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Un quart des décès dans le monde sont liés à des facteurs environnementaux

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) lance un signal d'alarme sur l'impact de l'environnement sur la santé. En 2012, 12 millions de personnes sont décédées du fait d'un environnement pollué ou insalubre. Pourtant des solutions simples existent.

Infographie  |  Risques  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), "12,6 millions de personnes sont décédées en 2012 du fait d'avoir vécu ou travaillé dans un environnement insalubre", soit près d'un quart des décès dans le monde. La pollution de l'air, de l'eau, des sols, l'exposition aux substances chimiques, le changement climatique ou encore le rayonnement ultraviolet contribueraient ainsi à la survenue de plus de 100 maladies ou traumatismes (accidents vasculaires cérébraux, cardiopathies, cancers et affections respiratoires chroniques), souligne la deuxième édition du rapport Prévenir la maladie grâce à un environnement sain*, publié le 15 mars.

"Il faut investir d'urgence dans des stratégies destinées à réduire les risques environnementaux dans nos villes, nos logements et nos lieux de travail, déclare le Dr Maria Neira, directeur du département Santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé de l'OMS. Ces investissements peuvent freiner considérablement l'augmentation de la charge des affections cardiovasculaires et respiratoires, des traumatismes et des cancers au niveau mondial et entraîner une baisse immédiate des dépenses de santé". L'utilisation de technologies et de carburants propres, un meilleur accès à l'eau potable et à l'assainissement, l'amélioration de la circulation en ville et de l'urbanisme, la construction de logements économes en énergie ou encore la réduction du tabagisme passif font partie des mesures préconisées.

L'OMS illustre ses propos par des exemples de politiques qui ont fait leur preuve, comme à Curitiba, au Brésil. Cette ville a fait "de lourds investissements" pour améliorer les bidonvilles, le recyclage des déchets et mettre en place un système de bus rapide, autour duquel sont aménagés des espaces verts et des allées piétonnières. "Bien que la population ait été multipliée par cinq au cours des 50 dernières années, les niveaux de pollution de l'air y sont comparativement plus faibles que dans d'autres villes dont la croissance est rapide, et l'espérance de vie y est supérieure de deux ans à la moyenne nationale", note l'OMS.

Réactions1 réaction à cet article

 

Bonjour
Cet important rapport devrait fournir un outil fort pour plaider en faveur des actions de santé environnement.
Bien utilisés, les chiffres qu'il rapporte serviront aux experts de santé environnement, notamment ceux des pays en voie de développement comme le Maroc, serviront pour convaincre les politiques de prendre compte des aspects sanitaires dans les projets de développements dans le respect du principe de développement durable.
Cependant, l'OMS devrait :
1- fournir l'intervalle de confiance sur les estimations calculées
2- rappeler qu'il appartient aux pays d'entreprendre des études locales pour évaluer avec le plus de précision possible, les charges de morbidités et de mortalités imputables à l'environnement.

WAHABI Rachid, Rabat-Maroc

WR | 20 mars 2016 à 19h41
 
 

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