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Le groupe Pierre et Vacances suspend deux projets de Center Parcs

Aménagement  |    |  Agnès SinaïActu-Environnement.com

Suite au débat public qui s'est tenu du 20 avril au 4 septembre 2015 sur le projet de Center Parcs de Poligny, dans le Jura, le Groupe Pierre et Vacances-Center Parcs a décidé, avant de se prononcer sur la poursuite du projet, de procéder à des études complémentaires. Selon un communiqué du groupe, "ces études concerneront la voirie et l'accès au Center Parcs, les eaux naturelles, les réseaux et les retombées du projet sur le tourisme local. Pierre & Vacances-Center Parcs doit par ailleurs obtenir du nouvel exécutif de la Région Bourgogne Franche-Comté confirmation du soutien au projet et des modalités du montage économique, en complément de celui du département du Jura".

Ces études seront menées, selon leur nature, soit directement par Pierre et Vacances-Center Parcs soit sous la responsabilité du Conseil départemental du Jura ou les concessionnaires compétents. Elles porteront sur l'accès au site depuis les voies forestières et la route nationale, l'incidence des prélèvements pour l'alimentation en eau potable du site et à la recherche de solutions alternatives, le dimensionnement des ouvrages de gestion des eaux pluviales, en fonction de la pluviométrie et de la perméabilité des sols, l'identification d'un risque éventuel de pollution du fait des vidanges annuelles des eaux de piscine, le choix d'aménagement pour l'amenée des réseaux, et l'incidence sur les milieux naturels du projet de nouvelle station d'épuration.

Le débat public a montré la nécessité de mener des études complémentaires

En ce qui concerne le projet jumeau de Center Parcs au Rousset, en Saône-et-Loire, Pierre et Vacances s'engage à étudier également "l'incidence des différents tracés potentiels permettant l'accès au site depuis la route départementale, à l'approfondissement d'un éventuel risque d'impact des travaux de voirie sur la tortue Cistude d'Europe, au dimensionnement des ouvrages de gestion des eaux pluviales, en fonction de la pluviométrie et de la perméabilité des sols, à l'identification d'un risque éventuel de pollution du fait des vidanges annuelles des eaux de piscine, aux choix d'aménagement pour l'amenée des réseaux, l'incidence sur les milieux naturels du projet de nouvelle station d'épuration".

France Nature Environnement (FNE) se félicite que le promoteur reconnaisse nécessaire la réalisation d'études complémentaires. "Les études soumises au débat public en 2015 étaient donc bien insuffisantes". Le groupe Pierre et Vacances "s'est trouvé confronté à une volonté citoyenne responsable et exigeante. Car au-delà des nombreux enjeux environnementaux qui clignotent au rouge sur ces dossiers, il y a surtout une mobilisation massive pour décrier un modèle aujourd'hui obsolète, totalement dépassé". Pour Denez L'Hostis, président de FNE, "l'ensemble des projets de Pierre et Vacances sont concernés, car en contradiction avec les engagements de la France pendant la COP 21. L'exemple de Roybon en est emblématique : c'est le prochain projet à abandonner !".

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