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Stockage d'hydrogène sous forme solide : une technologie innovante proposée par le projet Ingrid

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La société française spécialisée dans le stockage d'hydrogène solide, McPhy energy, a annoncé le 23 juillet le lancement du projet Ingrid par un consortium de 7 partenaires dans la région des Pouilles en Italie. Ce projet, d'une durée de quatre ans et d'une valeur de 23,9 millions d'euros, consiste en la construction et l'exploitation d'une installation de stockage d'énergie de 39 mégawatt-heures (MWh) raccordée au réseau électrique en Europe. La Commission européenne contribue à hauteur de 13,8 millions d'euros grâce au programme cadre pour la recherche et l'innovation européennes.

L'innovation du projet Ingrid réside dans la combinaison de trois technologies : l'électrolyse productrice de dihydrogène gazeux (volumineux), le stockage de cet hydrogène sous forme solide grâce à l'alliage d'hydrure de magnésium (MgH2) beaucoup moins volumineux et des technologies informatiques qui permettent d'optimiser l'équilibrage entre demande et approvisionnement en énergie. De plus, sont déjà installés dans la région des Pouiles 3.500 MW d'énergie solaire, éolienne et de biomasse utilisable pour l'étape initiale d'électrolyse du projet.

L'électrolyse ne représente aujourd'hui que 5 % de la production mondiale actuelle de H2, face à l'hégémonie de la technologie de "reformage du gaz naturel" (extraction du méthane porté ensuite à 600-900 °C avec de la vapeur d'eau), dont le rendement est pourtant inférieur et qui libère plus de 10 tonnes de CO2 par tonne de H2 produite.

Les membres du consortium incluent Engineering ingegneria informatica, fournisseur informatique italien privé, l'Agenzia per la tecnologia e l'innovazione, qui représente la division opérationnelle de l'autorité régionale des Pouilles pour le transfert de la technologie et l'innovation, Enel distribuzione, société majeure de distribution d'électricité en Italie, Hydrogenics, fournisseur belge de piles à combustibles, McPhy energy, qui détient une technologie de stockage de l'hydrogène solide, et les institutions de recherche italienne et espagnole Ricerca sul Sistema Energetico et Tecnalia.

Réactions5 réactions à cet article

 

24 millions d'€ pour 40 MWh ??!!! Bah çà a intérêt a marcher a ce prix là !
Ça fait combien du MWh ?

"L'électrolyse ne représente aujourd'hui que 5 % de la production mondiale actuelle de H2, face à l'hégémonie de la technologie de "reformage du gaz naturel" (extraction du méthane porté ensuite à 600-900 °C avec de la vapeur d'eau), dont le rendement est pourtant inférieur et qui libère plus de 10 tonnes de CO2 par tonne de H2 produite."

Manque de clarté dans cette phrase: "(extraction du méthane porté ensuite à 600-900 °C avec de la vapeur d'eau)"

En fait vous expliquez que l'électrolyse a un meilleur bilan carbone CO2 parce qu'il faut "fabriquer" de la vapeur a 900°C pour séparer l'hydrogène contenu dans le méthane ?
Votre formulation est tordue, et ce n'est pas ce que j'avais compris a la première lecture...

Bon sinon, moi je trouve que c'est pas mal le système de méthanation, mais le rendement est pas génial, sans même parler de bilan carbone.
GDF Suez travaille la dessus en Belgique je crois.

AtomicBoy44 | 06 août 2012 à 13h48
 
 

Euh, on parle de stockage hein.
Donc, en gros, d'une batterie de 40 MWh.
Non mais je préfère bien re-situer le truc là...

Hannicare | 06 août 2012 à 16h59
 
 

Il semble que l'objectif ici soit de stocker l'électricité sous forme de H2 avant de le reconvertir en électricité via des piles à combustible (cf le partenaire Hydrogenics). Dans ce cas pas de méthanation (qui consiste à transformer l'H2 en méthane de synthèse). Mais du coup je ne vois pas pourquoi faire référence au reformage du gaz naturel, qui sert à produire du H2 à des fins industrielles et non de production électrique (ce qui serait évidement abérant).
On pourrait toutefois utiliser l'H2 en industrie en substitution au H2 issu du gaz naturel, ce qui serait surement interessant en termes de bilan carbone, et améliorerai l'éfficacité du procédé (même ci on obtient pas d'électricité à la fin).

En ce qui concerne le bilan carbone, je pense que les émissions de CO2 du reformage de gaz naturel sont issues directement de la réaction CH4 + H20 qui produit du CO puis du CO2 par réduction.

Manu | 09 août 2012 à 10h38
 
 

Pas une information sur le rendement global. On obtient des credits d'études sans s'engager sur un point tres serieux le rendement global !
Qui verifie l'utilisation de l'argent public ? Les STEP faciles a realiser sont plus efficacesn moins cheres plus fiables et ont maintenant des fendements correct

fleurent | 11 septembre 2012 à 00h13
 
 

Bravo Mc PHY l'avenir de nos véhicules est bien sur l'hydrogène solide ainsi que le stockage d'électricité sur les lieux ou les besoins se font sentir en période hivernale

droit au but | 12 janvier 2013 à 16h11
 
 

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