT n'aillent pas qu'aux poissons et que la séparation stricte des filières ne soit pas toujours respectée". Jean-Philippe Deslys du CEA ajoute que "les dérives sont par expérience difficiles à maîtriser une fois que les vannes sont ouvertes". Dans son dernier avis, l'Anses concluait en 2011 que des progrès avaient été réalisés au niveau de la spécialisation des filières mais que les conditions n'étaient pas encore toutes réunies pour faire évoluer la réglementation, en particulier au niveau des moyens de contrôle de la bonne étanchéité des filières.

L'UE face aux importations

Jean-Luc Angot du ministère de l'agriculture l'affirme, il n'y a ni viande hormonée ni nourrie aux PAT importée en France. "100 % des lots sont contrôlés et l'autorisation d'importation découle d'une procédure assez longue sur la base d'une classification de l'OIE [organisation mondiale de la santé animale] et d'audits effectués par l'OAV [Office Alimentaire et Vétérinaire], le service d'inspection de la Commission européenne". En effet, l'OIE classe les pays en fonction du risque sanitaire que représente leur viande en trois catégories : risques négligeables (pas de cas d'EST et présence d'une réglementation de surveillance), risques maîtrisés (quelques cas d'EST mais contrôlé) dont la France et pays à risques (cas d'EST non contrôlés ou absence de mesures particulières et de surveillance). Les pays des deux dernières catégories ne peuvent passer les barrières de l'UE que s'ils mettent en place des filières dédiées à l'exportation et après certification par l'UE. Sur le terrain, la seule viande hors UE présente sur le marché européen provient d'Argentine et du Brésil, deux pays prochainement classés à risques négligeables.

Peu d'alternatives énergétiques aux PAT

Pour faire face à la flambée du prix des céréales, il existe plusieurs propositions : les farines de poissons, la culture de légumineuses, cultiver du soja en Europe, mais aucune ne semble satisfaisante. Concernant les farines de poisson d'indice énergétique proche de celui des protéines animales, "elles sont utilisées pour les porcelets, surtout dans le Nord de l'Europe, mais trop chères et contraignantes" pour Laurent Alibert de l'institut du porc, et sont "devenues une aberration car on pille les océans à hauteur de 20 millions de tonnes par an uniquement pour nourrir les élevages de poissons d'après les données de la FAO", selon Jean-Philippe Deslys du CEA. Le principal problème posé par les légumineuses pourtant plus riches en énergie que le soja est sa teneur en cellulose très mal digérée par les carnivores. Il existe aujourd'hui des technologies permettant de réduire la quantité de cellulose mais Laurent Alibert note que "ça fait 25 ans que sort un plan protéagineux tous les un ou deux ans". Il pointe également l'absence d'investissement dans l'exploitation de soja "alors qu'on a tous les outils pour le faire dans le sud de la France et se détacher de notre dépendance aux importations".

Jean-Philippe Deslys voit davantage l'élevage de demain plus respectueux des cycles de la nature avec des déchets animaux digérés dans un premier temps par des insectes qui pourront nourrir ensuite des poissons ou des volailles ajoutant ainsi une barrière d'espèce. Selon lui, "les insectes, sortes de mini usines, sont capables de transformer les sous-produits animaux en protéines et lipides de façon plus efficace et plus propre que nous".

Chronologie de l'assouplissement progressif de l'interdiction des protéines animales
Années 90 : farines animales déjà interdites en France pour les bovins.
1994 : interdiction des farines animales pour les ovins et caprins.
1996 : 1ère crise de la vache folle entraînant l'arrêt des importations de viande anglaise et le durcissement des normes de préparation des farines.
2000 : 2ème crise de la vache folle entraînant la mise en place de l'abattage systématique et l'interdiction totale des farines animales en France.
2001 : interdiction totale des farines animales dans l'UE.
2002 : assouplissement des mesures sur l'abattage systématique avec la notion de cohorte après avis de l'Afssa.
2006 : réautorisation d'importation de viande anglaise sous certaines conditions.
2007 : rapport de l'Efsa avec la notion de PAT et sur les risques négligeables liés à l'alimentation croisée des poissons, porcs et volailles avec PAT. Bruxelles demande d'étudier une éventuelle réintroduction des farines animales.
2009 : premier avis défavorable de l'Anses dans l'attente de progrès des filières.
2011 : second avis défavorable de l'Anses qui note des progrès mais non suffisants et avis favorable du CNA qui ne traite pas les questions de sécurité sanitaire.
2012 : vote du comité permanent de la chaîne alimentaire de la CE en faveur de la réintroduction des PAT de porc et volaille dans l'alimentation des poissons.

