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ICPE : des prescriptions pour les entrepôts utilisant des chariots à hydrogène

Risques  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

L'arrêté de la ministre de l'Ecologie relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées (ICPE) mettant en œuvre de l'hydrogène gazeux pour alimenter des chariots élévateurs ou des transpalettes est paru, avec ses annexes, au Bulletin officiel du ministère de l'Ecologie du 25 janvier 2016.

Ce texte concerne les installations relevant du régime de la déclaration au titre de la rubrique 4715 de la nomenclature. C'est-à-dire les installations pour lesquelles la quantité d'hydrogène susceptible d'être présente dans l'installation est comprise entre 100 kg et 1 tonne.

Très explosif et inflammable

"L'hydrogène présente des particularités qu'il convient de prendre en considération. Il s'agit d'un gaz inodore, incolore et non toxique, ce qui rend les fuites difficiles à déceler. Formé de molécules de petite taille, ce gaz présente en outre une faible viscosité. Il est par conséquent difficile d'assurer une étanchéité parfaite pour ce produit, ce qui nécessite une maintenance de grande qualité. Enfin, l'hydrogène est extrêmement inflammable et faiblement dense", a rappelé Laurent Levent, rapporteur du texte devant le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT), en octobre dernier.

Ces prescriptions, qui s'appliquent aux installations déclarées postérieurement au 1er janvier 2016, visent à limiter les longueurs de tuyauterie contenant de l'hydrogène, limiter les débits, assurer l'étanchéité de ces tuyauteries et prévoir des distances d'isolement ou des murs coupe-feu autour des aires de stockage et de ravitaillement, a expliqué M. Levent.

"Dans la mesure où l'hydrogène est très explosif et inflammable, quelle serait la réaction d'un chariot transportant un tel gaz en cas d'écrasement, dans le cadre d'une collision ou d'un incendie ?", a toutefois interrogé Jacky Bonnemains, président de l'association Robin des Bois, qui s'inquiétait de la possible circulation de tels chariots dans des sites Seveso.

D'où la suggestion du représentant de la CFDT, François Morisse, d'introduire une sensibilisation aux risques induits par la manipulation d'hydrogène dans la formation nécessaire à l'obtention du certificat d'aptitude à la conduite en sécurité (Caces). Une suggestion que le président du CSPRT, Jacques Vernier, a encouragé le syndicaliste à faire remonter à la direction générale du travail.

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