La mise en oeuvre de l'IRENA est une excelente initiative que l'on pourait renforcer durablement en amplifiant ses travaux.
Tous les Etats de l'Union Européenne sont lourdement endettés; il est définitivement illusoire de penser qu'ils vont pouvoir, chacun de leur côté, soutenir les efforts de recherche-développement pour faire face d'une part aux dérives exponentielles des couts des énergies fossiles et à leur progressive disparition et d'autre part à l'impérieuse baisse des émissions de GES nécessaire à la survie des êtres humains sur la planète.
Face aux besoins colossaux de financements pour développer de nouveaux produits, procédés, systèmes, tout saupoudrage financier de chacun des états dans leur pré carré sera totalement inefficace et illisible.
Dans le même temps la CHINE, l'INDE, le BRESIL et, malgré tout, les USA, se sont engagés dans une marche en avant de l'INDUSTRIE VERTE ( je n'aime pas ce terme, je préfère évoquer l'INDUSTRIE du moindre CARBONE ou l'INDUSTRIE de la moindre ENERGIE ) qui déstabilisera nos vieux pays Européens fragilisés ( effets de la CRISE, vieillissement, désintérêt des jeunes pour les formations scientifiques, lassitude des peuples tels ceux de la ROME antique, etc. ).
En conséquence, faute de savoir encore mettre en place le management de l'Europe de la production d’énergies il me paraît souhaitable de créer dés les premiers travaux de l'Assemblée élue en 2009, le Commissariat Européen aux Nouvelles Energies et Matériaux.
Immédiatement après guerre, alors que tout était à reconstruire, le 18 Octobre 1945 le Général Charles de Gaulle créa le CEA, " Commissariat à l'Energie Atomique " avec à sa tête Frédéric Joliot-Curie. Trente ans après, les travaux du CEA permirent à la France de développer un programme industriel unique au monde, la construction de 58 réacteurs nucléaires fournisseurs de 83% de l'énergie électrique aujourd'hui consommée en France. Que l'on y soit favorable ou pas, les faits technologiques sont là.
Aujourd’hui, dans le prolongement de la structure IRENA, c’est à l’échelle de l’Europe, et face aux crises financières, économiques, et écologiques, qu’il faut créer un Commissariat Européen aux Nouvelles Energies et Matériaux ( CENEM ) afin de fédérer l'ensemble des potentiels européens travaillant dans ces domaines.
L’Europe peut devenir la plus grande fédération de compétences en éradication de l'émission des gaz à effet de serre, capable de déposer les brevets et de conduire l’innovation au niveau mondial.
Ce CENEM réunirait les laboratoires de recherche des grands producteurs
européens que sont EDF, GDF Suez, RWE, Enel, Iberdrola, etc, les sociétés
pétrolières, ou encore les laboratoires publics des grandes universités.
Le CENEM aurait notamment pour tâches :
- de développer l'industrialisation de nouveaux moyens de productions
énergétiques issus des énergies renouvelables à usage des bâtiments existants d'abord ( 30 millions de bâtiments énergivores en France, 180 millions en Europe... ).
- d’inventer de nouveaux matériaux de construction, isolation, vitrages,
économes en énergie grise.
- d’inventer et d’industrialiser de nouveaux moteurs et de nouveaux systèmes énergétiques non émetteurs de GES, non potentiellement générateurs de famines sur la planète comme le sont déjà les bio-éthanols et autres dérivés de plantes vivrières
- d’inventer puis d’industrialiser de nouveaux protocoles de distribution
d'énergie au sein des bâtis pour supprimer tous les transformateurs utilisés dans les millions d'appareils électriques ( TV, radio, décodeurs, téléphones portables, etc. ) et générateurs de milliards de Kwh de pertes énergétiques.
Le CENEM aurait le mérite, face aux nouveaux engagements des USA, de faire
germer l'Europe des économies d’énergies et de l’efficacité énergétique faute de savoir encore mettre en place le management de l'Europe de la production d’énergies!
Message déposé par Bernard le 24/07/2009