Réactions36 réactions à cet article

 

La réaction est toute simple. Cela réjouirait les Cimentiers qui ont incinérés les précédentes! Une nouvelle catastrophe en vue?

arthur | 30 août 2012 à 10h03
 
 

C'est édifiant : la spéculation sur les céréales, en les renchérissant, justifie la réintroduction de farines animales, dans les circuits de production intensive les plus dégueulasses qui soient, destinés aux classes populaires et moyennes. Alors qu'on sait par la FAO que les modes de production bio suffisent aujourd'hui à nourrir la planète entière. Sans ogm. Sans farine animale.
Et bien sûr les gros malins qui placent l'argent de l'évasion fiscale dans la spéculation sur les céréales et qui ont tout intérêt à prendre des parts dans l'industrie de la farine animale, n'en mangeront pas eux de cette viande.
On n'en finit plus de se faire littéralement violer par ces gens, sous les hourras de nos dirigeants européens.
Quelle honte. L' Europe, bâtie sur un concept de paix et de progrès n'est plus qu'un infâme cheval de Troie.

guigui | 30 août 2012 à 10h03
 
 

Encore une fois le profit passe avant la réflexion et la recherche sur des solutions plus respectueuses de tous (environnement, humains, animaux, ...) Quand aurons-nous des vrais décideurs indépendant d'une manne financière propre à embellir aujourd'hui au détriment de demain.
Faire semblant de réunir des commissions ne fera pas avancer le monde mais le projettera vers un abime incontournable. Le seul problème c'est que les "grands" pensent qu'ils s'en sortiront et qu'après eux le déluge....tant qu'ils auront les sous pour se pavaner.
De nombreuses solutions existes mais demandent, non pas de refuser le profit, mais de changer de paradigme.....engoncer dans leur berline de luxe aux vitres teintées, le monde est bien trop loin des yeux pour le comprendre.
Chaque jour nous rapproche de l'inéluctable. Nous avons encore un peu de temps, mais très peu. Arriverez-vous à vous enlever les lunettes et œillères à temps ? Pensez (vraiment!!!!) à vos enfants mais aussi à vous même......10 ou 20 ans pourront-être très durs à vivre sinon.....
Je travaille et propose des "petites" solutions pour continuer à faire du profit mais en gardant l'optique du gagnant-gagnant pour le monde entier. Cela est possible ....... à condition de le vouloir....
Je suis prêt à débattre avec qui le veut sur les possibilités qui nous ont offertes et croyaient moi je ne suis pas un utopiste même si mon discours vous le fait penser...

Bochenevert | 30 août 2012 à 10h47
 
 

gui gui
La FAO n’arrête pas de répéter qu’elle n’a jamais dit une aberration pareille.
LE BIO NE PEUT PAS NOURRIR LA PLANETE.
Comme d’habitude une phrase sortie de sont contexte et récupéré par des escrologistes environementeurs pour défendre leurs croyance (et pour des croyances la fin justifie les moyen : c’est toujours l’argument final des terroriste religieux qui eux aussi sont sur de leur croyances qu’il faut imposer au autre pour sauver le monde ……).
Une connerie comme celle là fait le beuz tout de suite avec les médias qui la reprennent en boucle.
L’auteur présumé (la FAO) dément tout de suite cette bêtise mais personne ne l’écoute et les média se taisent.
Et cela donne des arguments à d’autre « croyant » pour insulté ceux qui font remarquer que là, on à un vrai problème sur « l’intelligence démocratique ».
Pour finir : il suffit simplement de réfléchir objectivement (en laissant ses croyances).
Le bio coûte plus chère car : Beaucoup moins de rendement et plus aléatoire.
La production de céréale 2012 classique déjà pas suffisante=envolée des prix (pas seulement du aux financier)
(Heureusement la production de riz (Asie) va évités la grosse catastrophe alimentaire en 2013)
Alors produire tout bio pour nourrir tout le monde est tout simplement absurde.
y en à marre de se type récurent d'argument débile pour justifier l'ignorance (mal poli en plus)

yanquirigole | 30 août 2012 à 11h26
 
 

Le Bio peut-il nourir le monde ? Je n'en sais rien.

Par contre le gaspillage alimentaire actuel peut nourir pas mal de monde, ça j'en suis persuadé.

De plus si l'on n'avait pas exporter, à grand renfort de fonds publics européens en particulier, nos denrées vers l'Afrique, on n'aurait pas favoriser le phénomène d'exode rural tel que cela a été le cas ces 10-20 dernières années. Cela représente des ha de surfaces cultivables laissées à l'abandon ou récupérés par des sociétés étrangères qui investissent pour produire des ... biocarburants !

Ensuite justement, il y a les surfaces que l'on commence à utiliser pour les biocarburants là où le développement des modes de transports alternatifs devraient être la priorité (réfléchir à l'usage plutôt qu'à la propriété !). Je dis qu'on commence à les utiliser, ça ne veut pas dire que ça ne représente pas grand chose mais que le phénomène risque de devenir rapidement très important.

Enfin justifier le retour des farines par le fait que les récoltes sont faibles alors que le maïs et le tournesol est encore sur pied et que les blé n'ont pas été si mauvais (en tout cas pas partout), si ce n'est pas de la spéculation !

On a nourrit des herbivores avec de la viandes (et des congénères). Maintenant on prend le risque de faire du cannibalisme !
Oui, on donnera le porc au poulet et inversement, puis l'un des 2 va devenir plus cher et "une fois que les vannes sont ouvertes" !

Cultivons du soja en France plutôt que de l'importer.

Tombour | 30 août 2012 à 14h50
 
 

A "yanquirigole" :

Je pense que vous êtes sourd et aveugle à ce qui se passe dans le monde ! Quel métier faites-vous ? Il serait intéressant de le savoir et cela permettrait peut-être de comprendre objectivement votre prise de position ! Il ne s'agit pas ici de croyances (non vérifiées et non vérifiables) mais de faits bien réels eux ! Quand l'homme commencera par respecter son environnement (animal, végétal, minéral) alors commencera-t-'il, peut-être, à respecter son prochain : il n'y a rien de religieux dans ces propos simplement du bon sens et du respect. En fait, tout ce qui manque dans l'économie mondiale actuelle.

Agathe | 30 août 2012 à 15h40
 
 

Apparemment aucune leçon du passé n'est retenu, personne n'agit et réagit, puisque nous somme devenu des êtres humains sans consciences. Nous pensons que le plus important est d'avoir de quoi manger dans notre assiette même si ce repas nous empoisenera. Essayer de mobiliser les gens est cause perdu, alors attendons que la nature se manifeste car elle, ne se laissera pas faire. La nature s'est toujour défendu contre la stupidité et l'irresponsabilité.

imaz | 30 août 2012 à 16h22
 
 

aguathe
Je ne vie justement pas dans le monde idéale de oui oui
J'ai passé deux ans en Afrique que je connais donc un peu (mais ce n'est pas le "monde")
.Vous et les croyant de « la nature c’est tout bon et tout gentils » Vous les faites rire pour la très grande majorité.
« L’agriculture biologique est un luxe des pays riches » Blaise Compaoré (président du Burkina Faso)
Je travail avec des agri bio et conventionnel Objectif résumé de mon travail : pour les productions alimentaires (céréalière) : Faire plus mieux avec moins.
Et je ne retient pas le cahier des charges de l’agriculture bio pour y arriver car : Surtout pas plus mais beaucoup moins en production ; et pas mieux non plus (mais là explication trop longue et peut être pas du tout assimilable pour vous)Par contre certaine technique développé par les agri BIO sont très bonnes à convertir aux conventionnel.
Pour la citation
Aujourd’hui dans mon monde il y a internet:
Vérifier donc par vous même sur le site de la FAO (les soit disant hauteur de cette connerie où le bio peut nourrir la planète).

yanquirigole | 30 août 2012 à 18h30
 
 

"Le rapport cite des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète."
“Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement”

Tiré de http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html

Antigone | 30 août 2012 à 18h59
 
 

À tous ceux qui ont des solutions faciles pour l'alimentation, style yaka faire du bio ou réduire le gaspillage, qui trouvent des conspirations capitalistes partout, et qui ont des objections de gens super-bien nourris contre les farines animales: celles-ci représentent une source de protéines extrêmement intéressantes, notamment pour une économie européenne en piteux état. Leur coût marginal est quasi-nul dans la mesure où il s'agit d'un déchet.

Après la crise de la vache folle, on les a éliminées par incinération, ce qui était déjà, à l'époque, un formidable gâchis qui a profité aux producteurs de soja (hé! les écolobobos: transgénique) argentins, brésiliens et états-uniens.

La crise est passée. Le risque est quasi nul. Il n'y a plus d'ESB. La filière industrielle a été sécurisée (elle l'était déjà avant que des margoulins ne modifient le process de fabrication). Et on propose d'utiliser les farines en séparant animaux fournisseurs et consommateurs et, notamment en les donnant aux poissons... pour le plus grand bien de la faune marine.

Refuser leur valorisation au nom du principe de précaution relève de l'hystérie – désolé d'être franc et direct. Selon cette logique il faudrait supprimer les voitures car il y a toujours des chauffards.

Wackes Seppi | 30 août 2012 à 23h48
 
 

«Cultivons du soja en France plutôt que de l'importer»?

C'est formidable, le YAKA préconisé par, on n'en doute pas, des experts.

Si le soja pouvait se cultiver en France de manière rentable, cela ferait longtemps que les agriculteurs s'y seraient mis. Contrairement à ce que les écolobobos pensent d'eux, ils ne sont pas idiots, et ils savent compter.

Il se trouve que le soja n'est pas très adapté aux conditions agroclimatiques françaises. Et le soja ne peut pas être OGM grâce aux écolobobos.

Mais nous sommes en Europe. La Roumanie en a cultivé, avec de bons rendements (près de 14.000 hectares en 2006). En fait, la Roumanie était devenue autosuffisante. Mais cela s'est arrêté en 2007, date de son entrée dans l'Union européenne. Pourquoi? Il leur a fallu s'aligner sur la législation européenne... et abandonner les variétés OGM. Grâce aux écolobobos et à leur hystérie anti-OGM, la perspective était de passer d'une moyenne de 3,5 tonnes/hectare pour le soja OGM à 1,2 avec le soja non-OGM (qu'on ne peut plus appeler «classique» vu que l'OGM est devenu la référence dans le monde). Alors... terminé le soja.

Terminée une culture agronomiquement intéressante; adieu à une source européenne de protéines pour l'alimentation animale; et bonjour les importations; et vive les sorties de devises.

Wackes Seppi | 30 août 2012 à 23h49
 
 

Quelle bande de nuls !
Et cet article ose dire qu'il n'y a pas d'alternative alors qu'il suffit de manger de la viande qu'une fois par mois !
Avec toute les produits vétérinaires et de pesticides qu'elle contient, la vache folle ne va pas arranger les cancers ...

patrick25 | 31 août 2012 à 05h23
 
 

A "yanquirigole" et "wakes seppi" :

Bien sûr, "faire plus mieux avec moins" et s'en mettre plein les fouilles au passage ! Ce raisonnement ne m'étonne pas de votre part, il explique tout naturellement vos motivations profondes et réelles qui sont loin d'être altruistes. Après avoir rendu les pays pauvres tributaires de techniques occidentales, ceux-ci se retrouvent le bec dans l'eau dès qu'ils veulent s'en émanciper. C'est en cela que réside l'art de se rendre soit disant indispensable pour le bien être de l'humanité. De quel genre de produits se compose votre alimentation quotidienne ? Mangez-vous ce que vous produisez ou faites produire industriellement pour "nourrir la planète" ?

Agathe | 31 août 2012 à 13h33
 
 

Bravo antigone
Vous ressortez l’article à la base de cette bêtise (article de Octobre 2007).Rien n’est effaçable sur le net.
Là, le directeur général de la FAO de l’époque, Jacques Diouf explique la confusion faite par un des rapporteurs de l’agence de presse de la FAO.
Mais je vous comprends :
Dure d’avoir des convictions irrationnelles.
Plaisant d’avoir les beuzz de la presse pour conforter ses croyances. (Et eux ils le savent).
Ou alors vous faite parti des escrologistes détestable qui agissent en manipulant des personne non avertis avec leurs peur pour des fin pas du tout altruistes

yanquirigole | 31 août 2012 à 13h51
 
 

Moi jsuis d'accord avec Wackes Seppi ou Yanquirigolecommeunebaleine :
- L'Ethique c'est "has been", ça ne fait que nous ralentir dans notre développement. Vôtrons nous enfin dans la fange de la logique de rentabilité !
- Le productivisme doit l'emporté sur l'environnement. C'est inéluctable alors pourquoi lutter ? Donnons de la farine d'animaux d'élevages broyés à leurs congénères ; Cultivons des plantes tellement dégénéréscentes qu'elles contaminent les semences saines et empêchent toute reproduction d'une année sur l'autre ; Répandons gaiement toute sorte de biocide qui rendront même l'eau souterraine impropre.
- Changeons de paradigme, oui, mais pour s'avouer notre fourvoiement. Ecoutons tous les objecteurs de concience : Réalisons que les partisans de la finance ne veulent que notre argent, alors que ces zélotes du développement durable mettent notre avenir en péril.

Refoulons définitivement l'idée d'un monde meilleur pour les générations à venir... là... tout doucement... lachez prise et laissez les autres faire. Tenez, prenez votre prozac si vous avez du mal à vous regarder dans un mirroir.

Qu'il en soit ainsi !!!

Hannicare | 31 août 2012 à 15h14
 
 

A "Aghat":
Malheureusement ce ne sont pas uniquement les pays pauvres qui sont tributaires de la technique occidentale, car même les agriculteurs occidentaux sont enchainés dans une spirale qui les dépasses. Car Peu importe de de quel coin du monde nous sommes originaires, nous inspirons tous à vivre en harmonie et respect avec l'environnement qui nous entoures sauf biensûr les stupides et irresponsables qui se trouvent eux aussi dans tous les coins du monde.

imaz | 31 août 2012 à 16h10
 
 

Agathe

Faire plus mieux avec moins n'est pas nouveau
On faisait 40 qx en blé avec 200 U d'azote et maintenant ont fais 90qx avec 230 u d'azote
Les voitures de 1960 roulaient à 100km/h en consomment 15l et maintenant elles font 100km/h en consomment 4.5 l (et le confort…)

yanquirigole | 31 août 2012 à 16h45
 
 

Pour Mme Agathe (30 août à 15h40), la valeur des commentaires dépend de l'identité de celui qui les fait. Pour « comprendre objectivement [sa] prise de position », il faut savoir quel métier il exerce. Curieux!

M. Yanquirigole est, forcément, disqualifié. Il travaille dans l'agriculture et pour les agriculteurs (en fait pour notre alimentation). Il sait plein de choses et ne saurait donc être orthodoxe.

Quant au commentaire du 31 août à 13h33, c'est de l'ad hominem. Et de l'altermondialisme de pacotille. «...avoir rendu les pays pauvres tributaires de techniques occidentales»? Mais ces pays font des pieds et des mains, notamment dans les instances onusiennes, pour accéder à ces techniques... de préférence gratos.

M. Patrick prétend, après une injure, que «cet article ose dire qu'il n'y a pas d'alternative...» Citation please!

À toute fins utiles, si jamais vous ne mangez de la viande qu'une fois par mois, il n'y a plus de vache folle en Europe.

Mme Antigone a ressorti le hoax de l'agribio qui peut nourrir le monde, mais avec une citation. Mais il faut la lire: ce n'est pas «la FAO a dit», comme on le voit souvent, mais «Le rapport cite des modèles récents...» et «Ces modèles suggèrent...»

Pour le démenti de la FAO: http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000726/index.html

«Le productivisme doit l'emporté sur l'environnement» (M. Hannicare, 31 août à 15h14). Valoriser les farines en alimentation animales, c'est écolo; les brûler, non.

Wackes Seppi | 31 août 2012 à 23h25
 
 

@Wackes Seppi
Je préciserai qu'utiliser les abats pour faire du biogas dans les digesters, c'est une valorisation...

Biloute | 03 septembre 2012 à 09h33
 
 

A wakes seppi :

En ce qui concerne votre commentaire me concernant :
Vous détournez mes propos et les interprétez à votre "sauce". Je voulais juste souligner que lorsque l'on défend à ce point un mode de production, oh combien décrié, il est intéressant de savoir dans quel métier la personne qui tient de tels propos exerce afin, bien entendu, que l'on puisse juger en toute connaissance de cause qu'il n'y a pas conflit d'intérêts (c'est très courant de nos jours). Et donc que la discussion soit tout à fait saine Monsieur ! En ce qui concerne les agriculteurs, sachez que je respecte cette profession et certainement plus que vous-même (je suis moi-même fille d'agriculteur) : ce n'est pas parce que l'on travaille dans l'agriculture ou pour l'agriculture que vos discours sont paroles d'évangiles et que l'on agit pour le bien des agriculteurs et des autres. Combien d'agriculteurs sont malades aujourd'hui à cause de ces soit-disant techniques révolutionnaires qui vont nourrir la planète ? Combien de personnes continuent de mourir de faim chaque jour dans le monde avec tous ces progrès ? Qui ce mode de production nourrit-il le plus ? Je ne discrédite aucun argument, pas plus que vous-mêmes le faite. Je pense différemment de vous et l'exprime, voilà tout. En quoi ceci vous dérange t-'il ?

Agathe | 03 septembre 2012 à 14h25
 
 

M./Mme Biloute a écrit: «Je préciserai qu'utiliser les abats pour faire du biogas dans les digesters, c'est une valorisation...»

Le biogaz, c'est du méthane, un atome de carbone entouré de quatre atomes d'hydrogène (ça, c'est du niveau de la première ou de la terminale).

Les abats, c'est des protéines, des molécules riches en azote. Les foutre dans un digesteur, c'est un gaspillage éhonté. Et, en plus, ce n'est pas efficace.

Mme Agathe a écrit...

La pertinence d'un argument se mesure sur la base de l'argument lui-même, pas de l'identité ou de la qualité de son auteur.

L'argument du conflit d'intérêts est très courant de nos jours... C'est l'argument de celles et ceux qui n'ont pas d'argument pertinent sur le fond, qui professent une idéologie qui n'admet pas la contestation et encore moins la réfutation. «Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt.»

Wackes Seppi | 03 septembre 2012 à 15h23
 
 

A wackes seppi :

Je vous trouve bien arrogant et sûr de vous ! Ce n'est pas en considérant les gens comme des imbéciles qu'on leur fait "avaler" n'importe quoi. Je suppose que vous devez avoir de bien beaux intérêts personnels (pour ne pas dire financiers) à défendre ainsi votre paroisse. Quels sont donc les arguments si imparables que vous défendez ? Coûts, rentabilité, rendements, profits, voilà vos priorités en matière d'alimentation. Il suffit de vous lire pour comprendre que vous n'attachez aucune importance à l'éthique. Le respect de l'environnement et du vivant ne vous effleure même pas l'esprit alors que c'est à lui que nous devons tout. Méditez cette sage parole du grand Chef Indien Sitting Bull : "Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé alors le visage pâle s'apercevra que l'argent ne se mange pas...".

Agathe | 03 septembre 2012 à 16h01
 
 

"Le biogaz, c'est du méthane, ... (ça, c'est du niveau de la première ou de la terminale).
Les abats, (...) des molécules riches en azote. (...) Et, en plus, ce n'est pas efficace."

Pas efficace ? A prouver.

Et pour info quand on fait du biogaz, on utilise le "déchet" comme amendement et fertilisant, alors si il contient de l'azote, tant mieux. Il faut juste faire attention à ne pas avoir un développement trop important vers de l'amnoniac, agressif pour les équipements.

Ensuite on repand l'azote dans les champs (à juste dose), la plante pousse et on la mange ou on la donne à manger à des animaux (çà c'est du niveau Agro entre bac -2 et bac +5 selon les filière), les étapes méthanisation-assimilation par la plante peuvent sembler peut-être moins risquées que de remettre des farines animales sur le marché en pensant que malgré des différences de prix on ne retrouvera pas de pratique "cannibale" à risque (désolé de ne pas avoir le vocabualire adapté).
Ce n'est pas une option à laquelle j'aurais pensé mais elle peut être à étudier.
On ne diminue pas les imports de soja mais celle des engrais chimiques (pétrole ?) et apporte une production de biogaz. Ce n'est peut être pas une option à jeter directement ...

Oui le gaspillage peut nourrir (bac -12) !
Oui la PAC a favorisé l'exode rurale dans certains pays d'afrique.

Si l'ANSES donne un avis défavorable et le CNA un avis favorable sans traiter le risque sanitaire, il ne s'agit plus de précaution mais de bon sens.

Tombour | 03 septembre 2012 à 18h16
 
 

Élégante discussion... Je suis donc «arrogant», «sûr de moi» (et sans doute dominateur). J'ai «de bien beaux intérêts personnels (pour ne pas dire financiers)». Et je n'attache aucune importance à l'éthique, au respect de l'environnement et du vivant.

Qu'y a-t-il d'autre à votre service?

Vous avez écrit antérieurement: «Je ne discrédite aucun argument...» Non, vous discréditez les commentateurs qui n'ont pas l'heure de penser comme vous.

Ce billet concerne la réintroduction des farines animales dans l'alimentation animale, autrement dit la valorisation de sous-produits. Question éminemment pragmatique, bien loin de la «sage parole du grand Chef Indien Sitting Bull».

Et, oui, «coûts, rentabilité, rendements, profits» sont des facteurs importants en matière d'alimentation. Libre à vous, en tant que consommatrice, de le nier ou de le rejeter. Mais il se trouve que les producteurs, eux, sont soumis aux règles d'un truc qui s'appelle l'économie.

Mais vous avez raison Mme Agathe : pour faire « avaler » n'importe quoi aux gens, il ne faut pas les considérer comme des imbéciles, mais faire croire aux imbéciles, et surtout aux naïfs, qu'ils sont intelligents.

Wackes Seppi | 03 septembre 2012 à 23h53
 
 

A wackes seppi :

Vous avez peut-être raison sur ce point quand vous dites "il faut faire croire aux imbéciles et surtout aux naïfs qu'ils sont intelligents". C'est un truc qui marche bien dans votre mode de fonctionnement capitaliste qui agit dans le but de faire un maximum de profits immédiatement et ne se préoccupe pas des conséquences que cela peut entraîner (sanitaires, environnementales, économiques). Monsieur, je ne sais pas si vous vous régalez des produits alimentaires industriels mais je suis désolée de vous le dire : quel est le plus bel imbécile : celui qui souhaite manger des produits sains et de qualité ou celui qui accepte les yeux fermés et sans se poser de question de manger la nourriture industrielle ? Encore dois-je mettre un bémol car certaines personnes qui voudraient aussi manger sainement n'en ont pas la possibilité en raison de leurs revenus qui ne leurs permettent pas d'accéder à ce type de produits. Etant donné qu'il faut bien des imbéciles pour acheter cette nourriture infâme, votre système a vraiment tout prévu pour pouvoir vendre sa marchandise : plus les gens ont des revenus de misères, plus les industriels s'en mettent plein les poches. LOGIQUE. Je ne fais peut-être pas dans l'élégance mais qui de vous ou de moi est véritablement le plus ignoble ?

Agathe | 04 septembre 2012 à 13h44
 
 

Les producteurs sont soumis au marché, qui leur achète une misère le kg produit pour se faire un maximum de profit à la revente, en se permettant même une revente à prix bas, puisque le producteur n'est pas considéré à sa juste valeur !

Le produit ne coûtant rien, on peut en mettre plein les étals et tant pis si on ne vend pas tous.
J'ai vu des tonnes de fruits de mer jetées après les fêtes, chaque jour des tonens de viande sont jetées.
Si le produit était payé à sa juste valeur, cela fonctionnerait autrement.
Il s'agit peut être d'un vaste chantier que de réformer les modes de consommation mais entre ça et remettre en place un mode de production animal qui a reçu un avis défavorable de l'ANSES (ce doit être des amateurs, des utopistes qui vivent dans le monde de oui-oui ...).

«coûts, rentabilité, rendements, profits» sont des facteurs importants en matière d'alimentation. Le problème c'est quand ils deviennent les seuls facteurs pris en compte !

Il y a quelques années on a "découvert" un matériau isolant super pratique, facile à mettre en place,...
Bon il n'avait peut-être pas fait l'objet d'étude d'impact sanitaire (à l'époque) mais a généré profits des entrepreneurs, bon rendement des chantiers, ... Et puis on s'est aperçu que l'amiante, ce n'était pas si bien que ça, plus tard ... Oups !
Fort heureusement ceux qui font les profits ne sont pas forcément ceux qui paient, ou pas en totalité.

Je ne dis pas que le mal est partout mais oui-oui non plus !

Tombour | 04 septembre 2012 à 13h46
 
 

Bonjour, ce qui est avéré depuis des années, c'est que nous produisons chaque année 3 fois de quoi nourrir l'espèce humaine(banque alimentaire mondiale), bio ou pas, mais apparemment wicked pisse et yanakigigote sont de ceux qui préfèrent nourrir les animaux avec, ils doivent y avoir des intérêts !!!
j'espère que ce jeu de mots vous a plu, je le crois à la hauteur de votre humanisme, je salue votre rhétorique, mais vous rappelle que pour les idées vous devriez revenir à la dialectique et abandonner votre technocratisme fait de contre vérité, vous travaillez à l'inra ou à l'afssaps ? ou mieux Chez Monsanto :-)

pascal | 12 septembre 2012 à 09h34
 
 

M. Pascal,

Vous vous êtes bien défoulé ?

C'est quoi, la banque alimentaire mondiale ? Et où sont les sources de l'affirmation selon laquelle nous produisons trois fois de quoi nourrir l'espèce humaine ?

Réalisez-vous que le billet porte sur la possibilité de nourrir des animaux, notamment des poissons d'élevage, avec des farines produites avec ce qu'il est convenu d'appeler des déchets (d'abattoir) ?

Wackes Seppi | 12 septembre 2012 à 17h29
 
 

L'ESB existe encore.
Les particules prions sont capables de passer certaines barrières d'espèce dans des conditions encore incomprises.
Le prion peut apparaître chez un individu pour des raisons encore inconnues.

On se demande à quel moment les pouvoirs publics apprendront des erreurs du passé...

Lauquidors | 12 septembre 2012 à 17h32
 
 

M wackes seppi
Défoulé n'est pas le mot, je suis français et tient à l'usage de notre langue aussi j'évite les acronymes surtout quand ils sont étrangers...
si vous ne savez en quoi consiste la banque alimentaire mondiale, soit vous êtes fainéant(google est grand), soit incompétent pour parler d'alimentation et de choix alimentaires sans être infatué et arrogant !!! et les techniques de base de la désinformation et du lobbyisme, comme faire penser que je ne réalise pas de quoi je parle valent bien un jeu de mots qui lui a le mérite d'être franc ! et clair !
Alors vous travaillez pour qui ? FNSEA ?
allez dites nous !

pascal | 12 septembre 2012 à 18h51
 
 

Bonjour,

Personne n'a besoin d'être expert pour parler des problèmes de l'environnement ou de notre alimentation. Puisque ceux qui mettent en place toutes ces techniques à l'echelle internationale sont eux des experts et cela est catastrophique. Il suffit juste d'être terrien pour avoir la légitimité d'en parler et d'essayer de se défendre. De plus tenir des remarques sur l'utilisation et la manière d'employer un mot, est aussi ridicule, car le principe d'une langue est avant tous de pouvoir communiquer et surtout se comprendre.

imaz | 13 septembre 2012 à 09h52
 
 

Bonjour,
bien, je voulais juste permettre à Monsieur Wackes seppi, en copiant ses méthodes argumentaires, de juger de sa position, je vous prie de m'excuser vous et les autres internautes de ce débat pour le dérangement. Pour reprendre le débat, c'est un responsable du Fond alimentaire mondial(FAO) qui au cours de l'émission "compléments d'enquête" a émis l'opinion que chaque mort due à la faim était en réalité un crime puisque selon les analyses de son organisation, cela faisait belle lurette que nous produisions 3 fois de quoi nourrir la planète !!! Mais que les grands acteurs du secteur préféraient investir le surplus dans d'autres filières de production agroalimentaires(élevage, biocarburant, etc.)
Quant au principe de précaution, je rappelle que son application nous aurait évité les pertes humaines et financières regrettables dues à l'Esb !!!
Je suis contre l'industrie des poissons d'élevage car elle détruit la vie aquatique : un kg d'élevage se produit en pêchant 7 Kgs !!!
De plus, Elise Lucet dans son émission a montré et démontré la collusion des administrations censées nous protéger en mettant en évidence l'utilisation d'un produit chimique classé cancérogène par l'europe dans les fermes de saumon en Norvège !!!
Occupons nous d'abord de nourrir sainement les Affamés qui meurent !!!
Cordialement
pascal

pascal | 13 septembre 2012 à 12h04
 
 

Je dois présenter mes plus plates excuses à M. Pascal.

Il existe effectivement une Banque Alimentaire Mondiale... Dans SimPolitique, un jeu de simulation politique.

Mais je lui sais gré de ne pas m'avoir traité de fainéant, et d'incompétent, et d'infatué, et d'arrogant. Me voilà placé devant un beau dilemme pour trancher entre les différentes combinaisons. Combien de qualificatifs faut-il retenir?

Je vois que M. Pascal a précisé son commentaire.

Malheureusement, il n'existe pas plus de Fond alimentaire mondial. Et la FAO est l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Google est grand...).

Quant aux déclarations que M. Pascal décrit, elles proviennent sans nul doute de Jean Ziegler, ci-devant Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation ; un homme qui a utilisé cette prestigieuse position pour donner libre cours (se défouler...) à son obsession anticapitaliste et anti-occidentale. Il a peut-être dit ça dans le feu de l'action ; c'est un spécialiste, entre autres, de l'exagération. Selon son discours habituel, l'agriculture mondiale pourrait nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit 2 fois la population actuelle ; sauf que la population mondiale est maintenant à plus de 7 milliards.

Wackes Seppi | 13 septembre 2012 à 14h30
 
 

procès d'intention, calomnies, suppositions avantageuses(pour lui, évidemment:-) ),il n'est pas cartésien, le doute ne l'effleure pas, il est devin, à défaut d 'être honnête, non ce n'était pas m. ziegler....
et n'a toujours pas répondu : Qui Le paye de ces groupes industriels ??? Danone, Nestlé, ETC.
Adieu, je vous laisse à vos forfaitures,
Salutations

pascal | 13 septembre 2012 à 15h31
 
 

A wackes seppi :

Vous dites de Monsieur Jean ZIEGLER, auteur du livre "Destruction massive : Géopolitique de la faim", qu'il est "un spécialiste de l'exagération" et de plus vous déformez ses propos. Il a dit ceci lors d'une interwiew (sur l'alimentation) accordée du 19/12/2011 : "Le rapport annuel de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que l’agriculture mondiale pourrait aujourd’hui nourrir normalement 12 milliards d’humains [Selon les critères de l’Organisation mondiale de la santé : 2 200 calories par individu et par jour.], presque le double de l’humanité. Au seuil de ce nouveau millénaire, il n’y a plus aucune fatalité, aucun manque objectif. La planète croule sous la richesse. Un enfant qui meurt de faim est assassiné. Il n’est pas la victime d’une « loi de la nature » ! Bien sûr chacun est libre de défendre ses opinions mais s'il vous plaît, ne faites pas dire aux gens ce qu'ils n'ont pas dit afin de servir vos arguments qui sont loin d'être incontestables. Au moins nous savons qui est Monsieur Jean ZIEGLER, contrairement à vous ! Il est apparemment bien placé pour savoir de quoi il parle.

Agathe | 13 septembre 2012 à 19h29
 
 

Selon moi, c'est du gros n'importe quoi ! Comment pouvons-nous dire que c'est pour des raisons économiques alors que plus aucun Musulman ou Juif n'ira acheter du poisson d'élevage ? Cela aboutira seulement à la ruine des éleveurs de poissons !!!
Je ne parle même pas des raisons logiques : Comment peut-on faire manger de la viande à un poisson alors que ce n'est même pas dans sa nature ?

Amel | 17 février 2013 à 11h51
 
 

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